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Comment écrire au président de la République
et ne recevoir aucune réponse
– et autres guitares
, 1


 

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• 1er janvier 2015
On peut écrire au président de la République sur cette page :

http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique

C’est d’ailleurs ce que j’ai fait. A ce jour, ce sont cinq courriels que j’ai envoyés au président de la République François Hollande, essentiellement pour signaler des coquilles, certaines stupéfiantes, épouvantables, sur le site de l’Elysée, site de François Hollande et de tous les Français.
A ce jour 1er janvier 2015 [mise à jour : idem à ce jour 12 février 2016], aucun des problèmes que j’ai signalés en mars et en avril 2014 n’a été, à ma connaissance, réglé et à aucun courriel il n’a été donné de réponse.
Pour les problèmes que j’ai signalés en janvier 2015, nous verrons, et nous laisserons, comme Dieu disait le sixième jour, du temps au temps.

 

Premier courriel. – Le 12 mars 2014

[Ce premier courriel, dont je n’ai plus la copie, faisait essentiellement écho à cet article :

http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2014/03/11/modeste-proposition-12779.html

Ledit article mettait au jour de monstrueuses coquilles trouvées sur cette page du site de l’Elysée :

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-la-rencontre-avec-100-jeunes-en-emplois-d-avenir/

Citons, entre autres, « pleins de métiers et pleins de situations », « accord spécifiques », « quelques soient les dispositifs », « il n’y peut pas y avoir », « pour que les ces derniers prennent un jeune » et, la meilleure peut-être, « pour que ensuite les décisions soient prisent ».
Je finissais en rappelant cette affaire du quinquennat précédent :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-hommage-truffe-de-fautes-de-l-elysee-a-danielle-mitterrand_1053746.html

et proposais mes services de correcteur – au chômage à l’époque, comme aujourd’hui d’ailleurs.

(Courriel signé et accompagné de mon adresse électronique pour la réponse.)]

 

Deuxième courriel. – Le 19 avril 2014

Monsieur le président de la République, bonjour,
J’ai été un peu surpris que plus d’un mois après mon courriel (12 mars) appelant votre attention sur les très graves coquilles qui affectaient la qualité du texte de la page

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-la-rencontre-avec-100-jeunes-en-emplois-d-avenir/

rien n’ait été réglé. Je dois également vous informer que, sur l’ensemble du site elysee.fr, les coquilles sont fréquentes (et les fautes de ponctuation sont légion, presque à chaque ligne).
Permettez-moi de vous en signaler encore quelques-unes dans les pages les plus récentes [du site elysee.fr].

1. – Allocution à l’occasion du 50ème anniversaire de la création de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale
Abstraction faite des nombreuses fautes de ponctuation, je mentionnerai :

    ... 50ème anniversaire [correction : 50e]
    ... tous les directeurs qui se sont succédés [correction : succédé]
    ... n’apparaitront que dans dix ou vingt ans [correction : apparaîtront]    
    ... vous devez être un exemple pour d’autres à monter que... [correction : montrer (?)]
    Il n’y a rien ici qui doivent être suspect [correction : doive]
    ... quelles vont être les secteurs qui... [correction : quels]
    Nous avons à faire des choix et a affecter des moyens [correction : à affecter]

Adresse :
http://www.elysee.fr/declarations/article/allocution-a-l-occasion-du-50eme-anniversaire-de-la-creation-de-l-institut-national-de-la-sante-et-de-la-recherche-medicale-inserm/

2. – Document PDF de la déclaration de Manuel Valls à l’issue du Conseil des ministres du 16 avril 2014
    Pole
Emploi [correction : Pôle Emploi]
    1,3 milliards [correction : 1,3 milliard]
    0,8 milliards [correction : 0,8 milliard]
    1,2 milliards [correction : 1,2 milliard]

Adresse :
http://www.elysee.fr/declarations/article/declaration-de-manuel-valls-premier-ministre-a-l-issue-du-conseil-des-ministres-du-16-avril-201/

3. – Document PDF de la déclaration conjointe du président de la République française, François Hollande et du président des États-Unis mexicains, Enrique Peña Nieto
Abstraction faite des fautes de ponctuation (dont une dans le titre ci-dessus : il faut en effet une virgule après « Hollande »), à signaler :

    Ils se sont accordé pour faire étudier [correction : accordés]
    ... accords facilitant les échanges tels l’accord relatif à... [correction : tel]
    ... la IVème Réunion [correction : IVe]
    ... la XIIIème Réunion [correction : XIIIe]
    ... des états et des municipalités [correction : Etats]
    Les chefs d’œuvre [correction : chefs-d’œuvre]

Adresse :
http://www.elysee.fr/declarations/article/declaration-conjointe-du-president-de-la-republique-francaise-francois-hollande-et-du-president-des-etats-unis-mexicains-enrique-pena-nieto/

4. – Discours en hommage à Dominique Baudis
    Il avait adhéré aux les jeunes Démocrates [correction : aux jeunes Démocrates]
    ... avaient entrainé [correction : entraîné]

Adresse :
http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-l-hommage-a-dominique-baudis/

5. – Allocution lors de la conférence de presse conjointe à Mexico
    ... une résonnance mondiale [correction : résonance]

Adresse :
http://www.elysee.fr/declarations/article/allocution-lors-de-la-conference-de-presse-conjointe-a-mexico/

6. – Cérémonie officielle d’accueil au Champ de Mars à Mexico
    Pendant 50 ans [correction : cinquante], les Présidents du Mexique, les Président français ont agi ensemble [correction : les Présidents]

Adresse :
http://www.elysee.fr/declarations/article/ceremonie-officielle-d-accueil-au-champ-de-mars-a-mexico/

Je pense qu’il est inutile de souligner que le site de l’Elysée est une des vitrines de la France, qu’il est aussi une vitrine de ses élites à travers leurs déclarations, leurs écrits, les comptes rendus de leurs activités… Si l’Etat n’a même plus le souci de respecter sa langue, s’il néglige ou méprise de rectifier des fautes aussi graves que, entre autres, « pour que ensuite les décisions soient prisent », si donc la bonne langue se perd même au plus haut niveau de l’Etat, si elle est négligée ou méprisée à son sommet, comment s’étonner qu’elle se perde aussi dans nos écoles, dans la « France d’en bas » ?
J’ajouterai que, si la France, pivot de la francophonie, pierre de touche de la bonne langue, berceau du français, conservatoire de ses traditions orthographiques, syntaxiques et stylistiques, maltraite ainsi sa propre langue, l’avenir de la francophonie (« vecteur de rayonnement et d’influence » si j’en crois le site diplomatie.gouv.fr) ne peut être que sombre, et son rayonnement quelque peu enténébré.
Espérant quelque réponse et vous priant, monsieur le président de la République française, de recevoir mes salutations citoyennes,

[Courriel signé et accompagné de mon adresse électronique pour la réponse.]

 

Troisième courriel. – Le 1er janvier 2015

Monsieur le président de la République, bonjour,
Après les coquilles du compte Twitter de l’Elysée (« L’accompagnement des personnes âgées seront améliorées »)* relevées ce 1er janvier 2015 par des internautes, permettez-moi de vous signaler ces quelques fautes dans le texte de notre Marseillaise sur le site de l’Elysée.

Adresse :
http://www.elysee.fr/la-presidence/la-marseillaise-de-rouget-de-lisle/

    Tremblez, tyrans et vous perfides
    L’opprobre de tous les partis, 
    Tremblez ! vos projets parricides 
    Vont enfin recevoir leurs [correction : leur] prix ! (bis) 
    Tout est soldat pour vous combattre, 
    S’ils tombent, nos jeunes héros,
    La terre en produit de nouveaux, 
    Contre vous tout prets [correction : prêts] à se battre !

Sur le site de l’Assemblée nationale, à la page « Les paroles de la Marseillaise », ce n’est pas beaucoup mieux :

    S’ils tombent, nos jeunes héros,
    La terre en produira de nouveaux
    Contre vous tout prêt [correction : prêts] à se battre.

Adresse :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/evenements/rouget-de-lisle/marseillaise-paroles.asp

De très nombreuses autres coquilles émaillent le site de l’Elysée, je vous en ai signalé quelques-unes en mars et en avril 2014.
En espérant que les choses s’amélioreront cette année par rapport à 2014, je vous souhaite, monsieur le président de la République, une bonne année,

* https://twitter.com/Elysee/status/550368394525278208 [2 janvier 2014 : le tweet a disparu ; un bon point pour cette réactivité inhabituelle. Ici copie d’écran du tweet le 1er janvier, avant sa suppression.]

[Courriel signé et accompagné de mon adresse électronique pour la réponse.]

 

Quatrième courriel. – Encore le 1er janvier 2015

Suite de mon courriel précédent.
J’ai oublié de signaler une autre faute dans un des textes cités, la virgule manquante de la fin de la première ligne :

    Tremblez, tyrans et vous perfides [correction : perfides,]
    L’opprobre de tous les partis... 

En revanche, sur

http://www.assemblee-nationale.fr/12/evenements/rouget-de-lisle/marseillaise-paroles.asp

il y a une virgule de trop (la deuxième) !

    Tremblez, tyrans et vous, perfides, [correction : et vous perfides,]

[Courriel signé et accompagné de mon adresse électronique pour la réponse.]

 

Cinquième courriel. – De nouveau le 1er janvier 2015

Dernières remarques sur la Marseillaise de la page

http://www.elysee.fr/la-presidence/la-marseillaise-de-rouget-de-lisle/

du site de l’Elysée.

La présentation typographique très négligée des paroles de notre monument national la Marseillaise sans renvoi à la ligne dans plusieurs strophes est une offense à l’hymne et une offense à la bonne lecture sur Macintosh comme sur Windows et également sur une page imprimée.
On lit donc ce qui suit d’une traite comme on boirait une purge :

    Tremblez, tyrans et vous perfides L’opprobre de tous les partis, Tremblez ! vos projets parricides Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis) Tout est soldat pour vous combattre, S’ils tombent, nos jeunes héros,
    La terre en produit de nouveaux, Contre vous tout prets à se battre !

Au lieu de ceci, c’est-à-dire avec un renvoi à la ligne après chaque fin de vers et une bonne correction des fautes d’orthographe et de ponctuation :

    Tremblez, tyrans et vous perfides,
    L’opprobre de tous les partis,
    Tremblez ! vos projets parricides
    Vont enfin recevoir leur prix ! (bis)
    Tout est soldat pour vous combattre,
    S’ils tombent, nos jeunes héros,
    La terre en produit de nouveaux,
    Contre vous tout prêts à se battre !

Enfin, peut-être serait-il bon d’uniformiser la ponctuation de notre hymne national : soit on écrit « Tremblez, tyrans et vous perfides » et « Tremblez, vos projets parricides » (avec des virgules), soit on écrit « Tremblez ! tyrans et vous perfides » et « Tremblez ! vos projets parricides » (avec des points d’exclamation).

[Courriel signé et accompagné de mon adresse électronique pour la réponse.]

 

 

• Les textes qui suivent ne sont pas des courriels

• 2 janvier 2015
Leçon 1. – « Oui, je viens dans son temple adorer l’Eternel »*

Les coquilles que j’ai signalées dans mes courriels du 1er janvier sont les principales – mais la coquille la plus comique reste, selon moi, « il n’y a rien ici qui doivent être suspect » ; justement parce que, ici, tout est suspect.
En voici d’autres sur la même page de l’Elysée :

    ... la Marseillaise s’est imposée [correction : la Marseillaise (en italique et non en romain)]
    ... origines de l’oeuvre [correction : œuvre]
    ... l' "Hymne des Marseillais" [correction : l’« Hymne des Marseillais » (avec des guillemets français et sans espace entre l’apostrophe et les guillemets ouvrants**)]
    La IIIème République [correction : IIIe]***
    ... XIXème siècle [correction : XIXe]***
    ... les constitutions de 1946 et de 1958 [correction : Constitutions]
    ... Claude Joseph Rouget de Lisle [Claude Joseph ou Claude-Joseph ? (V. ci-dessous)]
    ... Claude-Joseph Rouget de Lisle [Claude-Joseph ou Claude Joseph ? (V. ci-dessus)]
    ... chantant la marseillaise [correction : la Marseillaise (là c’est carrément le bâclage : ni italique ni capitale !)]

La ponctuation est anarchique, comme sur toutes les pages du site que j’ai lues (je dirai que tout est à refaire dans ce domaine).
Citons deux exemples :

    Il n’existe pas de version unique de la Marseillaise qui, dès le début, a été mise en musique sous diverses formes, avec ou sans chant.

La phrase ci-dessus, sans virgule avant « qui », ne veut rien dire, et c’est un janotisme. Il eût fallu écrire « Il n’existe pas de version unique de la Marseillaise, qui, dès le début, a été mise en musique sous diverses formes, avec ou sans chant ».

    ... un officier français en poste à Strasbourg, Rouget de Lisle compose...

Cette phrase n’a pas de sens non plus, même s’il est devinable – parce qu’on est intelligent –, et la ponctuation est fautive : il faut une virgule après « Lisle ».

Enfin je lis que « la IIIème République (1879) en a fait [de la Marseillaise] un hymne national et, en 1887, une "version officielle" est adoptée par le ministère de la guerre après avis d’une commission », alors je dis : qu’on la mette en ligne, qu’on y voie clair !

–––––
* Quand j’accède à un site de prestige comme celui de l’Elysée, je dis intérieurement ces mots que dit Abner dans Athalie à la scène 1 de l’acte I : « Oui, je viens dans son temple adorer l’Eternel » ; je ne peux m’en empêcher.
** C’est très logiquement, à cause de l’espace en trop, que le logiciel audio pour malentendant installé sur le site elysee.fr lit « l' "Hymne » [el imne] et non [limne].
*** En bonne typographie, les « e » de IIIe, XIXe, 50e, etc., sont supérieurs, et le « er » de 1er également est supérieur, c’est-à-dire au-dessus de la ligne de base, à peu près à la même hauteur qu’un astérisque.

 

A venir très prochainement un véritable scoupe sur la Marseillaise, quelque chose qui n’a jamais été remarqué et qui devrait plaire aux amateurs de la langue française et aux gens curieux de détails. Il me faut seulement le temps de le rédiger.

 

Leçon 2. – Parlez-vous l’académicien ?

Pourquoi François Hollande ou un membre de son secrétariat ne m’a-t-il jamais répondu, me demandé-je ? 
Je suis pourtant plus raffiné* qu’un académicien, je parle meilleur qu’un académicien récemment élu par treize voix contre dix (et pistonné, avalisé, cautionné par un autre académicien, Jean d’Ormesson, une référence sérieuse en matière de maintien, je crois), et qui déclare, selon bibliobs.nouvelobs.com ce 2 janvier 2015 : « Depuis cinquante ans, on nous emmerde avec l’identité » !
Bon sang ! à peine il arrive, il dit des gros mots, le Haïtien ! Il dit qu’on l’« emmerde », Dany Laferrière, car c’est lui le récent élu parmi les Immortels dont je parle. Y a plus de politesse, de bonnes manières, de décence, de délicatesse, de notion de niveau de langue ou quoi ? même dans la France d’en haut des Coupolards** ?
Pour ma part, aucun mot déshonnête dans mes courriels, peut-être un peu de familiarité et aucun courtisan plongeon, mais notre président, socialiste, n’est-il pas proche des petits ?
J’ai l’impression que le Château nous snobe.

P.-S. Voir aussi Jean d’Ormesson à propos de la réforme de l’orthographe : « Je m’en fous complètement. »

–––––
* Exemple de raffinement : dans mes courriels et tout au long de cette page, je dis « coquille » et non pas « faute ».
** Attention, je n’ai pas dit « copulards » ; je serais tombé dans ce déshonnête que je blâme.

 

 

• 3 janvier 2015
Leçon 3. – Ils ont joué à Twitter

2 janvier 2015, compte de l’Elysée :

     Le président @fhollande s’est entretenu avec @N_Hulot, envoyé spécial pour la protection de la planète.

C’est qui fhollande et Nhulot ?
Le charabia Twitter. Quelle bouillie ! Abus de mots clés de couleur et plus ou moins mystérieux, qui rend les textes illisibles.
Ne pourrait-on pas écrire « François Hollande » et « Nicolas Hulot », sans renvoyer sempiternellement à leurs comptes ?

1er janvier 2015, compte de François Hollande :

    Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour 2015, une année d’audace, d’action et de solidarité.

« Je vous souhaite mes meilleurs vœux », autrement dit « Je vous souhaite mes meilleurs souhaits ». Classe !
Copie ici.
On « forme » des vœux, on « fait », on « exprime » des vœux...
N. B. Au fait, « meilleurs vœux » de quoi ? D’audace, d’action, de solidarité ? Aucun vœu de santé ni de bonheur en tout cas.
Il aurait pu tout dire ainsi, par exemple : « J’adresse aux Français mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour 2015, qui devra être une année d’audace, d’action et de solidarité » ou « [...] ; qu’ils comptent sur moi pour que 2015 soit une une année d’audace, d’action et de solidarité ».

31 décembre 2014, compte de l’Elysée :
La manie des patronymes tout en capitales, comme chez les notaires ou chez les syndics. Très décalé dans ce contexte, qui exige de la retenue, de la discrétion et rejette tout ce qui peut s’apparenter au tapage :

En revanche, « conseil national de la résistance », qui devrait avoir au moins une capitale (« Conseil »), n’en a pas.
Un autre exemple de capitalomanie, sur le site elysee.fr :

    Discours à l’occasion de la réouverture du Musée national Pablo PICASSO.

http://www.elysee.fr/videos/discours-a-l-039-occasion-de-la-reouverture-du-musee-national-pablo-picasso/

Capitalomanie de l’initiale pour les noms de mois sur le site elysee.fr : par exemple, ce 4 janvier 2015, on trouve sur la page d’accueil 10 occurrences de « Décembre » au lieu de « décembre » et 13 occurrences de « Janvier » au lieu de « janvier ». Comme chez nos « amis » anglophones.

 

Leçon 4. – Hollande fait du Ribéry, un des meilleurs joueurs d’Europe selon Wikipedia

Extraits du discours* de François Hollande à l’occasion de la réouverture du musée national Pablo-Picasso le 25 octobre 2014.

Le message que par ses œuvres Picasso nous envoie est selon François Hollande le suivant (en gras, le ou les passages intéressants) :

    Le monde nous concerne tous. La beauté nous appartient. La beauté de la nature que nous voyons mais aussi la beauté que nous sommes capable de créer.

RMQ. « Que nous sommes capable » = « Que nous sommes capables ».

Une vision de la liberté selon François Hollande (en gras, le ou les passages intéressants) :

    Picasso était un peintre de la liberté. Liberté de créer, il l’a montré mais aussi liberté de choisir pour celles et ceux qui ont une période préférée, qui ont une époque qui leur rappelle certaines tragédies ou d’émotions. Chacun a son Picasso.

RMQ. « Qui leur rappelle certaines tragédies ou d’émotions » = « qui leur rappelle certaines tragédies ou certaines émotions ».

Les bienfaits du musée Pablo-Picasso (en gras, le ou les passages intéressants) :

    Tout est beau ici, les œuvres qui sont présentées mais également le lieu tel qu’il est rénové et la manière dont les tableaux sont accrochés. Tout est fluide, tout est intelligent. Rentrer dans ce musée, c’est déjà être plus intelligent quand on en sort. Voilà qui, pour nous tous, est quand même une garantie.

RMQ. « Rentrer dans ce musée, c’est déjà être plus intelligent quand on en sort. Voilà qui, pour nous tous, est quand même une garantie » = « Entrer dans ce musée, c’est la garantie pour nous d’être plus intelligents quand on en sortira ».

Transcription par mes soins de la version audio de la citation ci-dessus ; elle est légèrement différente, et peut-être moins bonne littérairement :

http://www.elysee.fr/videos/discours-a-l-039-occasion-de-la-reouverture-du-musee-national-pablo-picasso/

A 3 min 40 : « Tout est beau ici, les œuvres qui sont présentées mais également le lieu tel qu’il est rénové et la manière avec laquelle [version texte : la manière dont] les tableaux sont accrochés. Tout est fluide, tout est intelligent. Rentrer dans ce musée, c’est déjà être plus intelligent quand on en sort. Voilà ce qui [version texte : Voilà qui], pour nous tous, est quand même une garantie. » Donc rectification dans l’écrit, qui n’est pas identique à l’audio (v. le paragraphe 6 ci-dessous, où, en revanche, l’écrit ne corrige pas le lapsus de l’audio).

Anecdote historique (en gras, le ou les passages intéressants) :

    A ce moment-là, l’Etat avait consacré des sommes importantes, mais comme souvent après les alternances, chaque président s’est disputé de savoir qui en avait fait le plus.

RMQ. Pour plus de clarté, ajouter une virgule après « mais ».

–––––
* Version intégrale :
http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-a-l-occasion-de-la-reouverture-du-musee-national-pablo-picasso/

 

Leçon 5. – Notre président se sous-estime

Je reviens brièvement sur cette allocution de François Hollande donnée à l’occasion de la réouverture du musée national Pablo-Picasso le 25 octobre 2014 :

    Tout est beau ici, les œuvres qui sont présentées mais également le lieu tel qu’il est rénové et la manière dont les tableaux sont accrochés. Tout est fluide, tout est intelligent. Rentrer dans ce musée, c’est déjà être plus intelligent quand on en sort. Voilà qui, pour nous tous, est quand même une garantie.

A mon avis, le président se sous-estime.
Quant à nous auditeurs de l’allocution ou lecteurs de sa transcription, serions-nous invités à devenir plus intelligents après avoir pris connaissance de l’agencement du musée, simplement de l’agencement, de l’organisation de l’espace ? Singulier.
Peut-être pas forcément sympa pour nous, même s’il n’y a aucun doute que les intentions sont bonnes.

 

• 12 janvier 2015
Leçon 6. – « Allocution à la suite de l’attentat au siège de Charlie Hebdo »* de François Hollande

    Charlie Hebdo

[Correction : Charlie Hebdo (en italique)]

    Publié le 07 Janvier 2015

[Correction : le 7 janvier 2015]

    Aujourd’hui, c’est la République toute entière qui a été agressée.

[Correction : tout entière]

    Rien ne pourra nous faire fléchir de la détermination qui est la nôtre.

[Pas de rectification dans l’écrit, qui est identique à l’audio. Correction : Rien ne pourra faire fléchir la détermination qui est la nôtre.]

    Avec le Premier ministre, j’ai encore renforcé tous les moyens pour protéger nos lieux publics et faire en sorte que nous puissions vivre tranquillement sans à aucun moment pouvoir être dans l’objet d’une menace ou d’un risque.

[Pas de rectification dans l’écrit, qui est identique à l’audio. Correction : ... vivre tranquillement, à l’abri de toute menace et de tout risque.
Noter aussi que « nous puissions vivre [...] sans [...] pouvoir » est un peu lourd.]

    La France a fait face, parce que quand elle surmonte une épreuve, c’est une tragédie pour la Nation et c’est une obligation pour nous, d’y faire face.

[Gros lapsus. Voici un peu mieux : « quand elle affronte une épreuve, c’est une tragédie », car surmonter une épreuve n’est pas une tragédie, mais un bien, et l’Etat n’a pas à faire face à un bien, il n’a, éventuellement, qu’à le célébrer joyeusement.
Malgré cette rectification, la phrase reste très imparfaite et devrait être complètement remaniée. En effet :
– primo, parce que « quand elle affronte une épreuve, c’est une tragédie » équivaut à peu près à « quand elle affronte une épreuve, c’est une grosse épreuve » (il y a donc une contradiction ; on dirait que l’auteur n’a pas osé écrire « quand elle affronte une épreuve, c’est éprouvant » ou « quand elle affronte une tragédie, c’est tragique » voire « quand elle affronte une tragédie, c’est une tragédie » ; manque d’inspiration, dirait-on) ;
– secundo, parce que « la France a fait face, parce que quand elle affronte une épreuve, c’est une tragédie pour la Nation » équivaut à peu près à « la France a fait face, parce que quand la France affronte une épreuve, c’est une tragédie pour la France ». Pas clair, pas simple ! Un peu comme « la Nation a fait face, parce que quand la Nation affronte une épreuve, c’est une tragédie pour la Nation ».
Enfin, que signifie ce « nous », équivoque (« c’est une obligation pour nous ») ? le président ? les Français ?
Je proposerai cette traduction : « Quand des citoyens français affrontent une tragédie, c’est la tragédie de tous les Français, dont celle des gouvernants, qui y font face pour y remédier ; c’est leur obligation. »]

    La France a fait face, parce que quand elle surmonte une épreuve, c’est une tragédie pour la Nation et c’est une obligation pour nous, d’y faire face.

[Problèmes de ponctuation. Il faut une virgule après « parce que » et, surtout, il faut supprimer la virgule après « pour nous ». Deux exemples, parmi bien d’autres, de ponctuation fautive ; voir aussi mon paragraphe 1 du 2-1-2015, où je la qualifie d’anarchique.]

–––––
* Version intégrale :
http://www.elysee.fr/declarations/article/allocution-a-la-suite-de-l-attentat-au-siege-de-charlie-hebdo/

 

• 13 janvier 2015
Leçon 7. – Je ferais un nègre acceptable

François Hollande, j’ai eu comme revenus pour l’année 2014 environ 500 euros (soit 41,66 euros par mois) ; sans allocation quelconque ni retraite, ma situation pour 2015 ne s’annonce pas meilleure.
Pensez à moi pour un emploi de relecteur ou de nègre.

 

Leçon 8. – Tweet de François Hollande du 7 janvier

    Nous sommes un pays unis qui saura réagir et faire bloc.

[Correction : uni]

 

Leçon 9. – « Hommage national aux trois policiers morts en service », vidéo* du 13-1-2015

A signaler entre autres, à 11 min 48 s :

    Il effectuait l’une de ses dernières patrouilles comme gardien de la paix, elle fut en effet la dernière.

[Contradiction]

Et à 26 min 44 s :

    Si la France est debout aujourd’hui, c’est parce que les policiers sont tombés.

RMQ 1. On entend « les », et pas « des » ni « ces ».
RMQ 2. Je dirai : tentative de style noble.
RMQ 3. Selon le Figaro, « Le chef de l’Etat a écrit lui-même son discours, dans la nuit de lundi à mardi ».

–––––
* http://www.elysee.fr/videos/hommage-national-aux-trois-policiers-morts-en-service/

 

Leçon 10. – « Le chef de l’Etat a écrit lui-même son discours [du 13-1-2015], dans la nuit de lundi à mardi », le Figaro

« Le chef de l’Etat a écrit lui-même son discours » : ah, bon ! parce que d’habitude ce n’est pas lui François Hollande qui les écrit, ses discours, mais c’est un certain Pierre-Yves Bocquet*, nègre ou plume de François Hollande, Pierre-Yves Bocquet, donc, spécialiste de gangsta rap* connu aussi sous le nom de Pierre Evil (traduisons « Pierre le Mal » ou « Pierre le Diable »), qui les écrit contre rémunération (assez enviable, j’imagine) ?
Donc ce n’est pas sincère ce qu’il dit ordinairement, François Hollande président des bisous ? ça ne vient pas de son petit cœur, mais de la plume et de l’imagination d’un autre, d’un professionnel de l’écriture journalistique payé pour se mettre à sa place ?
Donc presque tout est faux et tout n’est qu’apparence, hologramme ?
Je le dis, ce cirque fait plus peur qu’il ne fait rire.

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* http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Yves_Bocquet

 

• 14 janvier 2015
Leçon 11. – « Les plumes du président » selon Lepoint.fr du 13-1-2015

« Jusqu’au mois dernier, c’était [la] directrice de cabinet [de François Hollande] et amie proche Sylvie Hubac qui écrivait pour le chef de l’État une partie de ses allocutions. [Elle] a été remplacée par Thierry Lataste*. Enarque lui aussi, normalien, il a passé presque toute sa carrière dans la préfectorale. »

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* http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Lataste

 

Leçon 12. – « Hommage national aux trois policiers morts en service » de François Hollande, texte*

Nombreuses coquilles, fautes de ponctuation, maladresses de style... Citons, très rapidement, entre autres...

… pour l’orthographe

C’est donc en martyr qu’est tombée Clarissa JEAN-PHILIPPE [Clarissa Jean-Philippe est une femme, donc « martyre »]

Il effectuait l’une de ces dernières patrouilles comme gardien de la paix.

le sens-même de leur vie

au moment-même

XIème arrondissement

Seine Saint-Denis

Ce métier requiert un sang froid, une psychologie...

Des relations d’amitiés s’étaient nouées au fil des mois entre ces deux hommes.

une épreuve comme celle là

… pour le style, l’expression

Force est donc restée à la loi grâce aux forces de l’ordre et à ceux qui l’ont dirigée, policiers et gendarmes qui sont montés à l’assaut.

Et si la France est debout aujourd’hui c’est parce que les policiers sont tombés.

Elle a adressé sa solidarité à l’égard de toutes les victimes du terrorisme.

Le second principe, c’est d’agir avec sang-froid, en sérénité.

Ils ont été élevés au rang de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur.

Le peuple de France a donné la plus magnifique réponse qui soit face à l’épreuve qui l’a frappée [Faute de style ou faute d’orthographe ? Qui a frappé qui ? la France (féminin) ? ou le peuple (nom masculin) ? Plutôt le peuple]

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* http://www.elysee.fr/declarations/article/hommage-national-aux-trois-policiers-morts-en-service-3/

 

Leçon 13. – François Hollande : « Elle m’a dit : notre fils a donné son organe »*

Un jeune est mort. J’ai eu ses parents pendant que j’étais ici, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Je voulais témoigner notre solidarité, celle de toute la Nation, à ses parents, à cette famille. Elle est durement éprouvée et elle m’a dit une chose que je veux ici vous révéler. Elle m’a dit : notre fils a donné son organe, il l’avait prévu, nous le voulions. Il a donné sa vie, et on lui a pris sa vie…

Quel organe ?
Mieux : « il a donné ses organes » ou, éventuellement « il a donné un de ses organes ».
Je ne suis pas le premier à s’étonner** :

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* Extrait de l’allocution à Saint-Pierre-et-Miquelon publiée le 23 décembre 2014 ; version intégrale :
http://www.elysee.fr/declarations/article/allocution-a-saint-pierre-et-miquelon-2/
** Une lectrice me reproche mon « je ne suis pas le premier à s’étonner », qui signifie « je ne suis pas la première personne qui s’étonne » ; il me paraît plus logique que « je ne suis pas le premier à m’étonner », qui m’ét
ait d’abord venu sous la plume.

 

• 16 janvier 2015
Leçon 14. – « Vœux aux forces armées »* de François Hollande, publié le 14 janvier 2015

Coquilles parmi d’autres

– accents circonflexes manquants : quartiers-maitres, connait, aurait du, entrainés, connaitre
Lybie [correction : Libye], Ndjamena [correction : N’Djamena (deux fautes dans le mot)], Nigéria [correction : Nigeria (deux fois)], aves [correction : avec], Ca vaut [correction : Ça vaut]

Maladresses d’expression parmi d’autres

L’Armée fait partie de ces institutions et l’Armée est au service de la République. Elle participe donc de l’unité nationale.
[Correction : Elle participe donc à...]

Si nous arrivons à lutter contre le terrorisme en Irak comme nous l’avons fait d’ailleurs en Afrique, c’est aussi pour assurer notre propre sécurité.
[Correction : Si nous luttons contre le terrorisme...]

Ce n’est pas simplement qu’un chiffre
[Correction : Ce n’est pas simplement un chiffre]

Mais je n’oublie pas aussi
[Correction : je n’oublie pas non plus]

François Hollande s’adresse aux militaires :
J’ai voulu que […] vous vous soyez convaincus que nous vous faisons confiance pour permettre d’être protégés et d’intervenir là où vous êtes appelés.
[Embrouillé. Le sens : « J’ai voulu que (...) vous soyez convaincus que nous vous faisons confiance pour nous protéger et pour que vous interveniez là où nous le demandons. »]

... mais la France ne peut pas et ne veut pas d’abord participer à une action qui n’aurait pas la caution des Nations Unies.
[Correction probable : ... mais la France ne peut pas et, d’abord, ne veut pas participer...]

Je sais que depuis plusieurs années et malgré l’effort budgétaire qui est consacré, il y a des réformes qui vous sont demandées et qui parfois nécessitent bien des ajustements, bien des modifications, bien des changements d’habitudes. Mais ça ne vaut pas que pour les armées, ça vaut partout dans la société ; mais pour les armées c’est vrai que cela crée aussi une sensibilité particulière.
[Plus d’une remarque serait à faire sur ces deux dernières phrases, sur le fond et sur la forme, mais je ne ferai de commentaire que sur la dernière partie, en gras, et je dirai : langue de bois]

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* Version intégrale en PDF :
http://www.elysee.fr/assets/pdf/v-ux-aux-forces-armees.pdf

 

• 16 janvier 2015
Leçon 15. – Allocution de François Hollande lors de l’ouverture du forum Renouveaux du monde arabe à l’Institut du monde arabe du jeudi 15 janvier 2015*

Pour faire bref.

    Les Européens savent bien que si ces conflits durent, ce sont des milliers pour ne pas dire des millions de réfugiés qui vont venir jusqu’ici en Europe pour être protégés ; c’est le désordre économique qui va affecter la croissance et pour longtemps ; c’est également un risque pour la sécurité. Nos sorts sont donc scellés.

[Faux sens. Correction : Nos sorts sont donc liés]

    La France proposera à ses partenaires européens de nouvelles orientations pour la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, celle que les Arabes appellent très justement, la mer du milieu.

[Noter que les Français, qui ne sont pas bêtes non plus, « appellent très justement » la mer Méditerranée la mer « qui est au milieu des terres », du latin medius et terra. Noter aussi la virgule fautive après « justement »]

    Il y a toujours une responsabilité des créateurs, des intellectuels, ceux qui se prétendent en avance sur les autres, de montrer la voie, de définir des orientations. C’est ce que j’attends de vous.

[Maladroit et pas très gentil pour les destinataires de l’allocution, dont il est dit ici qu’ils « se prétendent », mot péjoratif. Correction : ... des intellectuels, qui souvent sont en avance sur les autres]

    Prendre des initiatives, favoriser la sécurité et la paix, faire que nos liens avec le monde arabe puissent être autant d’atouts, pour que les peuples puissent avoir le sentiment, la conviction qu’ils ne sont pas laissés à eux-mêmes et qu’ils appartiennent à un monde solidaire, à ce qu’on appelle la seule communauté qui vaille, la communauté internationale. Merci.

[Une belle chute et et une belle pique contre le communautarisme gâchées par un cafouillage. Correction : ... ce qu’on appelle la communauté internationale, qui est la seule communauté qui vaille]

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* Version intégrale en PDF :
http://www.elysee.fr/assets/pdf/allocution-lors-de-l-ouverture-du-forum-renouveaux-du-monde-arabe-a-l-institut-du-monde-arabe.pdf

 

Leçon 16. – Discours de François Hollande lors de l’ouverture de la Philharmonie de Paris, publié le 15 janvier 2015*

Ici aussi beaucoup de choses à dire, mais je ferai bref.

Parmi les coquilles

    Cette impulsion est devenue intension, action, avec Anne HIDALGO.

Quelques traits d’humour hollandiens, ou ce que moi je prends pour de l’humour

    CHARLIE HEBDO était menacé depuis longtemps de disparition faute de lecteurs ; aujourd’hui, il revit. CHARLIE HEBDO a été tiré à trois millions d’exemplaires et il paraît qu’il en manque ! Il paraît même qu’il y a des manifestations pour avoir « son » numéro de CHARLIE HEBDO… J’espère qu’il n’y aura pas de violence !

[Sans commentaire]

    En Syrie, le groupe Daech a entrepris un nettoyage culturel qui consiste à décapiter d’abord les artistes puis à décapiter tout ce qui peut rappeler l’Histoire.

[Sans commentaire]

    C’est toujours la même répétition. En Afghanistan, les talibans interdisaient la musique et la danse. Au Mali, les jihadistes s’en prenaient au mausolée millénaire de Tombouctou. En Syrie, le groupe Daech a entrepris un nettoyage culturel qui consiste à décapiter d’abord les artistes puis à décapiter tout ce qui peut rappeler l’Histoire.

[Eh oui, si la répétition n’était pas la même à chaque fois ce ne serait plus tout à fait une répétition. De plus, les exemples cités montrent plutôt une certaine variété dans les attaques contre la culture.]

    On peut assassiner des hommes, des femmes…, on ne tue jamais leurs idées. Au contraire !

[Sans commentaire]

    C’est un projet d’envergure. Il a donc coûté cher, trop cher, forcément trop cher, plus cher qu’il n’était prévu : trois cent quatre-vingt-un millions d’euros. Moins cher qu’ailleurs…

[Il remue le couteau dans la plaie puis, soudain, administre un antalgique]

    Ce bâtiment [de la Philharmonie de Paris] s’inscrit magnifiquement dans son environnement. Chacun pourra se l’approprier jusqu’au toit puisqu’il est maintenant ou sera bientôt accessible à tous.

[Noter aussi que le président ne cache pas que ses informations ne sont pas à jour : il ne sait pas si le toit est accessible actuellement ou s’il ne le sera que plus tard.]

    Vive la Philharmonie ! Vive la musique ! Vive la République et vive la France !

[Conclusion du discours]

N. B. Onze fois le mot « toujours » dans ce discours de 21 minutes 27 secondes (soit une moyenne de une fois toutes les deux minutes) ; « toujours » est un mot commode – et dont il ne faut pas abuser – pour donner force et profondeur à une assertion.

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*
http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-l-ouverture-de-la-philharmonie-de-paris/

 

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