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Comment écrire au président de la République
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– et autres guitares, 37
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500/833 = 500e leçon sur un total de 833 leçons et notes

 

• 5 juin 2019
Leçon 859/1192. – Grammaire comparée de la langue française de C. Ayer, 4éd., 1885, 1/n

« Ouvrage recommandé par le ministère de l’instruction publique en France pour l’agrégation de grammaire », extraits.

p. 140, à propos de liaison
• La finale in ne se lie que dans les adjectifs divin et malin, où elle garde le son nasal : Le divin Homère, le malin esprit. 

En d’autres termes, on ne prononce pas le divine Homère ni le maline/le maligne esprit, mais le divin nHomère, le malin nesprit
Penser à Il est né le divin enfant, et voir ici l’encadré sur la prononciation de divin.

p. 148
• Comme on l’a vu plus haut, l’orthographe de l’ancien français était très simple et en somme beaucoup plus rationnelle que celle qui l’a remplacée après la Renaissance. Cette orthographe moderne de Marot et de Rabelais, toute hérissée de lettres étymologiques inutiles dont trois siècles n’ont pu nous débarrasser entièrement, est encore la nôtre aujourd’hui, sinon dans les détails, du moins dans l’ensemble. Il y a là une tradition d’autant plus puissante qu’elle remonte à une époque où la langue française s’est fixée et est entrée dans la phase classique de son histoire, et c’est précisément à cause de cette tradition que toute réforme radicale de l’orthographe française est entourée de difficultés presque inextricables.
Cependant il ne faut pas croire avec quelques grammairiens à courte vue que l’orthographe soit fixée à jamais : tout au contraire, elle se modifie constamment et insensiblement dans le sens d’une plus grande simplification.

p. 151
• On peut conclure que de tous les idiomes romans, c’est le français qui possède le système orthographique le plus défectueux.

Remarquer la ponctuation.

p. 170, à propos du genre des noms de villes
• Il n’y a pas de règle bien précise pour déterminer le genre des noms propres terminés par es : Athènes, Gênes, sont féminins, mais Londres, Versailles, sont masculins.
Dans les noms de villes précédés de l’article défini, la terminaison ne détermine point le genre : le Caire, le Havre, la Rochelle, la Ferté.
Sont féminins, malgré leur terminaison masculine : Jérusalem, Sion, Tyr, Ilion (Troie).

Remarquer la ponctuation et surtout l’absence de majuscule : le Caire, le Havre, la Rochelle, la Ferté.

p. 171, à propos des pluriels féminins amour, délices et orgues
• Pour éviter la rencontre bizarre des deux genres, on dit : L’amour de la gloire est un des plus beaux amours. C’est un de mes plus chers délices. Voilà un des plus beaux orgues que l’on puisse voir.

p. 171, une couple/un couple
• Une couple de pigeons suffit pour notre déjeuner. Un couple de pigeons suffit pour peupler une volière.

p. 172, le réglisse/la réglisse
• Le réglisse, suc de la réglisse. Le jujube, suc de la jujube.

p. 174, gent/gens
• Autrefois, on supprimait au pluriel le t des noms en ant et ent ; on le conserve aujourd’hui, et l’on écrit les enfants, les présents. Un seul mot fait exception, c’est gent, au pluriel gens. Beaucoup, cependant, écrivent encore, selon l’ancien usage, les enfans, les présens.

p. 175, val/vaux
Val a également un pluriel moderne, en usage chez les ingénieurs : les vals de la Loire (Littré). L’ancienne forme plurielle vaux n’est guère usitée que dans cette expression : par monts et par vaux.

p. 177
Femmes, moine, vieillards, tout était descendu (La F. VII, 9).
Dans quelques éditions des Fables de La Fontaine, moine est au pluriel, à tort, puisqu’il est dit plus loin : Le moine disait son bréviaire.

On peut en effet constater cette faute dans divers ouvrages, dont des grammaires ; il suffit de taper la citation fautive "Femmes, moines, vieillards" dans Google, par exemple.

 

 

• 6 juin 2019
Leçon 860. – Langue bien ordonnée commence par soi-même

Renaud Camus, Journal du 4 juin 2019* :

Mon grand témoin est ici la langue, comme d’habitude : les classes privilégiées fustigées par la davocratie régnante (dont tous les représentants en sont pourtant issus, Emmanuel Macron le premier), ce sont celles qui parlent dans le poste, les différents postes (et en profitent pour massacrer le français), et qui s’expriment sur les différents écrans (quitte à y étaler l’état de leur orthographe et de leur grammaire). Elles sont déjà profondément remplaçantes, issues de la substitution, inhéritières. Mais ce n’est pas encore assez, pour le remplacisme global, et dans le dessein permanent de la Matière Humaine Indifférenciée. Le Petit Remplacement est achevé, il faut maintenant parachever le Grand — ce qui confirme notre point de départ : comme pour le prétendu logement social, c’est bien diversité raciale, qu’il faut entendre, sous la diversité sociale : étant acquis, naturellement, que diversité est le nom de ce qui tue le divers, et instaure le règne du Même, du semblable, du simili, du remplacé, du remplaçant, du mensonge, du faux.  

« C’est bien diversité raciale, qu’il faut entendre, sous la diversité sociale », mieux : « C’est bien diversité raciale qu’il faut entendre sous diversité sociale. »

ponctuation, syntaxe, italique

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* Accès gratuit : https://www.renaud-camus.net/journal/2019/06/04 (archive : http://archive.is/VDG2p).

 

 

 

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