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Comment écrire au président de la République
et ne recevoir aucune réponse
– et autres guitares
, 9


 

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• 23 novembre 2015
Leçon 103. –
François Hollande devant le Congrès à Versailles*

Six extraits du long discours de François Hollande devant le Congrès à Versailles le 16 novembre 2015, soit trois jours après les attentats de Saint-Denis et de Paris.
Par décence, par pudeur – ou par pudibonderie ? –, j’ai attendu une semaine avant de publier cette leçon 103 ; de plus, je me limiterai à six extraits du discours au lieu d’en donner plus de vingt** comme je l’aurais fait en des circonstances qui n’eussent pas été tragiques ; et, enfin, je ne les commenterai pas dans cette leçon – ni commentaire ni correction.
Les voici.

C’est dans cet esprit que je rencontrerai dans les prochains jours le Président OBAMA et le Président POUTINE pour unir nos forces et atteindre un résultat qui pour l’instant est encore renvoyé à trop longtemps.

Nous avons bien conscience les uns et les autres qu’il faudra du temps et que la patience est aussi exigeante que la durée et la dureté avec laquelle nous devons combattre. 

Voilà les exigences que portera la France une nouvelle fois par le ministre de l’Intérieur à la réunion qui se tiendra, à notre demande, dès vendredi.

En Syrie nous cherchons résolument, inlassablement une solution politique dans laquelle Bachar AL ASSAD ne peut constituer l’issue mais notre ennemi, notre ennemi en Syrie, c’est Daech. 

Et je pense à la jeunesse, je pense à celle qui se sent blessée à travers toutes ces victimes et qui s’interroge sur sa capacité à pouvoir vivre dans un Etat de droit. 

C’est en renonçant au combat que la République devait mener qu’elle a pu s’éloigner d’elle-même dans certaines circonstances ; nous devons veiller qu’il n’en soit pas aujourd’hui le cadre.

Copie d’écran d’Elysee.fr.

 

——
* Texte du discours sur le site web de l’Elysée : http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-devant-le-parlement-reuni-en-congres-3/

** Peut-être le ferai-je plus tard quand au deuil, à la dépression, au fatalisme, au silence, aux minutes de silence et d’hommage, au silence tremblotant des petites bougies parfumées aura succédé le sursaut, bienfaisant, salvateur, dont parle Thibault de Montbrial – soit dans dix mille ans.
Quoi qu’il en soit, une ou deux décennies – pour le moins – de guerres, intérieure et extérieure, nous attendent, et le temps du pain noir, dur, amer, sec, trempé dans une eau douteuse javellisée à outrance a commencé il y a dix jours, le vendredi 13 novembre 2015.
Mise à jour du 25 novembre 2015 : chez moi, l’eau est devenue véritablement imbuvable avec un goût, une forte odeur d’hôpital, de médicament. Je dois y ajouter un peu de sirop tant elle pue le mouroir et la morgue.

Mots clés : 13 novembre 2015

 

• 23 novembre 2015
Leçon 104. –
Mise à jour de liste

« Permettre d’être capable », « être capable de pouvoir » et autres tournures redondantes hollandiennes du même genre : voir les leçons 19, 22, 23, 24, 26, 30, 38, 48, 49, 58, 68, 92, 96 et 103 (leçon 103 : « la capacité à pouvoir »).

 

• 25 novembre 2015
Leçon 105. –
Nicolas Sarkozy le style Ray-Ban. Discours prononcé en Alsace à Schiltigheim le 25 novembre 2015*

Deux citations.

Il ne serait pas digne, ni à la hauteur des événements de chercher à tendre l’opposition dans des pièges.

Qui oserait prendre le risque de dire qu’il n’y a plus de risque ? [Ici, pas de maladresse de langue, c’est la grande originalité de la formule qui me l’a fait retenir.]

——
* http://www.valeursactuelles.com/politique/pour-nicolas-sarkozy-il-ny-plus-didentite-francaise-dans-une-societe-devenue

 

• 28 novembre 2015
Leçon 106. –
Hommage national de François Hollande aux victimes des attentats du 13 novembre 2015*, 1

Texte du discours sur le site web de l’Elysée.
Trois extraits, quatre coquilles.

C’est cette joie qu’ils voulaient ensevelir dans le fracas de leurs bombes. Et bien, ils ne l’arrêteront pas.

Correction : Eh bien

Ce patriotisme est le symbole de notre union, de notre inaltérable résistance face aux coups qui peuvent nous être portés, car la France garde intacte, malgré le drame, malgré le sang versé, ses principes d’espérance et de tolérance.

Correction : intacts

L’épreuve nous a tous meurtris, les familles d’abord, les Français, quelle que soit leur condition, leur confession, leurs origines. L’épreuve nous a tous meurtris, mais elle nous rendra plus fort.

Correction : quelles que soient
Correction : forts

N. B. « Le président de la République a travaillé plusieurs jours sur ce discours qu’il a lui-même rédigé » (le Figaro.fr).

——
* Discours du 27 novembre 2015 : http://www.elysee.fr/chronologie/#e11609,2015-11-27,hommage-national-aux-victimes-des-attentats-du-13-novembre-h-tel-national-des-invalides-

 

• 28 novembre 2015
Leçon 107. –
Hommage national de François Hollande aux victimes des attentats du 13 novembre
2015*, 2

Texte du discours sur le site web de l’Elysée.
Cinq extraits de ce « discours vibrant » selon Lexpress.fr, de ce « grand discours » selon Eugénie Bastié**.
Lefigaro.fr, lui, y a vu des « passages forts ».

Pléonasmes

En cet instant si grave et si douloureux, où la Nation fait corps avec elle-même.

Correction : fait corps

Nous pourrons aussi communier dans les mêmes émotions.

Si les émotions étaient différentes, il n’y aurait pas de communion.

Illogisme

Ces femmes, ces hommes, venaient de plus de 50 communes de France. De villes, de banlieues, de villages. Ils venaient aussi du monde, dix-sept pays portent aujourd’hui avec nous le deuil.

La France ne ferait donc pas partie du monde ?

Platitude et prudhommerie

Paris, une ville qui donne un manteau de lumière aux idées.

C’est parce qu’ils étaient la vie qu’ils ont été tués.

 

 

——
* Discours du 27 novembre 2015 : http://www.elysee.fr/chronologie/#e11609,2015-11-27,hommage-national-aux-victimes-des-attentats-du-13-novembre-h-tel-national-des-invalides-

** Peut-être Eugénie Bastié par « grand discours » entend-elle « long discours » de 16 minutes ? On peut en douter. Eugénie Bastié, qu’on a connue mieux inspirée, plus critique, voire insoumise, qui ne ressemble pas au Figaro, pour lequel elle travaille et qui nous aurait presque – je dis bien presqueréconcilié avec le journalisme.

 

• 30 novembre 2015
Leçon 108. –
Hommage national de François Hollande aux victimes des attentats du 13 novembre
2015*, 3

Dans son article « Attentats : hommage “national”, mais seulement Rive gauche », Jacques Martinez écrit ce qui suit :

Un détail affligeant : déclarer « il nous reviendra de “réparer” les vivants », croyez-vous que les « vivants » ont compris que le mot « réparer » était entre guillemets ? N’aurait-il pas pu – ayant lui-même écrit ce discours – trouver un autre mot ?

Je vais développer ce que dit un peu maladroitement Jacques Martinez (après la première virgule, la continuité de la phrase est rompue, il manque un lien logique avec ce qui suit) : pourquoi le mot réparer est-il entre guillemets dans la version texte du web de l’Elysée ? Parce que c’est une citation ? Non, pas que je sache.
Alors c’est parce que réparer est un mot un peu trop familier quand il s’agit de parler des psychismes blessés, des sensibilités poignardées, qui ne sont pas des objets, des mécaniques, des machines qu’on peut envoyer à la réparation, et que ces guillemets sont une manière de dire « Excusez-moi, mais je n’ai pas trouvé le mot adéquat ; ne prenez pas ce mot au pied de la lettre ». Dans ce cas, pourquoi l’auteur n’a-t-il pas cherché un autre mot, alors qu’il en avait le temps ? Désinvolture ?

Ajoutons que dans le ton (à 2 min 41 s de la vidéo) on n’entend pas les guillemets, et le mot réparer est prononcé sans intonation particulière. D’ailleurs, François Hollande est presque toujours endormi, réciteur, plat, monocorde, il n’a rien d’un orateur**, d’un tribun – ni même d’un auteur de discours.

Pour finir, j’ajouterai ceci : utiliser des guillemets pour faire passer, pour se faire pardonner un mot maladroit est une très mauvaise pratique, et les guillemets servent en général à citer. Idem pour les « oreilles de lapin »*** (les index et les majeurs frétillant de chaque côté du visage) qu’utilisent tout un tas de gens à la mode pour indiquer que le mot qu’ils emploient n’est pas idoine.

Si les guillemets n’ont pas été entendus dans le discours, c’est peut-être, me dira-t-on, parce qu’ils étaient absents du texte qu’a lu François Hollande (discours écrit par François Hollande lui-même, nous a dit la presse) et c’est plus tard, lors de la mise en ligne, que, le mot ayant été jugé peu adéquat, des guillemets ont été ajoutés comme un repentir ou plutôt comme un repeint. Peu probable.

On remarquera aussi dans la copie d’écran ci-dessus l’absence d’espace après les guillemets ouvrants : «réparer ». En somme, «réparer » est à réparer – comme tant d’autres choses dans ce « cher et vieux pays »****.

——
* Discours du 27 novembre 2015 : http://www.elysee.fr/chronologie/#e11609,2015-11-27,hommage-national-aux-victimes-des-attentats-du-13-novembre-h-tel-national-des-invalides-
** A 4 minutes 31 secondes, François Hollande prononce bataclon le mot « Bataclan » : « Ils chantaient au Bataclan [bataclon]. »
*** Rabbit ears ou bunny ears.
**** Citation célèbre (« Eh bien, mon cher et vieux pays, nous voilà donc encore une fois ensemble devant une lourde épreuve »).

 

• 1er décembre 2015
Leçon 109. –
Hommage national de François Hollande aux victimes des attentats du 13 novembre
2015*, 4

— A propos de réparer, suite.

Il y avait deux solutions simples pour François Hollande, qui, qui plus est, était censé, comme le déclarerait la presse, toujours avide de ce genre de détails (qui sont parfois à double tranchant, et c’est le cas ici**), avoir « travaillé plusieurs jours sur ce discours qu’il a lui-même rédigé » : soit, lors de la création de son texte, remplacer sans barguigner réparer par un autre mot si le mot ne lui convenait pas, considérant que les synonymes ne manquent pas en français, qu’on peut remplacer une tournure par une autre qui dit la même chose ou qui la dit mieux et que des guillemets ne seraient pas entendus dans le discours à moins qu’il n’y mette une forte intonation particulière, ce qui serait et compliqué et un peu déplacé en cette circonstance funèbre et solennelle ; soit ne pas remplacer réparer, assumer le mot, endosser cette toute petite hardiesse de langage (ce qui serait normal pour un président qui, il y a peu, se disait audacieux), et s’interdire de mettre des guillemets dans le discours écrit publié, car au demeurant et tout bien réfléchi le mot réparer n’a rien de véritablement choquant, et mettre des guillemets ne ferait qu’attirer l’attention sur une apparence de faute, de maladresse et, pis, sur une maladresse reconnue par l’auteur et qu’il n’a pas voulu prendre la peine de réparer (par désinvolture) ou qu’il n’a pas su réparer (par impuissance).

Eh bien, non, c’est la plus mauvaise solution, la solution bâtarde qui a triomphé, celle du non et du oui à la fois, celle du non à la réécriture et à l’intonation et du oui aux guillemets ; celle qui consiste à parier sur le pair et sur l’impair pour être sûr de ne pas perdre, mais pour finalement perdre quand même parce qu’on a montré qu’on n’est qu’un faux joueur ou qu’un mauvais joueur.
Voilà qui est très inquiétant de la part d’un homme de décision entre les mains de qui une nation a mis son destin en ces temps extrêmement troublés, nation promise – selon mon sentiment personnel – à la guerre intérieure et extérieure pour plusieurs décennies.

Voir les leçons 58 et 92, où, m’appuyant sur l’analyse de tics de langage hollandiens, de vices profondément invétérés du langage présidentiel, je parle d’impuissance.
Voir aussi la leçon 104 ci-dessus, sur cette page même.

N. B. Parmi les solutions inacceptables dont nous ne parlerons pas, il y avait celle-ci : « Nous rassemblerons nos forces pour apaiser les douleurs et après avoir enterré les morts, il nous reviendra de "réparer", entre guillemets, les vivants » ; solution inacceptable pour un discours préparé. Nous ne parlerons pas non plus des « oreilles de lapin ».
Parmi les solutions acceptables, celle-ci : le président aurait pu parler de « cicatriser les plaies physiques » (celles des blessés) « et les plaies morales » (celles des proches, celles des Français en général). Il y avait mille solutions de remplacement pour qui avait le temps, c’est-à-dire « plusieurs jours ».

« Le président de la République a travaillé plusieurs jours sur ce discours qu’il a lui-même rédigé », lefigaro.fr.

——
* Discours du 27 novembre 2015 : http://www.elysee.fr/chronologie/#e11609,2015-11-27,hommage-national-aux-victimes-des-attentats-du-13-novembre-h-tel-national-des-invalides-
** A double tranchant, disais-je, car, si l’on pardonnera facilement des maladresses ou des platitudes dans un discours improvisé, on les pardonnera moins facilement dans un discours que l’auteur dit avoir préparé pendant plusieurs jours.

 

• 3 décembre 2015
Leçon 110. –
Hommage national de François Hollande aux victimes des attentats du 13 novembre
2015*, 5

— A propos de réparer, suite et fin.

On me dit que François Hollande pensait peut-être au livre de l’illustre inconnue Maylis de Kerangal, auteur de Réparer les vivants (une histoire de dons d’organes ; prix du Roman des étudiants France Culture-Télérama en 2014).
Je réponds que, dans ce cas, ce sont trois mots qui auraient dû être entre guillemets ; ensuite que, dans des circonstances exceptionnelles, solennelles et graves, on cite des auteurs reconnus et faisant honneur à leur pays, pas une gloire locale et certainement éphémère comme Maylis de Kerangal, en qui une nation ne pourrait se reconnaître puisqu’elle ne la connaît pas.
Enfin, François Hollande pensait peut-être à l’expression « chirurgie réparatrice ». Dans ce cas, conscient que le mot est largement attesté et utilisé, pourquoi l’a-t-il flanqué de guillemets d’indulgence ?
Je maintiens donc mon diagnostic : petite hardiesse, puis un pas en arrière.

Pour finir, une citation de Maylis de Kerangal trouvée sur le web :

Souvent, je vais dans les collèges ou les lycées rencontrer des élèves qui n’ont jamais croisé d’auteurs vivants.

Hum ! peut-on croiser un auteur mort ? Non ; donc « croiser un auteur » aurait probablement suffi. Et qu’est-ce que « croiser un auteur » ? Eh bien, croiser, c’est « passer à côté de, en allant en sens contraire » selon le Robert. Là, ça se corse.

P.-S. du 3 mars 2016
Richard Millet n’est pas tendre pour Maylis de Kerangal :
http://www.leoscheer.com/blog/2016/01/08/2332-la-revue-litteraire-par-richard-millet-dans-le-point
ou https://archive.is/KL4f4

——
* Discours du 27 novembre 2015 : http://www.elysee.fr/chronologie/#e11609,2015-11-27,hommage-national-aux-victimes-des-attentats-du-13-novembre-h-tel-national-des-invalides-

 

 

• 20 décembre 2015
Leçon 111. – « Une faute dans une dépêche, une faute dans toute la presse »*

Source : http://docpresseesj.tumblr.com, 14-XII-2015

——
* https://twitter.com/CyrilPetit

 

• 21 décembre 2015
Leçon 112. – « Discours lors de l’inauguration du Monument des Fraternisations », par François Hollande, publié le 17 décembre 2015*, 1

A signaler entre autres** :

Cette histoire aurait été oubliée si Louis BARTHAS ne l’avait pas consignée dans ses carnets et si sa famille que je salue n’avait pas veillé contentieusement, j’allais dire presque pieusement, à conserver autant qu’il était possible ce document, puis à le publier.

« Veiller contentieusement » ? Correction : « Veiller consciencieusement ».
Noter que la voix de synthèse qui, à la demande, lit ce discours sur le site de l’Elysée prononce contenTieusement, avec le son t, et non contenSSieusement.
Certes, l’adverbe « contentieusement » (qui signifie « par voie de contentieux, de procès ») existe, mais il est ici inadéquat. Il frise le contresens, il sent bon cette France de l’approximation, du dilettantisme en tout, voire du je-m’en-fichisme obligatoire même dans les plus graves affaires.
Enfin, curieusement, c’est la première fois en deux ans que je ne rencontre aucune faute d’orthographe dans un texte de discours du président. En revanche, on trouve toujours les mêmes incohérences d’accentuation, de majuscules et la ponctuation est toujours aussi déplorablement fautive, comme ci-dessous dans « sa famille[,] que je salue[,] ».

 

 

——
* http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-l-inauguration-du-monument-des-fraternisations/

** Par exemple, je ne parlerai pas des deux ou trois traits d’humour typiquement hollandiens qui détonnent dans le contexte de ce discours. Les absurdités d’idée, elles, pullulent toujours avec la même vigueur frivole, mais ce n’est pas le rôle de ce site de les dénoncer : nous essayons de nous cantonner au langage ou, plutôt, de nous en écarter le moins possible.

 

• 23 décembre 2015
Leçon 113. – « Discours lors de l’inauguration du Monument des Fraternisations », par François Hollande, publié le 17 décembre 2015*, 2

Le discours audio à 3 minutes 4 secondes. Un quasi-charabia :

Je veux également saluer Xavier Bertrand, qui vient après l’épreuve du suffrage universel prendre la responsabilité de cette nouvelle région, grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et auquel maintenant je dois une responsabilité commune pour répondre, comme l’a dit le président Larcher, aux défis, aux alertes qui nous sont aujourd’hui lancés.

Le discours écrit diffère sur plusieurs points et nous aide à comprendre ce qu’a voulu dire François Hollande :

Je veux également saluer Xavier BERTRAND qui vient prendre après l’épreuve du suffrage universel la responsabilité de cette nouvelle région, de cette grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, à l’égard de laquelle nous avons maintenant une responsabilité commune pour répondre comme l’a dit le président LARCHER, aux défis, aux alertes qui nous sont aujourd’hui lancés.

A 4 minutes 46 secondes :

Le Monument des Fraternisations que nous inugaurons aujourd’hui...

En revanche, dans la vidéo du discours, François Hollande dit bien consciencieusement, et non contentieusement (voir la leçon 112 ci-dessus).

A 6 minutes 12 secondes, une maladresse :

... ceux qui avaient commis cet acte de fraternité...

Texte :

... ceux qui avaient posé cet acte de fraternité...

(Poser un acte, la fausse élégance à la mode.)

Noter que, depuis quelque temps, François Hollande ne dit plus Dash, mais Daesh (voir la leçon 96).

——
* http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-l-inauguration-du-monument-des-fraternisations/

 

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