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Comment écrire au président de la République
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500/833 = 500e leçon sur un total de 833 leçons et notes

 

• 22 novembre 2018
Leçon 661/994. – In cauda venenum

Lu ce joli contresens sur la page PayeToiUnJournaliste*, où, nous le rappelons, nous ne pouvons plus intervenir : 

Salutations fraternelles et solidaires à vous les journalistes, pourfendeurs de la vérité.

« Pourfendeurs de la vérité » ! lapsus ou oxymore volontaire ? Nous hésitons un peu, car ce n’est pas exactement dans le ton, et même si le commentateur est critique envers le travail des journalistes.

Sans surprise, c’est un déluge de critiques, sages, acerbes, parfois excessives. Exemple :

Pauvres journalistes, qui découvrent qu’à force de faire du prosélytisme politique, la France des travailleurs en [a] ras le bol de leurs conneries, mensonges et parti pris.

Nous tenons ce dernier commentaire pour excessif en ce qu’il exclut les journalistes des travailleurs, pour le reste il est juste.
Les tenanciers saturés devront certainement élaguer comme ils nous ont élagué ; nous pensons même que, perdant pied, ils devront fermer. « Bien tenté néanmoins », comme on dit sur la Toile.

N. B. 1. Est-il utile de préciser ici que pourfendre la vérité c’est la combattre et la tuer, et que l’auteur a certainement voulu dire pourfendeurs du mensonge ou défenseurs de la vérité ?
N. B. 2. « Bien tenté ! » est très probablement une traduction du plaisant et ironique « Nice try! », un des rares anglicismes que nous ne serions pas trop honteux d’utiliser.

————
* Le groupe de discussion : https://www.facebook.com/groups/1086797134832096/
La page d’appel : https://www.facebook.com/PayeToiUnJournaliste/

 

• 22 novembre 2018
Leçon 662. – Lettre ouverte à PayeToiUnJournaliste*

Equipe de PayeToiUnJournaliste, salut !

Hier on m’a viré de votre groupe, j’ai été obligé aujourd’hui de me réinscrire (deux tentatives sans succès pour le moment**). Ou bien est-ce dû à un malencontreux cafouillage de PayeToiUnJournaliste ?
Je veux bien y croire, mais pour cela il vous faudra bien sûr me débannir
J’ai hier, avant d’être viré, posé une question : est-ce que les journalistes qui commentent sur votre page vont systématiquement qualifier de diarrhée verbale (comme je l’ai vu faire deux fois) les propos qui les dérangent ? J’ajoutais que, si on me répondait positivement, je partirais. 
Aucune réponse, bien sûr, à cette question provocante et rhétorique, mais le groupe m’a été fermé. 
Selon votre communiqué, vous êtes « ouverts aux critiques les plus vives ». Comme bien d’autres certainement, je ne demande qu’à être convaincu. 
En ouvrant cette page PayeToiUnJournaliste, vous avez ouvert la boîte de Pandore (c’est du moins ce que je pense), c’était ou très courageux ou très téméraire et peut-être désirez-vous maintenant la fermer partiellement, et ne l’entrouvrir qu’à ceux qui ne vous apostropheront pas en vous lançant ce redoutable « Journaliste, qui t’a fait roi ? ».
Selon moi, vous n’avez pas mesuré l’hostilité de vos clients de l’information ni soupçonné la multitude de témoignages anti-médias pertinents et motivés qui déboulerait : justement parce que vous êtes sur une autre planète (ou parce que vous ne fréquentez que des journalistes, ce qui est à peu près pareil ; l’« entre-soi », comme vous dites parfois). 
Je souligne que mon bannissement implique l’effacement de tous mes commentaires, ce que nous pouvons qualifier de censure en cascade ; on peut dire tout simplement que j’ai été effacé de la photo : PayeToiUnLecteur.

LMMRM

(Je pose ici cette lettre, car la page PayeToiUnJournaliste ne donne aucune adresse où la joindre à part un certain Messenger, que je n’ai jamais pratiqué et qui, de plus, m’est également interdit quand je m’identifie. Idem avec « envoyer un message », impossible pour un tricard et banni. Un biais est-il possible ? actuellement non, et l’énergie me faut.)

Photo dite de couverture de PayeToiUnJournaliste.

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* Le groupe de discussion : https://www.facebook.com/groups/1086797134832096/
La page d’appel : https://www.facebook.com/payetoiunjournaliste/
** Toujours aucune réponse au 24 novembre, soit deux jours plus tard. La messe est dite.

 

• 23 novembre 2018
Leçon 663. – #PayeToiUnJournaliste, #JeSuisUnAbruti

Un exemple entre mille que les médias sont aux ordres, contrairement à ce que clament les commentateurs journalistes de la page de PayeToiUnJournaliste : ils nous ont vendu pendant des années pour de l’incivilité ce qui était de la délinquance.
Nous avons cité ce fait sur la page Facebook, et nous étions prêt à en dérouler bien d’autres au bon moment.
Aujourd’hui, probablement confus et honteux d’avoir été découverts, les journaux ou leurs conseillers en com (c’est-à-dire en propagande de temps de guerre ou de guerrilla) ont inventé l’agression gratuite, qui a une cote montante, et l’incivilité a quasiment disparu, comme par miracle. Voir la leçon 608 ici.
Le déséquilibré a bonne cote aussi, qui permet de minimiser ou d’occulter l’état de guerre ou de guerrilla actuel, la haine féroce de certains envers la France et le grave délabrement général.
Le journalisme est devenu en grande partie une œuvre de cache-misère au profit des gouvernants.

A propos ! n’a-t-on pas déjà oublié le mot croisillon de solidarité journalistique #JeSuisUnAbruti, encore plus dérisoire que #PayeToiUnJournaliste ?
Voyez ici : https://www.marianne.net/politique/jesuisunabruti-chronique-d-une-nouvelle-guerre-entre-melenchon-et-les-medias
Archive : http://archive.is/dJidU

Voir aussi la leçon 610.

 

• 23 novembre 2018
Leçon 664. – Le meilleur commentaire de PayeToiUnJournaliste*

La liberté de la presse, c’est synonyme de démocratie.
Taper sur des journalistes, c’est taper sur la démocratie.

Et enfumer les lecteurs, c’est synonyme de quoi ?

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* Le groupe de discussion : https://www.facebook.com/groups/1086797134832096/
La page d’appel : https://www.facebook.com/payetoiunjournaliste/

 

• 23 novembre 2018
Leçon 665. – Toujours les mêmes maladroits « éléments de langage »

A Francetvinfo.fr, une journaliste déclare :

S’il n’y a plus de journalistes, il n’y a plus de démocratie.

Une autre journaliste parle de violence gratuite, le nouveau concept qui a la cote (voir la leçon 663 ci-dessus) :

D’un coup, je me suis rendu[e] compte que je n’en pouvais plus. Que ces actes de violence gratuite envers les journalistes n’étaient plus possibles.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/mobilisation-du-17-novembre/on-ne-peut-plus-se-faire-taper-dessus-sur-PayeToiUnJournaliste-les-reporters-denoncent-les-violences-des-gilets-jaunes_3044987.html
Archive : http://archive.is/Isech

Nous rectifierons ainsi la première déclaration (très récurrente sur le Facebook PayeToiUnJournaliste) : S’il n’y a plus de journalistes, mais seulement des propagandistes, il n’y a plus de démocratie.
Deuxième déclaration, nous supprimerons « gratuite » : Que ces actes de violence envers les journalistes n’étaient plus possibles.
Il n’y a absolument aucune gratuité dans ces agressions, mais une foule, une foultitude de motifs, et le journasot le sait très bien qui fait l’ignorant.
Enfin, est-il utile de préciser que, en langue de journasot, possibles ne veut pas dire possibles, mais acceptables ?

 

• 23 novembre 2018
Leçon 666. –  (Hors sujet)

Sentiment que la manifestation des gilets-jaunes (terreur des journasots) de demain sera l’avant-dernière chance de Macron, et donc du système — le système Sarkozy-Hollande-Macron et pire. 
Sentiment également qu’elle échouera à obtenir ce qu’elle désire. 
En revanche, la suivante sera la dernière chance de Macron et du système : c’est cette manifestation-là qui déterminera l’avenir long de la France, bon ou très mauvais. 
(A noter : 666e leçon sur un total de 999 notes ou leçons, des chiffres très particuliers et non prémédités.)

 

• 24 novembre 2018
Leçon 667/1000. – Très contre-productif, le groupe de discussion Facebook PayeToiUnJournaliste*, 1/n

Les discussions (ou seulement une partie ?) du groupe de discussion Facebook PayeToiUnJournaliste sont visibles par tous les internautes ; profitez-en, lecteur, tant qu’il en est ainsi ; ça ne va pas durer : les journalistes ne pourront supporter longtemps ce tribunal que — dans leur grande maladresse ou dans leur infinie naïveté — ils ont créé et où ils peinent à se défendre, tentent d’éluder, cherchent des échappatoires, bottent en touche, comme le dit la jolie expression.
Ce groupe est une triste vitrine où la plupart des journalistes sont encore plus mahonnêtes intellectuellement, plus méprisants, plus suffisants et par conséquent plus détestables que nous ne le pensions ; ombrageux, chatouilleux et très inflammables. Certains sont bêtes.
Le mot facho vient facilement sous leur plume quand il s’agit de répondre aux commentateurs qui les critiquent. Quant au mot nauséabond, qu’ils n’osent plus employer, car un peu dévalué, il est parfois implicite.
Finalement, ce groupe de discussion ne va faire qu’envenimer les relations entre le public consommateur d’information et les journalistes. Il va radicaliser les antis (comme nous-même), à qui les journalistes apportent de nouvelles raisons de les mépriser ou de les exécrer. Il va peut-être ouvrir les yeux de certains.
En deux mots, ce groupe de discussion est contre-productif — voire suicidaire — à souhait.

P.-S. Une journaliste trouve le mot autocritique insupportable, et nous imaginons sa réaction après que nous avons parlé, une ou deux fois, de mea culpa. Nous écrivions, par exemple, que décidément les journalistes ne changeraient jamais, qu’ils attendaient tout de l’indulgence de leurs lecteurs et qu’il ne fallait attendre des journalistes « aucun sérieux mea culpa ».
Enfin, les tenanciers de PayeToiUnJournaliste ont dû faire un tour sur notre site et vite comprendre qu’ils avaient très peu de chances de nous convertir à leur religion, d’où notre exclusion sans explication ni sommation.

————
* Le groupe de discussion : https://www.facebook.com/groups/1086797134832096/
La page d’appel : https://www.facebook.com/payetoiunjournaliste/

 

• 25 novembre 2018
Leçon 668. – Néologisme demandé

Il est temps de créer un mot qui signifierait journalistophobe, mais qui serait plus court et moins lourd.

 

• 25 novembre 2018
Leçon 669. – Se boucher les yeux et les oreilles, 2/2

La mode journalistique de « une poignée de ». Exemple : « une poignée de secondes » (« en une poignée de secondes », « dans une poignée de secondes »,...), suite.
Il y a aussi la poignée d’amis :

En 2014, Maryse Pham aidée d’une poignée d’amis, fonde Em’: une association qui développe des micro-projets au Vietnam, à destination des enfants en difficulté.

https://lezephyrmag.com/em-sur-les-chemins-de-lespoir/

Noter que l’auteur de l’article d’où est extraite cette phrase, Jérémy Felkowski, fait partie de ces journalistes qui croient aux vertus du dialogue avec les consommateurs d’information.
Il déclare, entre autres, sur PayeToiUnJournaliste :

Je partagerai tout projet voulant réinstaurer le contact entre journalistes et citoyens. Mais je vous le redis, un groupe facebook [le groupe PayeToiUnJournaliste] squatté par des trolls et des petits malins n’est pas une fin en soi*.

Notre conviction est que la plupart des journasots savent très bien (nonobstant leur sottise, qui n’est pas complète) ce qu’on leur reproche ou devraient très bien le savoir (toujours nonobstant leur sottise) et que, par conséquent, le dialogue est inutile.
Tout ce que nous pouvons faire pour eux, nous les « trolls » et les « petits malins », c’est de les mettre et de les remettre en face de leurs fautes et attendre qu’ils les reconnaissent après s’être longuement et vainement débattus à coups d’échappatoires ou de fausses excuses.

————
* http://archive.is/zVz2O

 

• 25 novembre 2018
Leçon 670. – « Journaliste », « journasot », « marchand de peignes », « mercelot »

« Journasot » est un terme de polémique.
Le journasot est le journaliste qui fait mal son travail soit par sottise soit par malhonnêteté intellectuelle.
Nous employons le terme « journaliste » au sens légal, juridique, c’est un terme objectif, qui ne dit rien des qualités ni des défauts de ce professionnel de l’information ; il peut désigner aussi bien le bon journaliste ou le passable journaliste que le mauvais (le « journasot »).
Notons, cependant, que le terme « journaliste » est assez équivoque. Dans la presse hebdomadaire, par exemple, la plupart des rédacteurs-réviseurs (qui sont des correcteurs), des maquettistes et des photographes ont la carte de journaliste : nous n’incluons pas ces gens-là quand sur ce site nous écrivons le mot « journaliste ».
Il y a quelques années (en 2006 et quelques suivantes) nous utilisions sur ce site l’expression « marchand de peignes » et le mot « mercelot » pour désigner le mauvais journaliste. Nous nous en sommes lassé — peut-être à tort ? Nous disions aussi « journaliste de jardin », comme on dit « nain de jardin » ; « journafrite » aussi, quelque temps.
Le « journasot » est en termes grossiers et néanmoins répandus sur la Toile le « journacon » quand il est sot, et le « journapute » quand il est malhonnête. La Toile est donc plus précise que nous. Noter enfin qu’on peut être à la fois un « journacon » et un « journapute », on est alors un « journacon-journapute ».
A nous de trouver de nouveaux termes, moins outrageants.

 

• 24 novembre 2018
Leçon 671. – Très contre-productif, le groupe de discussion Facebook PayeToiUnJournaliste*, 2/n

Comment y sont décrits certains des commentateurs critiques, raisonnablement critiques à l’égard des journasots ? Comme des :

trolls [terme le plus fréquent]
fachos
fâchos
fafs
crypto-fafs
petits fafs en herbe [pléonastique]
petits malins
agresseurs débiles
anti tout qui n’ont rien à faire de leur journée
complotistes-paranos
conspis
confusionnistes
nationalistes
souverainistes

Etc. De quoi dégoûter les commentateurs les moins motivés.

Il y a, semble-t-il, de nombreux bannissements, mais il y a aussi des défections de journalistes écœurés, qui disent en avoir plus qu’assez d’être critiqués ; une journaliste dit qu’elle en est « malade », et qu’elle quitte le groupe, etc.
Il y a donc deux sortes de dégoûtés, et le combat cessera probablement faute de combattants, chacun rentrant chez soi.
Pour l’instant ça tourne en rond ; il faudrait traiter des thèmes précis, par exemple les éléments de langage gouvernementaux (c’est-à-dire la langue de bois, la langue officielle) repris par les journalistes servilement ou sans réflexion et comme un seul homme — un sujet que nous connaissons assez bien.
Les discussions du groupe tournent donc en rond alors que, après un indispensable tour de chauffe et d’observation qui a duré cinq ou six jours, il est temps de mettre les mains dans le moteur, dans le ventilo à m..., dans le cœur du réacteur à pipotrons.
Notre exclusion rapide nous a dispensé (un mal pour un bien) de cette tâche ingrate et épuisante de lancer un sujet important puis** de répondre à des dizaines ou à des centaines de commentaires plus ou moins honnêtes, plus ou moins justifiés ou plus ou moins furieux.
Ce groupe singulier va à l’échec.
Nous avons oublié d’ajouter aux raisons de cet échec prochain la sottise poisseuse et hautaine de trop nombreux commentaires et que bon nombre de participants s’expriment dans un demi-charabia spontané — conséquence : la compréhension, elle, n’est pas spontanée, mais laborieuse et parfois impossible.
Nous affinerons plus tard cette analyse si besoin est.
Mise à jour du 27 novembre 2018. Les commentateurs, journalistes ou non, sont à 80 % de gauche (soit ils le déclarent, soit c’est implicite) ; nombreuses références au Rassemblement national, ex-FN, qui n’est pas en odeur de sainteté ; références bien sûr hors sujet. Eric Zemmour mal vu aussi.

————
* Le groupe de discussion : https://www.facebook.com/groups/1086797134832096/
La page d’appel : https://www.facebook.com/payetoiunjournaliste/
** Pas de virgule avant « puis » : il ne faut pas que « lancer » et « répondre » soient séparés moindrement.

 

• 26 novembre 2018
Leçon 672. – Graphie : un gilet-jaune ou un Gilet Jaune ou un « gilet jaune » ?

La presse écrit soit avec des guillemets et des minuscules : un « gilet jaune » (Lefigaro.fr, Lemonde.fr, Nouvelobs.com...) ; soit sans guillemets avec une majuscule : un Gilet jaune (Leparisien.fr, Lepoint.fr...).
Nous, nous avons choisi d’écrire un gilet-jaune comme on écrit un col-bleu (un marin de la Marine nationale).
Nous écrirons aussi une gilet-jaune (une femme).
Un gilet-jaune est un partisan du mouvement de protestation asyndical et apolitique les Gilets jaunes, né en novembre 2018.

• col-bleu, n. m.
Familier. Marin de la Marine nationale.

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/col-bleu/17085?q=col-bleu#16958

Cependant on trouve aussi, sans division :

• col bleu, ouvrier de l’industrie.
• col blanc, employé de bureau.

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/col/17072/locution?q=col-blanc#178411

 

• 26 novembre 2018
Leçon 673. –  L’éducation aux médias

• France Télévisions
@DelphineErnotte, @LetranchantY, et @AmelCogard ouvrent le 1er débat de la journée : « Les jeunes et l’info ». Ils rappellent l’importance de l’éducation aux médias et de ces rencontres avec les élèves. #SemaineEducFTV

https://twitter.com/Francetele/status/1066985723906142209

• René Chiche
"L’éducation aux médias" ? Une vaste supercherie ! Le but de l’école est précisément de former l’esprit critique par l’acquisition de véritables connaissances et de cet instrument à penser qu’est la langue, sans cesse abîmée par l’usage approximatif qu’en font lesdits médias.

https://twitter.com/rene_chiche/status/1066990048573300738

L’auteur ne confond-il pas éducation aux médias et éducation par les médias ?
N. B. Les médias n’ont-ils pas eux-mêmes besoin d’être éduqués ? Ce qui s’appellerait l’éducation des médias.

 

• 28 novembre 2018
Leçon 674. – Avantages fiscaux des journalistes

Extrait d’un article de Public Sénat :

Les sénateurs ont adopté un amendement limitant les bénéficiaires de la niche fiscale des journalistes à ceux dont le revenu est inférieur à 6.000 euros nets par mois. Le gouvernement s’y est opposé. [...]
 « Les dispositions fiscales dont bénéficient les journalistes et la presse sont de nature à favoriser la pluralité et la liberté de la presse » a justifié le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt.

https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/les-senateurs-rabotent-la-niche-fiscale-des-journalistes-135915

 

• 28 novembre 2018
Leçon 675. – Groupe de discussion Facebook PayeToiUnJournaliste*, extrait

PayeToiUnJournaliste, extrait d’une conversation (les noms ont été changés).

Robert. A quand l’arrêt des subventions à la presse et à [sic] l’abattement fiscal ? Nous n’avons plus les moyens de vous entretenir.

Jacques. Robert ridicule et pourtant je ne suis pas journaliste[.]

Alain. Robert Vous ne savez rien du mode [de] revenu des journalistes, sachez que le montant des salaires de la grande majorité des journaliste[s] tient compte de cet abattement (ce qui explique le montant assez bas des revenus des journalistes), quant aux subventions tous les journaux ne les touchent pas et elles sont faites pour garantir une certaine indépendance de la presse, en retour la quantité de pub est légalement limitée. Si vous voulez une vraie presse indépendante vous devriez exiger le contraire, plus de subventions mais plus du tout de pub. Quant à l’abattement fiscal il représente un montant forfaitaire pour les frais liés à la profession comme vous avez vous[-]même la possibilité de déduire vos frais.

Voici ce nous aurions pu répondre à Alain, qui déclare être journaliste, si nous n’avions pas été exclu.

Alain, cinq remarques.
— « Vous ne savez rien du mode [de] revenu des journalistes. »
Votre interlocuteur ne sait rien du sujet, mais, vous, vous savez tout de votre interlocuteur.

— « Sachez que le montant des salaires de la grande majorité des journaliste[s] tient compte de cet abattement. »
Que les patrons de journaux pour établir le salaire de leurs journalistes tiennent compte de l’abattement annuel de 7 650 euros pour chacun d’entre eux, c’est très probable, mais « sachez que » ça ne change rien au problème suivant : cet abattement est une subvention déguisée, une subvention supplémentaire pour un service dont beaucoup ne sont pas satisfaits. Si cet abattement ne bénéficie pas aux journalistes, il bénéficie aux patrons de presse, et s’il n’est pas un fil à la patte des journalistes, il est un fil à la patte des patrons (plutôt qu’un moyen de « garantir une certaine indépendance de la presse », comme vous l’écrivez).

— « En retour la quantité de pub est légalement limitée. »
Un minimum de texte journalistique est exigé pour que le journal continue à ressembler à un journal, et qu’il n’ait pas l’air d’un catalogue de La Redoute, mais aucune loi n’impose que les articles soient de qualité, c’est-à-dire utiles, correctement écrits et honnêtes, encore moins qu’ils soient originaux et créatifs.

— « Si vous voulez une vraie presse indépendante vous devriez exiger le contraire, plus de subventions mais plus du tout de pub. »
Carrément ! Je crois que chacun préférerait, et de beaucoup, une presse qui fait bien son métier, donc qui suscite l’achat.

— « Comme vous avez vous[-]même la possibilité de déduire vos frais. »
Vous savez tout sur votre interlocuteur : même que dans son métier il peut déduire ses frais.

————
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LMMRM — Je dédie ce site à mes amis Mondo Huygelen, Jack Bonamy et Tadeusz Matynia