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Notes jetées ici sans preuve, 16

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—— Mélanges ——
Mélanges est la fusion provisoire de « Notes jetées ici sans preuve » (sur la langue et sur les médias)
et de « De l’Opération CoViD-19 » ; s’y ajoutent quelques autres faits d’actualité,
comme la PPL de « sécurité globale » et les manœuvres visant à restreindre
la liberté d’expression et la circulation des informations. ——

 

bleu Mélanges, octobre 2020, I
1.LANGUE. Origine probable du mot bras qu’on lit souvent depuis l’Opération CoViD-19 (exemples : « les bras hydroxychloroquine et remdesivir d’une étude sur le traitement du CoViD-19 » ; ou ce touite : « Cette histoire d’arrêt du bras #HCQ dans Discovery relève de l’escroquerie. @olivierveran n’a pas voulu redémarrer le bras @HCQ alors que l’#INSERM l’avait demandé »).

arm
[...]
medical : a group of subjects provided a particular treatment in a clinical trial [« un groupe de sujets recevant un traitement médical particulier dans un essai clinique »] 
Since this trial did not include a radiation-only treatment arm, it has been questioned whether radiation therapy alone might be as effective as sequential chemotherapy and radiation therapy in preserving the larynx.
— Everett E. Vokes et al.
https://www.merriam-webster.com/dictionary/arm

2. — Avoir recours au suicide pour échapper à l’horreur imaginaire qui vient. 11 octobre 2020, Lefigaro.fr : « Les derniers chiffres publiés par Santé publique France marquent un nouveau record : presque 27 000 nouvelles contaminations ont été enregistrées ces 24 dernières heures » (27 000 nouvelles « contaminations », c’est-à-dire 27 000 tests non fiables, ne prouvant rien).
Parmi ses arrière-pensées : l’exécutif, sachant qu’il a perdu quatre-vingt-dix pour cent de sa crédibilité, tente en attisant la peur de nous persuader qu’on a plus que jamais besoin de lui et que plus que jamais il nous est indispensable. Il s’appuie sur le formidable abrutisseur de masse que sont les grands médias (propagande de guerre, mais ce n’est pas la guerre que l’on croit, pas celle contre le SARS-CoV-2 et, comme l’a bien dit quelqu’un, le virus, c’est nous ; le problème de l’exécutif, c’est nous le peuple).
Ne suffit-il pas de citer l’exemple de guérilla de Champigny-sur-Marne d’hier soir, la racaillisation du centre-ville de Nantes ou les cent vingt poignardages quotidiens pour montrer que l’Etat n’est plus qu’un cadavre bouffé aux vers, un spectre apeuré et tremblant, un phantasme impuissant — et ce malgré les postures d’assurance que prennent nos gouvernants (Macron et Darmanin principalement) ? « Nous sommes en guerre », une guerre multi-front.
3. — Le Regeneron guérit rapidement le CoViD-19 selon Trump, qui a été traité avec : https://twitter.com/Alexis_Cossette/status/1314672979628843009 (vidéo d’un Alexis Cossette très enthousiaste). Plus besoin de vaccin et fini l’Opération CoViD-19 ? Problème, le coût élevé du traitement selon Ouest-france.fr, 30 000 dollars, mais il sera gratuit pour les personnes fragiles et les vieux aux Etats-Unis, a déclaré Trump. Toujours selon Ouest-france.fr, Trump a déclaré le 11 octobre à ses concitoyens : « Vous avez un président qui est immunisé […]. Vous avez aujourd’hui un président qui n’a pas besoin de se cacher dans son sous-sol comme son adversaire [il s’agit de Joe Biden]. » Au moins avec Trump on rit, tandis que Macron est crispant et falot au sens contemporain du terme.
4.LANGUE. falot : « Plaisant, drôle, grotesque » (Littré, XIXe siècle) ; « Vieilli. Plaisant, comique » (dictionnaire actuel de l’Académie).
5. — « Le Covid se transmet principalement par la télé », jolie phrase de Silvano Trotta.
6. — Surestimation du taux de positivité. Liberation.fr (https://archive.vn/wip/RAxDn) sur les tests : « Prenons un exemple : 100 personnes sont testées une semaine donnée. Dix personnes sont positives, les 90 autres sont négatives. D’où un taux, pourrait-on imaginer, de 10 %. Mais imaginons que 15 % des personnes testées négatives avaient déjà subi un test négatif il y a deux mois. Ils sont sortis du calcul, selon la méthodologie de Santé publique France. Le taux de positivité sera donc calculé en prenant en compte 10 positifs… et seulement 75 négatifs. De 10 %, le taux de positivité bondit à 11,8 %. Soit une surestimation de près de 2 points. » Liberation.fr ajoute : « Plus le temps passe, plus le taux de positivité va être surestimé, car le nombre de re-test[s] sur le volume total des tests effectués augmente. » Confirmation de la phrase de Trotta, « Le Covid se transmet principalement par la télé » (voir Castex ce 12 octobre 2020 : « Nous sommes dans une deuxième vague forte », https://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-l-angleterre-va-devoir-serrer-la-vis-suivez-notre-direct-12-10-2020-8400864.php).
7. — Pas informés. Ce 12 octobre, j’ai consulté à Paris un médecin généraliste : il ignorait que la prescription d’hydroxychloroquine (HCQ) par les généralistes de ville n’était plus interdite (je lui dis : « Je peux vous envoyer l’arrêté d’Olivier Véran... ») ; il poursuit (pour se rattraper ?) avec un brin de colère : « D’ailleurs Raoult ne défend même plus son protocole avec de l’HCQ, c’est dépassé ! » Ce qui est inexact, mais je n’ai pas insisté. Ensuite, je suis passé chez le pharmacien : lui, en revanche, ne savait pas que la prescription d’hydroxychloroquine par les généralistes de ville avait été interdite il y a quelques mois (« Je n’ai pas le temps de m’informer », me dit-il) !
Vous n’y croyez pas, c’est pourtant véridique ; remarquez que je m’y attendais un peu et c’est la raison pour laquelle je leur ai parlé d’HCQ (je rassure mes lecteurs innombrables : je n’ai pas le CoViD-19, j’ai bien autre chose à faire) et, si ce n’est pas la première fois que j’apprends quelque chose à un pharmacien, à un médecin c’est ma première. Conclusion provisoire : l’HCQ, ils s’en fichent — ou c’est pire que ça ?
8. — Distinguo. Je lis ce 12 octobre sous la plume du Dr Gérard Delépine sur Francesoir.fr : « Les pensionnaires malades des Ehpad se sont vus refusés [sic] l’hospitalisation et ont été renvoyés sans traitement dans leur établissement d’origine (hydroxychloroquine et azithromycine interdits de prescription aux médecins par le gouvernement). » L’azithromycine a-t-elle été interdite ou déconseillée ?
9.LANGUE. Grave déficit, déjà signalé, de relecture chez Francesoir.fr. Un exemple parmi bien d’autres dans l’article sus-cité dans l’alinéa 8 : « Les résultats réels du confinement français doivent être rappelés et dénoncés de même que [...] des mesures sanitaires inutiles, voire novices (port du masque toute la journée à haut risque d’infection). » Lire nocives.
10. — « Ne vous lavez pas le nez : cela risque de faire descendre le virus dans les poumons », sur Sante.fr (https://archive.vn/wip/vFqEk), du ministère de la Santé, 10-VI-2020.
11. — Utile de rappeler au lecteur que je ne suis pas médecin, pas plus que juriste. La grande question que toute personne sensée se pose : à quel saint se vouer (voir entre autres l’alinéa 12 de De l’Opération CoViD-19, octobre 2020, VIII) ? Ma boussole : plutôt Raoult que Véran.
12.LANGUE. Francetvinfo.fr, article de Benoît Zagdoun : « VRAI OU FAKE. Donald Trump peut-il être immunisé contre le Covid-19, comme il le prétend ? » Le genre de formulation à éviter si on veut être pris au sérieux : le sérieux n’a pas de mode.
13. — Question : Trump le renard a-t-il été vraiment malade ou a-t-il seulement voulu promouvoir mondialement le fabricant, américain, du Regeneron (Regeneron est le nom du produit et le nom de l’entreprise qui le fabrique est Regeneron Pharmaceuticals) ?
14. — Entretenir le feu de l’inquiétude, ou agiter le peuple avant de s’en servir. L’obsession des « cas » : « Les combats au Nagorny Karabakh font bondir les cas de Covid-19 » (Lefigaro.fr).
15.LANGUE. « “Le Covid-19 ne respecte pas les frontières [...]”, a déclaré un porte-parole de l’OMS » (Lefigaro.fr) : on dirait du Macron (« Ce virus, il n’a pas de passeport »). Tous ces gens semblent parler la même langue, avoir les mêmes « éléments de langage » (expression alacon). Une clique dont les moulins à paroles font indiscrètement, maladroitement sonner le même claquet ?
(Définition de claquet : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C2510 ; de cliquet : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C2618.)
16. — Deux réflexions inspirées par des touiteurs affûtés :
• plus il y a de « cas », plus il y a de masques : ou le contraire ?
• moins il y a de morts, plus on compte les malades ; moins il y a de malades, plus on compte les « cas ».
17. — Avantages des inconvénients. L’Opération CoViD-19 aura, j’espère, un peu déniaisé les Français : corruption des politiques, des journalistes, des médecins.
18.LANGUE. On lit de temps en temps le terme hypocondriaque à propos de la peur du CoViD-19 dans les coms de la Toile, mais c’est le terme nosophobe (ou pathophobe) qui convient.
19. — Des masques gratuits, mais toxiques. 13 octobre 2020, « Distribué aux enseignants, [un] masque de la marque DIM est traité à un biocide toxique [zéolithe d’argent] », Nouvelobs.com. Encore raté donc ! Patrick Edery : « Non seulement l’Etat distribue des masques toxiques mais en plus [...] le fabricant (DIM) produit au Viêt-Nam et a pour actionnaire... BlackRock » (petit ou gros actionnaire ? en tout cas on n’a pas fini d’entendre parler de BlackRock, dont le nom est de très mauvais augure, voire d’un cynisme effrayant, pierre noire signifiant entre autres « jugé coupable » ; lire la définition du mot aptonyme). Selon le très remonté gilet-jaune bien connu Gabin de Vécu, ce masque aurait été distribué à 40 millions de personnes en France, dont les pauvres (vidéo). Affaire à suivre.
20. — Dans un avenir proche, pour connaître la vérité sur un grand sujet, il suffira de prendre systématiquement le contrepied de ce que disent les politiques et leurs grands médias : tout devra être lu comme une antiphrase. Quand on apprendra que « des masques protecteurs seront distribués à la population », il faudra entendre « des masques qui empoisonnent pour lutter contre la surpopulation ».
21. — À tester, https://www.sante-corps-esprit.com, on y parle de CoViD-19 et de santé naturelle en général.
22.LANGUE
• « Selon BFMTV, Emmanuel #Macron va annoncer un couvre-feu dans les villes en zone d’alerte maximale, sans doute entre 21h et 6h. Elément de langage : le PR va parler de “confinement nocturne” plutôt que de “couvre-feu” », https://twitter.com/Brevesdepresse/status/1316423662397001731. Si la nouvelle est confirmée, les marionnettes et les macronistes diront confinement nocturne, les autres continueront à dire couvre-feu, à l’ancienne. Le 16 mars 2020, Macronarole (sobriquet inventé par Christian Combaz) nous a dit six fois qu’on était en guerre et aujourd’hui il reculerait devant un terme guerrier.
Etat d’urgence sanitaire « rétabli sur l’ensemble du territoire français à partir de minuit dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre », Francetvinfo.fr. Mieux : ... rétabli à partir du samedi 17 à 0 heure jusqu’à une date encore inconnue. Minuit dans la nuit du vendredi 16 équivaut à samedi 17 à 0 heure. Minuit dans la nuit du vendredi 16 équivaut également à vendredi 16 à 24 heures. (Exemple : la semaine civile « est définie par l’article L3122-1 comme débutant le lundi à 0 heure et se termine le dimanche à 24 heures ».)
23. — Je l’écrivais en novembre 2019 : d’une main Macron flatte, de l’autre il cogne. Ecouté ce 14 octobre l’entretien désespérant de l’hypnotiseur, du grand caresseur Macron avec deux journalistes. Tout sautillant, tout féliciteur, tout compatissant et tout de fausse émotion : « Les Français ont été exemplaires », « nos jeunes », des « vous avez raison », un « vous avez totalement raison », « tout le monde est devenu expert de ce sujet » (sans ironie), à profusion des félicitations et des mercis à Untel, à Unetelle, Untelautre, à Unetellautre... Il garde le terme de « couvre-feu ». Eh bien, si ça ne pète pas dans les jours qui viennent, ça ne pétera jamais.
24.LANGUE. Lefigaro.fr à propos du couvre-feu qui commencera à 21 heures (le Parlement aura son mot à dire, mais il est presque entièrement connu d’avance). Macron aurait déclaré : « Après, ça dépend de votre situation. Si vous habitez à côté du restaurant, vous pouvez sortir à 21 heures chez vous si vous avez une demi-heure de transport. Vous allez vous organiser pour le quitter à 20 h 30. » Charabia absolu.
Si le virus n’a toujours pas de passeport, il devra néanmoins, pour circuler entre 21 heures et 6 heures à partir du 17 octobre, se rédiger une attestation dérogatoire.
25. — Alors que le vain et obstiné Macron tente depuis sept mois (début du premier confinement, le 17 mars) de nous inquiéter, de nous effrayer, de nous rassembler autour de lui, quasiment personne ne connaît ou n’a entendu parler de quelqu’un dans son plus large entourage qui soit malade, qui ait été malade ou qui soit mort du CoViD-19... Je laisse la parole à Laurent Toubiana : « Si les gens constataient réellement dans leur vie quotidienne l’hécatombe annoncée depuis 7 mois, je peux vous assurer qu’ils n’auraient pas besoin d’injonction pour suivre spontanément les mesures visant à se protéger » (Monacohebdo.mc).
Quand Macron aura-t-il le courage de se dire : « Je suis vraiment nul » ?
26. — « Facebook a fait savoir mardi 14 octobre qu’il interdirait désormais les annonces cherchant à dissuader les utilisateurs d’aller se faire vacciner », Ouest-france.fr.
27. — Revoir l’entretien du président Toutes-Celles-et-Ceux avec Lapix et Bouleau : https://youtu.be/Gh4ceLTlOIc (45 minutes).
28.LANGUE, suite du 24
• Ce que dit exactement Macron (à 11 min 32 s) : « Si vous habitez à côté du restaurant, vous pouvez sortir à 21 heures et être chez vous [sic]. Si vous avez une demi-heure de transport, vous allez vous organiser pour le quitter à 20 h 30. »
Passons sur cet elliptique et charabiatesque « et être chez vous ». Que signifie « à côté » ? La police à 21 h 5 min distribuera des amendes de 135 euros par personne. Cher finalement, ce restau. Dans la réalité, les restaurateurs auront intérêt à annoncer à la cantonade à partir de 20 heures : « Attention, Mesdames et Messieurs, il est 20 heures », puis « Mesdames et Messieurs, il est 20 h 30 ! ».
• Et ce trop répétitif et enfantin « passque » de Macron. (Possible qu’il parle bébé pour nous faire accroire qu’il est inoffensif ; Macron est un roué, un ex-banquier, autrement dit un marchand de tapis.)
29. — Le gros problème, que je n’ai cessé de souligner : Macron ose tout. Dans cet entretien du 14 octobre, l’enjôleur Macron a fait une nouvelle fois appel implicitement au civisme des gouvernés pour vaincre le CoViD-19, mais où est chez cet homme soupçonné de vouloir tordre le cou à la France le civisme ? C’est là la grande question.
Silence général parmi les commentateurs, professionnels ou non, sur le style et le ton exaspérants d’un Maître Pathelin, pourtant devenus insupportables. Un encouragement à continuer : Macron vous farine, Macron vous frit, et vous vous taisez respectueusement.
30. — Le Berger dans la Farce de maître Pathelin : « Les bêtes, ça veut crier quand on les tue » (version joliment et habilement modernisée par Edouard Fournier au XIXe siècle). Faut croire que non.
31.LANGUE. Macron va nous confiner discrétionnairement toutes les nuits pendant deux, quatre ou six semaines, et ses domestiques ne nous parlent même pas en français : « Ce protocole renforcé [...] prévoit par exemple “l’enregistrement du nom des clients pour faciliter le contact tracing”, a précisé Jean Castex » (ici). On n’est rien. On n’a même pas le respect de l’homme à terre.
32. — Couvre-feu : attestation dérogatoire à télécharger ici.
33.LANGUE. Sur le couvre-feu, site Gouvernement.fr (https://archive.vn/wTANU) ; mes corrections ou mes remarques entre crochets.
• « Le couvre-feu débuta [débutera] samedi 17 octobre pour une durée minimum de 4 semaines. »
• « Ces villes ont été placée [placées] en état d’urgence sanitaire. »
• « Protocole sanitaire renforcée [renforcé] dans les restaurants. »
• « Il est fortement recommandé [...] de maintenir le respect strict des gestes barrières particulièrement en présence d’un proche âgé et les espaces clos [et dans les espaces clos]. » [Un léger relâchement semble envisageable si la personne âgée n’est pas un de vos proches.]
• « Les attestations pourront se faire en ligne, sur un smartphone et sur papier libre. Elles seront valables une heure en dehors du motif professionnel [incompréhensible], ce dernier devra être accompagné d’un justificatif de l’employeur. »
Enième réitération à l’adresse des administrations : embauchez des correcteurs pour gagner en clarté et en crédibilité.
N. B. On apprend également que :
• l’amende en cas de récidive est de « jusqu’à 3 750 euros » ;
• « le virus circule librement sur tout le territoire » (preuve que la France est bien un pays de liberté) ;
•  « le couvre-feu est estimé à 1 milliard d’euros par mois de compensation économique pour l’État » (l’argent coule à flots comme le sang hors d’une blessure, argent qui aurait pu être heureusement mobilisé et perfusé il y a un an pour améliorer l’hôpital ; l’esprit de l’escalier) ;
• « accueil de maximum 50% des étudiants en présentiel dans les universités » (tout est maladroit dans cette phrase ; noter le néologisme en présentiel).

 

rose Mise à jour. Alinéa 28 de Hors sujet, l’Opération CoViD-19, octobre 2020, VIII . LANGUE. « Je dirai de mémoire que l’acteur Louis Jouvet parlait dans le masque ; certains snobichards parlent également dans le masque, pour se différencier et se donner allure et prestance (il en est qui au XXIe siècle appliquent les façons de Marguerite Buffet ou de François de Callières, pour lequel dire “Bon appétit !” était du dernier et méprisable bourgeois). » 

 

34. — Rappel : si ça ne pète pas dans les jours qui viennent, ça ne pétera jamais ; c’est le grand test.
(Le bouffon du roi Fabrice Luchini résume gentiment la situation : « Enorme coup de massue, mais un coup de massue ahurissant », ici.)
35. — Le rassuriste Djebbari : « “Les transports en commun ne sont pas un lieu de contamination particulier”, a martelé [sic] le ministre [délégué chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari] », ici. Un commentateur : « Le métro n’est pas un lieu de contamination, car il est nécessaire pour aller au travail, qui n’est pas un lieu de contamination » ; un autre remarque que, en tout cas, « ce n’est pas un lieu de contamination pour les ministres », qui roulent carrosse. (« Marteler » : les politicards passent leur temps à ça, on dirait.)
36.LANGUE. « Elément de langage » (expression alacon qui serait une traduction de l’anglais talking point, voir ici et ici). Le mot confinement étant devenu dangereux, explosif surtout après les déclarations des Véran et Castex selon lesquelles il n’y aurait pas de confinement généralisé avant Noël, Macron a donc adopté le mot couvre-feu, qui en l’occurrence équivaut à « confinement nocturne non généralisé » ; voir l’alinéa 22 ci-dessus. En remplacement de l’inexplicite « élément de langage », la locution polémique « mot cache-misère » convient dans de nombreux cas.
Larousse et Robert proposent des définitions de « élément de langage » ici et ici, mais elles ne semblent pas correspondre exactement au sens que la presse ou un large public lui donnent en général. Affaire à suivre.
37. — Quasi-noyade. 17 octobre 2020, Fabrice Di Vizio, avocat des professionnels de santé, perdu dans les décrets et les arrêtés ou à leur recherche, ici.
38. — Fabrice Di Vizio : « En italie le décret du 1er ministre prévoit [la] fermeture des bars à minuit ! Un bar de Bologne a fermé à minuit... et ouvert... à 1 h ! Rien à dire sur le plan juridique ! Ce type est mon héros : j’y aurais jamais pensé ! Lui je vais l’embaucher pour mon cabinet de Rome », ici.
39. — Mon soupçon : des médecins se soignent avec de l’HCQ, mais n’osent pas soigner leurs patients avec (pesant conformisme, peur des procès,...).
40. — Sur Nabesnews.com, article anti-Raoult, exercice de méchanceté qui tente de faire rire. Lu en diagonale, mais on décèle rapidement la mauvaise caricature.
41. — « Masques DIM toxiques ? L’exécutif demande [...] de ne plus les porter. [...] Gendarmes, enseignants, personnels de certains ministères et même certaines associations » sont concernés, Leparisien.fr, 21 octobre 2020. (V. l’alinéa 19 ci-dessus.) Coronavirus et islamovirus, la France chaque jour humiliée. Nécessité d’élargir le port obligatoire du masque au port de l’armure.
42. — Humilier les dissidents. L’excellent et sympathique Alexis Cossette multi-censuré (vidéo) ; « Christian Perronne démis de ses fonctions au sein de la Fédération sur la maladie de Lyme en raison de propos complotistes » (article).
43. — Que continuent à dire les complotistes, c’est-à-dire les seules personnes qui prennent le temps de s’interroger ?
Ceci, entre autres choses : mettre la France à genoux financièrement puis moralement. Ensuite la faire racheter, biens publics et privés, matériels et immatériels, par les riches amis des gouvernants pour le prix d’un plat de lentilles. Certains côtés de l’affaire me rappellent la vente des biens du clergé en 1789. Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron n’est-il pas l’auteur d’un livre intitulé Révolution ? On a cru d’abord qu’il exagérait...
Pour d’autres, il s’agit de nous habituer à des ordres discrétionnaires, liberticides et même incohérents, à une décérébration lente, pratiquée tôt par l’école et relayée par les grands médias. Dans tous les cas, il s’agit de nous déposséder : ce mot peut tout résumer.
44. — Rappel : si ça ne pète pas dans les jours qui viennent, ça ne pétera jamais. Anecdote : un copain féru d’astrologie me dit mot pour mot : « Alors là tu te trompes complètement, ce n’est pas pour les jours qui viennent, c’est pour décembre. »
Il me dit aussi qu’il a été surpris de voir ce matin du 21 octobre deux grands graffitis dans son quartier tranquille de la proche banlieue parisienne : un « À bas la dictature sanitaire » et un « Macron traître ».
45. — La folle obstination de nos gouvernants, 22 octobre : cinquante-quatre départements désormais soumis à un confinement nocturne.
• Il y a quelque temps le virus n’avait pas de passeport, aujourd’hui, selon le paillasse Castex dans sa conférence de presse, « le virus ne prend pas de vacances ».
• Cédric O, secrétaire d’Etat à la Transition numérique, ne vous fatiguez pas à tenter de nous convaincre d’installer TousAntiCovid, vous et vos innombrables complices êtes trop suspects de ne nous vouloir que du mal, vous êtes trop détestés. Quel insolent aveuglement de votre part ! Cessez de vous accrocher et, par pitié, à jamais disparaissez. Hideuses tarasques, lâchez vos proies innocentes !
46.Coronalive, 22 octobre, « Quelques décès commencent à survenir des mois après avoir été malades. Des personnes commencent à mourir du “COVID prolongé” évoqué dans le message précédent. [...] Certains imbéciles continuent sur les plateaux de prétendre qu’il n’y a pas de deuxième vague. [...] La désinformation TUE et les gens qui la propagent devront rendre des comptes. »
N. B. 1. Ce qui est sûr, c’est que la syntaxe de la première phrase est gravement malade.
N. B. 2. Arrêtez de nous bassiner avec cette bataille lexicale, devenue vaine, entre « deuxième vague » et « queue de l’orage » ; appelez ça comme vous voulez et passez à l’essentiel.
47. — Repositionnement de molécule : le clofoctol efficace contre le CoViD-19 ? (Dans le même article du 20 octobre de Mélanie Juvé, de France Bleu, on lit que l’hydroxychloroquine selon deux [impressionnant !] études, dont une douteuse [!], est inefficace. Il devient de plus en plus manifeste qu’en haut lieu on a excommunié sans retour l’HCQ.)
48.LANGUE. Y a-t-il en français (ou dans toute autre langue) un mot signifiant « plus moribond que moribond », qu’on pourrait attribuer aussi bien au gouvernement qu’à son chef et qu’au président actuels ? Pré-décomposé ?
Des pré-décomposés nous gouvernent, soutenus exclusivement par leurs grands médias subventionnés et quelques momies magnétisées. Il crève les yeux que cela ne pourra durer. Les momies magnétisées, surprises et impréparées, seront les premières à morfler. Sain ménage, me dira-t-on ! (Il y a deux raisons prégnantes — et évidentes — pour que ça pète : le coronavirus et l’islamovirus.)
49. — Véran le prophète : « La situation va s’alourdir dans les prochains jours et semaines, quoi que nous fassions » (ici). Non seulement prophète, mais pessimiste et perdant d’avance : « Quoi que nous fassions » ! Et si la solution était de ne rien faire ou de revenir très en arrière en proposant des mesures simples, douces et modérées, à l’opposé de cette panique à laquelle s’attache obstinément une grandissante odeur d’arnaque ?
Quoi que fasse Macron (et sa ridicule caravane de bras-cassés), à cause de sa personnalité il restera toujours attaché à ses projets et à ses actes un pressant soupçon public de grossier patelinage et d’arnaque. Ne pouvant s’en relever, il est incapable de gouverner autrement que par la force, jamais par la persuasion, par les arguments. J’ai l’impression qu’il en est conscient. Il a cru un instant que sa prestance et que l’éloquence dont il se croyait puissamment doué (on lui a trop souvent dit qu’il était brillant) lui permettraient de parvenir en douceur à toutes ses fins. Il s’est beaucoup surestimé. Il est bien aujourd’hui celui qu’un internaute a appelé le cuistronome en culotte courte, un peu désemparé, piètre acteur, sac vide.

moulin

Sceptre pour un président enfant.

50. — Intrigant. « Marseille : l’IHU privé de chloroquine ? L’IHU pourrait dès la semaine prochaine ne plus pouvoir traiter les patients avec la molécule. L’ANSM refuse une recommandation temporaire [dite aussi RTU]. Et Sanofi de livrer ? » [Article incomplet ici, payant. Surprenante affaire à suivre.]
51.LANGUE. fakemed, néologisme très répandu dans le cadre de l’Opération CoViD-19. Pour certains, l’homéopathie relève de la fakemed. carré-rose Mise à jour 2021 ici.
52. — Inquiétudes
• Nouvelle affaire de masques neufs contaminés, vidéo. Ça devient carrément préoccupant.
Le Rivotril, médicament efficace pour flatter le pic de mortalité chez les vieux ? Ici.
• Saine émulation européenne, c’est à qui serrera le plus la vis à son pays. L’Espagne en état d’urgence sanitaire jusqu’en mai avec un couvre-feu de 23 heures à 6 heures (décision fondée sur le nombre de cas, et non sur le nombre de malades...) sur tout le territoire sauf les Canaries ; l’Italie ferme ses bars et ses restaurants à 18 heures ; ici.
• Tous à l’asile ! Dans son cabinet, toutes les rhino-pharyngites que le Dr Bensadoun (qui se dit victime d’une psychose ambiante) aurait étiquetées rhino-pharyngites les années précédentes, il les étiquette CoViD-19 (ici). Il a l’honnêteté de le dire.
53. — L’escalade sanitaire ressemble fort à une crise de folie. Attendons-nous au pire. Ambiance de fin du monde et de Nef des fous. Suivez le direct, profitez du spectacle, aucune scène ne sera rejouée. (Ajoutez depuis hier 25 octobre les cyber-attaques islamiques visant la Toile française en représailles contre les déclarations de Macron sur les séparatismes et sur le droit à caricaturer : déconnexions fréquentes, perturbations du télétravail, défigurations de sites,... Macron le lettré répond ce jour aux ennemis de la France par l’arme redoutable de l’anaphore : « La liberté, nous la chérissons ; l’égalité, nous la garantissons ; la fraternité, nous la vivons avec intensité. Rien ne nous fera reculer, jamais » [ici]. Un air de guerre en dentelles.)
54. — Raoult privé d’HCQ (ici) ? Ça semble un peu gros (rien sur le compte Twitter de Raoult, qui ne proteste que contre l’absence de RTU pour l’HCQ et contre la promotion du remdesivir de Gilead par Dominique Martin, directeur de l’ANSM).
55. — Le Dr Marty, médecin et président de l’UFML, à classer parmi les très nerveux et les alarmistes.
56. — Selon l’épidémiologiste Laurent Toubiana, si le gouvernement prend de telles mesures excessives et ostentatoires, c’est pour pouvoir dire une fois la pandémie/l’épidémie éteinte : elle a été jugulée grâce à nos fortes mesures, grâce à nous. Je traduis ainsi : le gouvernement projette de s’attribuer un mérite qui ne sera qu’un phénomène naturel ou indépendant des mesures théâtrales et tapageuses (faites pour marquer les esprits) qu’il aura prises. Il sera difficile de nier qu’un tel tapage aura été sans effet sur la pandémie/l’épidémie, pense paresseusement le gouvernement, qui parie sur la crédulité des Français, lesquels en vérité ne rêvent que d’une chose : lui administrer une magistrale et retentissante fessée dont les échos seront entendus dans tout le cosmos.
57. — Raoult privé d’HCQ (ici) ? Nous continuerons à prescrire de l’HCQ, mais, si le fabricant n’en fournit plus aux pharmacies, nous ne pourrons plus en prescrire, c’est à peu près la réponse (vidéo à 15 min 18 s) du Dr Parola de l’IHU de Marseille. En voilà une réponse ! Pascal Praud a complètement oublié de poser la question suivante : Vous avez des raisons de craindre une pénurie ? Affaire à suivre de très près. Raoult semble fragilisé (ce qui serait grand dommage, car ce gouvernement est si détestable que peu de gens aimeraient le voir crier victoire et retrouver une once d’attention publique aux dépens d’un homme qui, lui, paraît bienveillant envers les Français).
58.LANGUE. J’aimerais qu’on puisse faire un distinguo entre un tireur d’alarme, ou alarmeur, et un alarmiste.
59. — Important, 26 octobre. Selon Raoult, le fabricant Sanofi aurait l’intention de mettre un frein à ses livraisons d’HCQ à l’IHU sur ordre du ministère de la Santé ; quant au fabricant Gilead, il propose à Raoult du remdesivir gratuit, remdesivir acheté (ou pré-acheté) par l’UE à Gilead pour 1 milliard d’euros, mais que Raoult considère comme inefficace et toxique (j’ajoute que l’opposition de Raoult à ce médicament est connue depuis un mois ou deux : imaginez l’affront pour Raoult, qui cependant garde tout son calme)... Vidéo ici. À suivre de près, car ça risque de siffler fort dans les oreilles de Véran et du généralissime Macron, qui à leurs risques et périls — et surtout aux risques et périls des patients — sont en train de pousser le bouchon très loin. Ici double faute : rationnement de l’HCQ et achat massif de remdesivir, la situation pourrait bien devenir explosive.
(Rappel : prix du traitement de cinq jours au remdesivir, environ 2 300 euros [ici] ; plus de 3 100 dollars selon d’autres sources.)


Raoult2

Dessin de Deligne.


60.LANGUE. Lemonde.fr, 27 octobre : « Couvre-feu élargi ou confinements locaux... le gouvernement contraint de durcir les restrictions face à l’ampleur de la pandémie. La deuxième vague de Covid-19 ne circule plus à bas bruit, comme lors de la rentrée, mais dans un vacarme que l’exécutif ne peut plus ignorer. » Lemonde.fr alarmeur ou alarmiste ? Simplement objectif ou grandiloqueur ?
On aura remarqué que le mot pandémie est de retour après une disparition totale de quelques mois et que l’expression deuxième vague est assumée par l’auteur, puisqu’elle n’est pas encadrée de guillemets, comme une citation, ce qui était la règle dans la presse il y a peu.
61. — Valérie Expert (elle est souvent décevante) très affirmative sur Sud Radio le 27 octobre vers 11 h 50 : « Ça n’existe pas, les faux positifs ! » C’est un technicien de laboratoire qui le lui a dit ce matin.
62.LANGUE. Lefigaro.fr : « Coronavirus : “Il faut s’attendre à des décisions difficiles”, prévient Gérald Darmanin. » L’euphémisme est un demi-mensonge : remplacer difficiles par douloureuses. Même pudeur pour Il faut s’attendre à, au lieu de Vous devez vous attendre à. On remarquera aussi le prévient, qui suggère que Darmanin ne nous prend pas en traître (un type cool).
63. — Le prophète défraîchi. Lefigaro.fr : « “On avait prévu qu’il y aurait cette deuxième vague, mais nous sommes nous-mêmes surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis dix jours”, a souligné lundi 26 octobre sur RTL le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. » À mon avis, ni « prévu » ni « surpris par la brutalité », le message est tout autre. La seule chose qui a éventuellement été prévue et envisagée, c’est de faire durer ce cirque de panique (rappelez-vous l’étrange « quoi que nous fassions » de l’alinéa 49 ci-dessus) ; la surprise n’en est pas une, car c’est un soulagement : les Français continuent à se soumettre à toutes ces lassantes, hasardeuses et louches consignes. Jusqu’à quand ?
64. — Vaporisez-moi tout ça ! Nos gouvernants sont si peu crédibles, si peu fiables, si fourbes que le jour n’est peut-être pas éloigné où courra en s’enflant la rumeur qu’ils font vaporiser du virus dans les rues pour relancer ou entretenir la pandémie. L’accusation un temps paraîtra ridicule aux gens qui se croient raisonnables et se disent informés par l’histoire, qui opposeront aux complotistes les prétendus empoisonnements des puits par les juifs au XIVe siècle. Ils y verront même des rots d’antisémitisme.
Les plus convaincants nous diront ceci : plus besoin d’empoisonner les puits, c’est dangereux pour tout le monde ; il suffit aujourd’hui d’empoisonner les chiffres ou leur interprétation, d’empoisonner les mots et de faire vaporiser tout ça par les médias.
65. — Le rationnement de l’HCQ (voir l’alinéa 59) serait d’autant plus aberrant que, selon Véran et consorts eux-mêmes, l’épidémie redémarre vivement (voir l’alinéa 63) ; quant au remdesivir, si l’épidémie redémarre, il va avoir de nombreuses occasions de prouver sa toxicité rénale. Véran et consorts voudraient-ils perdre la partie à tout prix ? La réponse n’est pas forcément non.
66. — L’intéressant et sympathique Silvano Trotta rapporte que, ce 27 octobre, de nombreuses villes italiennes manifestent contre les mesures sanitaires. Les grands médias français en parlent-ils, de ces mauvais exemples ? Rien dans la presse écrite.
67. —Soft et drastique en même temps.

 

soft

Source : Lepoint.fr (https://archive.vn/wip/jukoU)

À souligner : aucun des soixante-dix-huit commentateurs de la page ne dénonce la contradiction.
68. — Vous avez trouvé crédible le Pr Gilbert Deray ? Pour moi, il sonne très faux : vidéo ici.
69. — 28 octobre. « 20 h 23, Covid-19 : “au moins 400 000 morts supplémentaires” si rien n’est fait contre le virus », selon Macron (ici).

40000

(Le 29 octobre à 0 h 4, cette partie du texte avait disparu de la page.)

N. B. 1. « déclarait » ? Pourquoi cet imparfait ? Confirmer le propos après écoute de la vidéo.
N. B. 2. Macron pense que les annonces douloureuses passent mieux si c’est lui (beau gosse, prestance, facilité de parole ; charisme, quoi), plutôt que Castex ou Véran, qui les fait. Et puis surtout il aime se publier.
N. B. 3. Confirmation du propos, voyez cet article de Lefigaro.fr (https://archive.vn/znB8p) : « Si rien n’est fait, “au moins 400 000 morts supplémentaires” seront dénombrés d’ici quelques mois, [a déclaré Macron]. »
70.
LANGUE. Je parlais ce 28 octobre du poseur d’Amiens (Macron) avec un copain bon connaisseur de l’anglais et il me fit remarquer que le mot poseur était utilisé en anglais. En effet, à ma surprise.
En anglais : « A person who pretends to be what he or she is not : an affected or insincere person », ici.
En français : « Fam. Se dit d’une personne qui, voulant se faire valoir, met de l’affectation dans son attitude, ses gestes, ses paroles. Quel poseur ! Cette femme est une vraie poseuse », ici.
71. — Les propos de celui que Pascal Bruckner appelle « le maître de l’éloquence » (voir l’addition 20) ont été si clairs et si lumineux ce 28 octobre que Castex va devoir les préciser le 29 octobre.
72. — 29 octobre, sur Lefigaro.fr, plusieurs commentaires vont dans ce sens : «  Malheur au pays dont le roi est un enfant. »
73. — Voici ce qu’en réalité le président a déclaré hier 28 octobre : « Nous pourrions [...] ne rien faire, et assumer de laisser le virus circuler. C’est ce qu’on appelle la recherche de l’“immunité collective” [...]. Le Conseil scientifique a évalué les conséquences d’une telle option. Elles sont implacables : à très court terme cela signifie le tri entre les patients à l’hôpital et d’ici quelques mois c’est au moins 400 000 morts supplémentaires à déplorer. Jamais la France n’adoptera cette stratégie, jamais nous ne laisserons mourir des centaines de milliers de nos citoyens, ce ne sont pas nos valeurs [!], ça n’est pas non plus notre intérêt [!] », écouter et lire ici.
Traduction possible : si rien de plus n’est fait, si on se contente des mesures actuelles (masque en extérieur, prise de distance, gel, confinement nocturne,...), 400 000 morts du CoViD-19 s’ajouteront aux 30 000 (?) actuels.
74. — Pour Eric Zemmour, il n’y a pas d’arrière-pensée machiavélique à la décision du confinement, il n’y a que de l’impuissance à apporter une solution qui ne conduise pas à la mort économique de la France (vidéo), et prêter des arrière-pensées machiavéliques à nos gouvernants, c’est largement les surestimer. On se demande si Zemmour veut dédouaner Macron ou s’il veut l’enfoncer un peu plus.
75. — 400 000 morts, soit deux fois et demie Verdun (dix mois de combat) : il avait prévenu, c’est la guerre.
76. — Article du 29 octobre, éléments montrant la manip du confinement ici. Entre autres : « Toute personne entrant à l’hôpital porteuse d’une trace du Covid est comptée comme un “hospitalisé Covid” même si elle vient en réalité pour son cancer ou son hypertension. »
77.LANGUE. Ministère de l’intérieur, 30 octobre 2020 :

Le non-respect de ces mesures entraine [sic pour l’orthographe] :
Première sanction : une amende de 135 euros, majorée à 375 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
En cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 euros, majorée à 450 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
Après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3750 euros et une peine de 6 mois d’emprisonnement.

• « Après 3 infractions », c’est-à-dire « À la quatrième infraction », « Au-delà de la quatrième infraction » ou « À la troisième infraction » ?
• Ponctuation à rectifier :

Première sanction : une amende de 135 euros (majorée à 375 euros en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)

ou

Première sanction : une amende de 135 euros, majorée à 375 euros en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention


78. — La nouvelle « attestation de déplacement dérogatoire » à imprimer (ou à recopier partiellement) ici.
79. — Des centaines de manifestants à Perpignan, Toulouse, Montpellier, Strasbourg, Rouen, Paris, Besançon, Toulon, Nantes, Nice, Bordeaux contre le reconfinage. « Macron, démission ! » 
Un nouveau compte à suivre et à tester : https://twitter.com/AnonymeCitoyen. A priori très intéressant pour suivre les mouvements nationaux de protestation contre le nouveau confinage.
80. — Le ridicule Richard Ferrand : « Si [...] nous sommes malades demain, c’est parce que, à un moment donné, nous n’aurons pas fait aussi attention que nécessaire » (vidéo).
Ce type, avec ses faux airs sérieux, m’a toujours paru ridicule et, excusez-moi du terme, tête à claques. Richard Ferrand, c’est aussi l’homme des Mutuelles de Bretagne.
Ne faudrait-il pas punir les malades ? Hop, 135 euros.
Remarquez la citation guillemétée, mais arrangée par France Inter.
81. — Si j’en crois l’attestation de déplacement, seuls les déplacements sportif et de promenade sont limités à un rayon de 1 kilomètre et à une durée de 1 heure, contrairement à ce que je lis parfois dans des commentaires de la Toile. Les courses de première nécessité, entre autres, ne sont donc pas concernées par ces limites temporaire et géographique.
Logiquement je dois pouvoir cocher les deux cases promenade et achats de première nécessité. Exemple : je me promène pendant une heure dans un rayon de 1 kilomètre (mon sac de courses est vide) ; puis je fais mes courses de première nécessité (mais je ne fais pas 10 kilomètres pour trouver une boulangerie alors qu’il y en a une à 1,5 kilomètre ou à 500 mètres) : mon sac de courses est plein ; mais, avant de franchir ma porte, je me demande ce qu’est un produit de première nécessité...
Mon intérêt est de cocher systématiquement les deux cases. rose Mise à jour. Voir l’alinéa 95 ci-dessous.
82. LANGUE. Joli et utile néologisme rencontré ce jour, un dysfonctionnaire.
83. — Le président du conseil scientifique et Nostradamus Jean-François Défraîchi : « Les fêtes de fin d’année seront différentes [!] cette année : elles se feront en petit comité, sous le couvre-feu. » Différentes : encore un bel euphémisme ; mieux : gâtées-ruinées-pourries.
84. — Nouvelle vidéo du bon Silvano Trotta ici.
85. — Macron nous fait ch... Peut-être un rapport avec ces ruées sur le papier-toilette ?
86. — On trouvera des informations sur les manifs anti-confinement sur cette page Facebook de gilets-jaunes.
87. — Selon François Asselineau, on court à la catastrophe à la façon de la Grèce, vidéo du 29 octobre. Pour qualifier la situation actuelle, il utilise le mot adéquat d’« hibernation ». S’adressant à Macron : « Vous avez tellement menti... vous êtes complètement disqualifié aux yeux du peuple français. [...] Vos décisions sont à la fois absurdes et criminelles. » À propos du Pr Karine Lacombe : « Les Français, ça leur sort par les yeux, Mme Karine Lacombe, voilà ! »
88. — La Mère Fouettarde. Anne Genetet, porte-parole impérieuse et pète-sec (malgré ses efforts pour le dire gentiment) de LREM à l’Assemblée, à propos des fêtes de Noël : « Ce sera [...] un Noël de combat ! » C’est le genre de déclaration et surtout le genre de ton, exécrable (mais écoutez-la donc ici !), qui nous font vomir LREM, un parti qui, décidément, ne veut ou ne peut comprendre que les Français ne sont pas des enfants, mais des adultes qui vont s’emparer du martinet avec lequel on les frappe au visage et dans leur dignité, et le retourner contre lui sans ménagement, avec une fureur révolutionnaire.
Je ne dirai pas qu’Anne Genetet est un cas, car tous les élus LREM semblent être des cas, des improbables nés d’un terreau ingrat ou vénéficié.
Certains sont pires que d’autres, mais, par rapport au reste, on ne peut les considérer comme des cas.
89. LANGUE
vénéfice, s. m. T. de pal[ais]. Empoisonnement, crime d’empoisonnement (Antoine de Rivarol, Dictionnaire classique de la langue française, 1827).

venefice

vénéfice, s. m. Terme d’ancienne jurisprudence. Crime d’empoisonnement par suite de sortilège (Littré).
90. — Philippe de Villiers : « Pour la première fois dans l’histoire de France, nous avons une Toussaint ensanglantée et
confinée. La cause est simple : le pays n’est plus gouverné. Tout est hors de contrôle. L’insurrection civique est proche » (ici).
Sous le règne du capitaine de jet-ski, comme hier sous celui du capitaine de pédalo, tous criminels imposteurs dont l’histoire fera le honteux procès, notre pays, qui n’est plus gouverné, est roulé par toutes les vagues ; loin de lui fouetter les sangs, elles semblent l’endormir.
91. — De bonnes nouvelles. Migennes (Yonne) : le maire autorise, par arrêté, les commerces non alimentaires à rester ouverts (ici). Idem à Perpignan, à Montauban, à Fresnay-sur-Sarthe, à Béziers, à Brive-la-Gaillarde,... Bravo, les maires ! D’autres vont suivre le mouvement.
Huit autres communes ici. À Paris on attend Hidalgo, mais elle ne fait qu’observer et elle suivra le mouvement s’il est massif et si les grands médias n’occultent pas la nouvelle des nombreuses rébellions.
À Barcelone, des manifestants élèvent des barricades (ici). À Florence, on proteste aussi. Manifestations en France : « Tout le monde déteste le confinement ! », «Travaille, consomme et ferme ta gueule ! ».
92.LANGUE. Allô quoi ? Lettre de protestation du 28 octobre de Martine Wonner, médecin et député ex-LREM, à Macron :

[...]
Fermer nos lieux de loisirs, de rencontres, c’est porter un coup fatal à notre patrimoine culturel qui fait de la France cette Nation si singulière.
Fermer nos frontières, c’est se replier sur le monde. [Le gras est de moi LMMRM.]
Non, Monsieur le Président, se refermer, c’est laisser mourir la France.
[...]

« Fermer nos frontières, c’est se replier sur le monde » ou « Fermer nos frontières, c’est nous replier sur nous-mêmes » ? Ensuite l’auteur passe de l’affirmation à la négation : « Non, Monsieur le Président » ; puis de « se replier » à « se refermer », ce qui n’arrange pas la compréhension.
En deux mots, c’est quoi, ce charabia ? Vous croyez que vous avez une chance de convaincre Macron avec de pareils rébus ?
Lettre complète : https://twitter.com/MartineWonner/status/1322270661004451840 (https://archive.vn/wip/bwQgh).
Qu’ai-je dit plus haut (alinéa 88) à propos des LREM ? « Des improbables nés d’un terreau ingrat ou vénéficié ».
Eh bien, avec de pareils alliés anti-Macron, on n’est point sortis de l’alberge !
Il faut virer tous les nuls.
93. — Dans l’attestation de déplacement dérogatoire, aucune case n’est prévue pour un déplacement en vue de se rendre à une manifestation déclarée et non interdite. (Une manifestation anti-confinement est prévue pour demain 1er novembre à 16 heures à l’Etoile, à Paris, mais on ignore si elle a été déclarée.) À ma connaissance, les manifestations ne sont pas a priori interdites.
94. — 31 octobre, Alexis Cossette : « Le général Flynn confirme le coup d’Etat mondial contre les peuples » (vidéo ici). Ce « général Flynn » est Michael Thomas Flynn, qui fut le directeur de la Defense Intelligence Agency, il est pro-Trump.
N. B. On parle de plus en plus du grand reset (la grande réinitialisation) sur la Toile.
95.LANGUE. Attestation de déplacement dérogatoire :
• Qu’est-ce qu’un produit de première nécessité ? Existe-t-il une définition légale ? Est-ce que des huîtres et une bouteille de pouilly-fuissé... ?
• Peut-on cocher deux cases ? On remarquera sur l’attestation la formulation « certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) » et non « certifie que mon déplacement est lié au(x) motif(s) suivant(s) (cocher la/les case[s]) »... Voir l’alinéa 81 ci-dessus. Si l’on s’en tient au texte, on ne peut cocher deux cases.
• On remarquera aussi un manque de cohérence et de suite logique dans l’idée initiale. D’abord : « [Je] certifie que mon déplacement... » ; puis : « Déplacements entre le domicile... », « Déplacements pour effectuer .. », « Déplacements pour motif... », « Déplacements brefs... ». (Un aperçu du dilettantisme, de l’amateurisme LREM dans la rédaction d’un document ayant une valeur légale, donc solennelle.)

deplacement


96. — Destructions et pillages à Barcelone ; les Italiens bien énervés aussi (suivez https://twitter.com/AnonymeCitoyen).
97. — Il n’y a pas que des nouvelles tristes. Ce 31 octobre au Touquet, des commerçants du cru protestent contre le confinement (ici). Le couple Macron désormais personae non gratae dans la cité balnéaire ? Protestations dans d’autres communes de France également. Effet boule de neige (c’est Noël qui approche..., « un Noël de combat », comme dit l’insolente Genetet [alinéa 88]).
98. — Selon Gilets Jaunes Paris, près d’une centaine de maires de France ont pris à ce jour 31 octobre un arrêté autorisant la réouverture des commerces dits « non essentiels ».
Mais toujours rien du côté d’Hidalgo ?
99. — Si ça ne pète pas maintenant, ça ne pétera jamais et nous irons rejoindre dans la tombe les civilisations jouisseuses et indolentes. En ce XXIe siècle mal parti, la France sera farouchement patriotique ou ne sera plus.

 

xxiesiecle


rose Mise à jour. Piège de la locution « sauf à », addendum 10, article L221-2 du Code des relations entre le public et l’administration : « sauf à ce qu’il en soit disposé autrement ». Problème non résolu.
rose Mise à jour. Piège de la locution « sauf à », addendum 11, sauf à vous de + infinitif ou sauf à vous à + infinitif ? Problème non résolu.
rose Mise à jour. Le style c’est l’homme, addition 20.


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