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Comment écrire au président de la République
et ne recevoir aucune réponse
– et autres guitares
, 16


 

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• 5 juin 2017
Leçon 247. – A la mode en ce moment chez les journassots

A noter parmi les mots à la mode chez les journassots : poisseux, effroi.
Glaçant perd un peu de sa ridicule faveur.
Face caméra : le plus agaçant, c’est que des commentateurs du web non journassots reprennent l’expression, pensant faire pro probablement : « il a déclaré face caméra que »...
Questionnement : « L’intervention du ministre de l’Intérieur soulève bien des questionnements. »

 

• 9 juin 2017
Leçon 248. – Racolage

Je cite :

Élisabeth Guigou est venue faire campagne à la mosquée. [...] [Elle] n’a pas hésité à revêtir un hijab.

Comment l’auteur de l’article sait-il qu’elle « n’a pas hésité » ?
Racolage habituel chez les journassots, « Il/Elle n’a pas hésité à » est une des expressions préférées du journassot de base.

http://www.lepoint.fr/legislatives/elisabeth-guigou-mene-campagne-voilee-a-la-mosquee-de-pantin-09-06-2017-2133982_3408.php#xtor=CS2-259

 

• 10 juin 2017
Leçon 249. – « Hocher la tête »/« secouer la tête », 1

Pour moi, « hocher la tête » c’est dire oui et bouger la tête vers le bas puis vers le haut (et c’est toujours ainsi que j’ai compris l’expression), et « secouer la tête » c’est plutôt (je dis plutôt car je n’ai pas de certitude) dire non et bouger la tête vers un côté puis vers l’autre. Dans de très nombreux romans étrangers récents (policiers surtout) traduits en français, le lecteur rencontre souvent les expressions « il hocha la tête » et « il secoua la tête » (parfois dans le même roman) sans qu’il puisse affirmer avec certitude — et ce malgré l’aide que peut ou pourrait apporter le contexte — que ces expressions indiquent pour la première une approbation ou pour la deuxième une dénégation.
On peut même en arriver à se demander si les expressions « hocher la tête » et « secouer la tête » ne sont pas synonymes, et ne signifient pas toutes deux « approuver, dire oui ». Autrement dit « secouer la tête » ne serait utilisée que pour éviter une répétition de « hocher la tête ».
Enfin, il n’est jamais indiqué le sens du mouvement (vertical ou horizontal) qui pourrait lever presque tous les doutes (presque, car ces expressions et ces mouvements de la tête peuvent aussi exprimer, quoique moins fréquemment, l’incertitude, le doute, la perplexité, l’incrédulité, la lassitude, la résignation, etc. ; ce sont des aspects secondaires que je n’aborderai pas ici). Merci, les traducteurs — car je pense que les traducteurs sont à mettre en cause plus que les auteurs ; j’y reviendrai.

Exemple artificiel, mais représentatif :
Le policier. — Vous connaissiez la victime?
Le suspect. — Il hocha la tête.
Le policier. — Et quand avez-vous découvert le corps ?
Le suspect. — Hier vers 19 heures.

Dans l’exemple ci-dessus, le doute s’empare du lecteur parce que, si le policier ne demande pas au suspect depuis combien de temps il connaissait la victime ni quel genre de relations il avait avec elle, c’est que « il hocha la tête » équivaut à « non ».
Parfois c’est une autre configuration, un autre contexte qui font douter de la signification de « hocher la tête » et de « secouer la tête ».

(Noter que, dans les livres audio, « il hocha » est invariablement, je dis bien invariablement, prononcé [ilocha] au lieu de [il ocha], comme si le h n’était pas aspiré. Passons, mais c’est invariablement pareil avec « il haussa les sourcils » : [ilossa] au lieu de [il ossa].)

Ce que disent les dictionnaires est intéressant, parfois surprenant.

Le Littré (commencé en 1863)
— Hocher la tête, la secouer en signe de désapprobation.

« Désapprobation » ? Ici pour moi, c’est une grosse surprise. Dois-je relire Balzac, Hugo, Stendhal à la lumière de cette révélation ?


Hocher la tête, selon Littré


— Secouer la tête, faire un mouvement de tête par refus, par improbation, par doute.

 

Le Nouveau Larousse illustré (en sept volumes, de 1897 à 1903)
— hocher la tête, la remuer de droite à gauche, et vice versa, en signe de dénégation.

— hocher de la tête, du nez, les secouer de haut en bas, et vice versa, en signe de doute, d’inquiétude, de mécontentement.

— secouer la tête, faire un mouvement de la tête pour marquer le doute, l’hésitation, le refus.

 

L’avant-dernière édition (la huitième, 1932-1935) du Dictionnaire de l’Académie française
Hocher la tête, marquer, en levant subitement la tête en haut, qu’on désapprouve quelque chose ou qu’on ne s’en soucie guère.

Remarquer que la définition de cette huitième édition dit « en levant subitement la tête en haut » (donc comme si on donnait un coup de menton) et non « en levant et baissant alternativement la tête ».
(Un peu redondant ce « en levant en haut », non ?)

— Secouer la tête, faire un mouvement de la tête, pour refuser quelque chose, ou pour se moquer de quelqu’un.

 

Le Dictionnaire de l’Académie française dans sa dernière édition (la neuvième, encore inachevée)
— Hocher la tête, la remuer dans le sens vertical pour exprimer l’assentiment, ou bien l’incertitude ou l’indifférence.

Satisfait de constater que la dernière édition du Dictionnaire de l’Académie française donne la même acception que moi (l’assentiment), mais surpris par la fin de la définition : pour exprimer l’indifférence.

— secouer... [les académiciens n’ont pas encore à ce jour défini le mot].

 

Le Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse (en dix volumes, 1983)
— hocher la tête, la remuer de haut en bas en signe d’approbation, d’écoute ou d’hésitation ou la remuer de gauche à droite en signe de refus, de désaccord, de désapprobation ou de perplexité.
« Approuver en hochant gravement la tête. »

Donc, si l’auteur n’indique pas dans quel sens le personnage hoche la tête ou s’il ne précise pas qu’il le fait en signe d’approbation ou de dénégation, la signification est équivoque.

— Secouer la tête, la main, les épaules, etc., les agiter vivement et de manière répétée en signe de quelque chose. « Il secoua la tête en signe de dénégation. »

 

Le Larousse en ligne
— hocher
Remuer la tête de haut en bas en signe d’approbation, d’écoute ou d’hésitation ou la remuer de gauche à droite en signe de refus, de désaccord, de désapprobation ou de perplexité.

Donc si l’auteur n’indique pas dans quel sens le personnage hoche la tête, la signification est équivoque.

— secouer
Agiter la tête, la main, les épaules, etc., vivement et de manière répétée en signe de quelque chose. « Il secoua la tête en signe de dénégation. »

Les deux dernières définitions des Larousse sont quasi identiques.

Bref, les auteurs et les traducteurs doivent veiller à être non équivoques et précis (sauf volonté de laisser planer le doute) : il fit non/il fit oui de la tête ou il secoua/il hocha la tête en signe de dénégation/d’approbation, etc.

 

• 13 juin 2017
Leçon 250. – « Hocher la tête »/« secouer la tête », 2

On s’y perd très vite. Pour le lecteur pressé ou saoulé de mots, tentons de résumer la leçon 249.

— Littré. Hocher = secouer = non.
— Nouveau Larousse illustré. Hocher = secouer = non.
Huitième édition du Dictionnaire de l’Académie française. Hocher = secouer = non.
Neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française. Hocher = oui. Secouer = ?
— Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse. Hocher = oui ou non selon les directions des mouvements de tête, qui doivent être précisées (horizontales ou verticales) ou traduites, interprétées par l’auteur : hocher positivement, en signe d’approbation/négativement, en signe de refus... Secouer = oui ou non selon les éventuelles précisions qui indiqueront s’il s’agit d’un oui ou d’un non : Il secoua la tête positivement, en signe d’approbation/Il secoua la tête négativement, en signe de dénégation, en signe de refus...
Larousse en ligne. Hocher = oui ou non selon les directions des mouvements de tête, qui doivent être précisées (horizontales ou verticales). Secouer = oui ou non selon les éventuelles précisions qui indiqueront s’il s’agit d’un oui ou d’un non : Il secoua la tête positivement, en signe d’approbation/Il secoua la tête négativement, en signe de dénégation, en signe de refus...

Que faut-il retenir pour le sens actuel, de 2017 ? Rien sinon la définition de « hocher la tête » de la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française : hocher = oui.
Pour ma part, j’en resterai là pour le moment, campant sur mes positions initiales : hocher = oui ; secouer = oui ou non avec une petite tendance pour le non.

 

• 13 juin 2017
Leçon 251. – « Hocher la tête »/« secouer la tête », 3

— to nod
Lower and raise one’s head slightly and briefly, especially in greeting, assent, or understanding, or to give someone a signal.
"He looked around for support and everyone nodded."
With object: "She nodded her head in agreement."

— to shake one’s head
Turn one’s head from side to side in order to indicate refusal, denial, disapproval, or incredulity.

Source : https://en.oxforddictionaries.com/

De cela on pourrait conclure que, dans les romans traduits de l’anglais en français, « hocher la tête » (to nod) signifie « dire oui » et « secouer la tête » signifie « dire non » (to shake one’s head). « Secouer la tête » serait une mauvaise traduction littérale, insuffisante et paresseuse de to shake one’s head.

 

• 15 juin 2017
Leçon 252. – Poignardage (action) et poignardement (résultat)

Le journassot (on peut préférer les graphies journaçot ou journasseau) saura utiliser à toutes les sauces le mot glaçant, très en vogue, ou pour autant en début de phrase, mais sera peu capable d’innover dans la langue de Molière.
Parmi les mots nouveaux qui devraient s’imposer à sa plume, je citerai poignardage (action) et poignardement (résultat).
Ce sont deux mots dont l’utilité est indiscutable, puisque jamais de mémoire de Français on n’a autant poignardé en France, malheureux pays.

 

• 16 juin 2017
Leçon 253. – Défèque-news de Breizatao.com*

[Titre] USA: Un militant d’extrême-gauche, affilié au parti d’Obama, abat un parlementaire proche de Trump

[Texte] Un militant d’extrême-gauche lié au Parti Démocrate a tenté d’assassiner plusieurs parlementaires américains affiliés au Parti Républicain, la formation politique de Donald Trump. [...] Un homme a ouvert le feu vers 7 heures du matin, heure locale (13 heures à Paris), avec une arme semi-automatique, faisant plusieurs blessés. [...] Parmi les blessés: Steve Scalise, 51 ans, est l’un des chefs de file du parti républicain à la Chambre de représentants. Donald Trump a rapidement expliqué sur Twitter que cet «ami» était «grièvement blessé» mais qu’il «se remettra».

Classique d’une presse d’amateur, relâchée, racoleuse et qui, insupportablement, prend ses lecteurs pour des benêts du jour** (je pense aussi à l’inénarrable Fdesouche), où abattre ne signifie pas tuer. Noter qu’il faudrait avoir l’esprit large, laxiste et un peu tors pour affirmer que abattre doit être pris ici au sens premier de faire tomber.

Larousse en ligne
abattre
Faire tomber quelque chose, le renverser, le jeter à terre ; démolir une construction ; faire tomber et détruire un objet en vol : Abattre des arbres, un mur, un avion.
Tuer un animal : Abattre un bœuf.
Tuer volontairement quelqu’un avec une arme à feu.

——
* http://breizatao.com/2017/06/14/usa-un-militant-dextreme-gauche-affilie-au-parti-dobama-abat-un-parlementaire-proche-de-trump/
Archive : https://archive.is/3al9Z
** Une presse qui, insupportablement, prend ses lecteurs pour des benêts du jour, ou qui pense flatter leur goût et les caresse dans le sens de leur poil, ici en l’occurrence vers la droite ? Sont-ils si bêtes, les lecteurs ? Ne regimbent-ils pas ? Se soumettent-ils inconsciemment comme la grande presse leur a bien appris à le faire ? « S’il a écrit abattre, c’est qu’il avait des raisons, le journaliste, même si je ne parviens pas à les deviner ! C’est pas mon métier. Et puis, au fond, s’il exagère, il le fait dans le bon sens, non ? »
Pour moi, la presse racoleuse scie la branche sur laquelle elle est assise.
Cela dit, on peut aussi hésiter entre deux diagnostics : esprit de racolage ou incompétence lexicale ? On peut également voir les deux tares à l’œuvre en même temps.
Cette très mauvaise presse aboutit à ceci : elle abêtit le lecteur et l’habitue à de très mauvaises pratiques d’information qui finalement feront passer, par comparaison, la presse professionnelle pour honnête et compétente — ce qui est très exactement ce à quoi cette presse qui se veut de réinformation, libre, indépendante, de vérité et sans langue de bois ne voudrait pas aboutir.

Ajout du 20 juin 2017
RTL Belgique :

Une petite explosion a eu lieu mardi soir peu avant 21h00 à la gare centrale de Bruxelles. L’auteur présumé de l’explosion a été abattu et son état de santé n’est pas connu, a indiqué le parquet de Bruxelles. On ne déplore pas de blessé.

http://www.rtl.be/info/regions/bruxelles/bruits-de-tirs-ou-d-explosions-a-la-gare-centrale-le-centre-de-bruxelles-en-etat-d-alerte-928614.aspx
Archive : https://archive.is/qbjVV

— 21 juin 2017
La bourde a été rectifiée, mais elle est visible dans l’archive du 20 juin : https://archive.is/qbjVV

 

• 3 juillet 2017
Leçon 254. – Remplissage et charabia, Emmanuel Macron encore pire que François Hollande, 1

Discours d’Emmanuel Macron lors de l’inauguration le 29 juin 2017 de la Station F, halle Freyssinet, à Paris.
A partir de 6 minutes 30 :

Ne pensez pas une seule seconde que, si demain vous réussissez vos investissements ou votre start-up, la chose est faite. Non ! Parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu où on passe, parce que c’est un lieu qu’on partage, parce que la planète où nous sommes aujourd’hui, parce que cette ville, parce que notre pays, parce que notre continent ce sont des lieux où nous passons et, si nous oublions cela en voulant accumuler dans un coin, on oublie d’où on vient et où on va.

Consternant ! On se demande bien ce qu’a voulu dire Emmanuel Macron et, réflexion faite, on se demande même s’il n’a pas dit tout le contraire de ce qu’il voulait dire. Consternant.

http://www.elysee.fr/videos/discours-d-emmanuel-macron-lors-de-l-inauguration-de-la-station-f/

Pour le contexte, voir l’article du Figaro.fr.

 

• 3 juillet 2017
Leçon 255. – Remplissage et charabia, Emmanuel Macron encore pire que François Hollande, 2

Quand un journaliste handicapé de la plume rend compte d’une manifestation d’un handicapé de la parole :

Jeudi soir devant 2000 personnes le président Macron a inauguré la Station F, le plus grand incubateur de start-up du monde. GQ y était.
Par Alexandre Lazerges
Publié le vendredi 30 juin 2017
[...]
Anne Hidalgo prend le micro. « Welcome Station F » dit-elle en avant d’arrangeur la foule* en espagnol, parce qu’il n’y a pas que l’anglais dans la vie. Poursuivant en français la maire de la capitale rend un vibrant hommage au Xavier Niel, l’homme qui a financé ce vaste projet de sa poche.

A signaler aussi :

— « Welcome [to] Station F »[,] dit-elle.
Manque un to et une virgule.

— Poursuivant en français[,] la maire de la capitale...
Absence de virgule, janotisme. « La maire de la capitale » devient ici complément d’objet direct de « poursuivant ».

http://www.gqmagazine.fr/lifestyle/high-tech/articles/station-f-entrepreneur-is-the-new-france-/54316
Archive : https://archive.is/lluJd

——
* Au lieu de « dit-elle avant de haranguer la foule » : un mot en trop, puis quatre fautes sur un seul mot.

 

• 3 juillet 2017
Leçon 256. – Où l’on apprend que Sylvain Fort est la plume d’Emmanuel Macron

Officiellement «conseiller discours et mémoire» de l’Élysée, cet agrégé de lettres classiques a «mis en musique» la fin de la campagne d’Emmanuel Macron et travaillé sur le discours que prononcera le président de la République, ce lundi devant le Congrès.

http://www.lefigaro.fr/politique/2017/07/02/01002-20170702ARTFIG00147-sylvain-fort-la-plume-du-president.php

Apparemment, les politiques ne se cachent même plus de faire écrire leurs discours par des nègres :

D’ici une heure et demi [sic], le président prononcera son discours devant les parlementaires. Celui-ci est signé Sylvain Fort, 45 ans. Fonction officielle: «conseiller discours et mémoire».

http://www.lefigaro.fr/politique/2017/07/03/01002-20170703LIVWWW00097-en-direct-discours-congres-Emmanuel-Macron-Versailles-parlement-president.php

 

• 4 juillet 2017
Leçon 257. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès*, 1

Par ma barbe ! j’ai du mal à imaginer, je n’arrive pas à croire qu’un Sylvain Fort** agrégé de lettres classiques ait pu écrire un pareil discours. Peut-être a-t-il récrit deux lignes, mais pas plus, et tout le reste est d’Emmanuel Macron ; d’où je conclus que la pensée prétendument « complexe »*** d’Emmanuel Macron est en réalité le charabia d’une pensée simple mal exprimée.
En d’autres termes, la pensée d’Emmanuel Macron n’est pas complexe (car on finit par la deviner si on lit dix fois chaque phrase obscure de son discours — et elles sont nombreuses), mais l’expression de sa pensée simple est emberlificotée ; sa pensée oublie ce qu’elle vient de dire, comment elle l’a dit, elle ne fait pas le lien avec et elle oublie qu’elle a un auditeur, l’orateur n’étant attentif qu’à lui-même et n’étant concentré que sur lui-même, sur l’instant. Bref, insoucieux l’orateur laisse une pensée effilochée derrière lui, mais il avance quand même.
Curieux, cet oubli du passé ; curieux, ce désir de jeter dans une phrase des idées sans se soucier qu’elles soient bien ordonnées, bien présentées et donc comprises, comme si seuls des mots ou des expressions isolés comptaient : « J’ai dit France, j’ai dit solidarité, j’ai dit fraternité, j’ai dit amour de la patrie, j’ai dit grandeur, j’ai dit bonheur, j’ai dit roman national, j’ai dit ardente responsabilité, j’ai dit ardente obligation, etc. ; j’ai dit les mots, les mots forts qu’il fallait dire, j’ai accompli ma tâche. »

Je reviendrai sur ce discours.

——
* http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-devant-le-parlement-reuni-en-congres/
** Voir la leçon 256 ci-dessus.
*** « Pensée complexe », v. par exemple http://www.liberation.fr/debats/2017/07/02/reflexions-simplistes-sur-pensee-complexe_1581049 :

«"Il n’y a pas de refus d’obstacle avec la presse", jure-t-on à l’Elysée, où l’on fait valoir que la "pensée complexe" du Président se prête mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes.» «Pensée complexe» est entre guillemets. L’Elysée a donc bien prononcé ces mots.

 

• 1er août 2017
Leçon 258. – Extrait du Cahier d’été de la République en marche

Puéril, consternant. Le titre de cette page de jeu Parles-tu "Macron" ? frôle dangereusement et suicidairement l’absurde ; de plus, l’illustration pour carabistouille est fautive (première vignette), celle pour galimatias inadéquate et la mise en page laisse à désirer...
(Des carabistouilles sont des bêtises proférées ou écrites, des fariboles, et non pas de mauvaises blagues qu’on fait, comme le seau d’eau sur la porte de la première vignette.)

Pis, le titre Parles-tu "Macron" ? associe Emmanuel Macron à des concepts tous péjoratifs à part pique-bœuf peut-être (qui est une sorte de parasite utile) : poudre de perlimpinpin, carabistouille, Tartarin de Tarascon, galimatias, bovarysme.

Veut-on nous faire entendre qu’Emmanuel Macron est un charlatan (perlimpinpin), un plaisantin (carabistouille), un fanfaron (Tartarin), un baragouineur (galimatias), un insatisfait (bovarysme) et un parasite utile (pique-bœuf) ?

Réponses : 1b, 2c, 3f, 4e, 5d, 6a.

Le Cahier est téléchargeable ici : http://francetvdesinfo.fr/wp-content/uploads/2017/07/CAHIER_ETE.pdf

Dois-je pour finir signaler le cas de Sibeth Ndiaye, conseillère en communication franco-sénégalaise d’Emmanuel Macron qui dans un SMS à un journaliste pour confirmer la mort de Simone Veil écrit : « Yes, la meuf est dead » ?
Voir ici : https://twitter.com/jeromegodefroy/status/892636942160068608
Sur son compte Twitter, Sibeth Ndiaye se présente comme « conseillère presse et communication @Elysee, et maman, et féministe, et coutureuse ! ».

On peut affirmer sans exagérer que la médiocrité, la médiocrité décomplexée, la vulgarité, la rue gouverne — avec une outrecuidance qui, me semble-t-il, n’existait pas sous François Hollande, quinquennat horribilis pourtant.

 

• 5 août 2017
Leçon 259. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 2

« J’y reviendrai », écrivais-je ci-dessus le 4 juillet dans la leçon 257, mais le discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en congrès est si densément truffé de problèmes que je ne sais toujours pas par quel bout en commencer le commentaire.
En attendant, voici une analyse (très superficielle toutefois) du discours d’Emmanuel Macron* lors de la cérémonie de naturalisation du 27 juillet par Philippe Kerlouan :
http://www.bvoltaire.fr/petite-lecon-dorthographe-a-lusage-demmanuel-macron/

——
* http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-d-emmanuel-macron-a-la-ceremonie-de-naturalisation-a-la-prefecture-du-loiret/

 

• 5 août 2017
Leçon 260. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 3

Lentement je me fais une opinion sur les discours d’Emmanuel Macron, qui est la suivante : ils sont encore pires que ceux de François Hollande et si fortement peuplés d’aberrations de tout genre qu’ils défient et interdisent tout commentaire bref.

 

• 6 août 2017
Leçon 261. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 4

On a qualifié certaines fleurs (les heuchères, genre de plantes saxifragées) de « désespoir du peintre » parce qu’il était impossible d’en rendre toute la finesse, tous les détails, toutes les nuances des couleurs. On pourrait qualifier les discours d’Emmanuel Macron de « désespoir du commentateur » parce qu’il est impossible de faire une liste et un commentaire exhaustifs des problèmes qu’on y rencontre — en effet il ne suffit pas de souligner les problèmes en s’excusant : « je laisse le lecteur juge » ni « le lecteur rectifiera de lui-même », il faut traduire les phrases obscures (comme je l’ai fait parfois pour François Hollande), rectifier les fautes d’orthographe, de syntaxe, de lexique, les plus grosses fautes de ponctuation qui rendent la phrase incompréhensible ou absurde, montrer les contradictions, les incohérences, les niaiseries, les fausses pensées, et expliquer en quoi ce sont des contradictions, des incohérences, des niaiseries, etc.

P.-S. du 8 août. « Le Congrès de Versailles réuni par Emmanuel Macron le 3 juillet dernier aura finalement coûté 292 824 euros au Parlement, a annoncé l’Assemblée nationale ce mardi, indique Europe 1. »
http://www.valeursactuelles.com/politique/le-congres-de-versailles-coute-pres-de-300000-euros-87330

 

• 6 août 2017
Leçon 262. – « En plein Paris »
, 1

Titre de Valeursactuelles.fr* ce jour : “Pourriture” : Christine Angot insultée en plein Paris.

« En plein Paris » ! Racolage très risible du parfait journassot.
« Christine Angot insultée à Paris » ou « Christine Angot insultée dans une librairie de Paris » ou « Christine Angot insultée dans une librairie parisienne » auraient été bien préférables.

Morale : du plus petit au plus grand des Français, chacun apporte arrache sa petite pierre à l’édifice France pour aggraver sa ruine et la chienlit. Accélérez donc la cadence, qu’on en finisse !

——
* Article source : https://www.valeursactuelles.com/societe/pourriture-christine-angot-insultee-en-plein-paris-87231
Archive : https://archive.is/VkM1A

 

• 14 août 2017
Leçon 263. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 5

Le texte du discours sur le site En marche ! n’est pas le même que celui sur Elysee.fr.
Sur le site En marche ! on ne trouve pas, entre autres, « les tenants d’une morale sans bras » ni « cette route Auguste [sic pour la capitale !] que peuvent emprunter quelques uns [sic pour l’absence de trait d’union] » ni la phrase finale « Vive la République ; vive la France », etc.

Un exemple entre cent...
Site elysee.fr :

 

Site en-marche.fr. « Les tenants d’une morale sans bras » a disparu :

Noter aussi que, dans la dernière phrase de l’extrait ci-dessus, Emmanuel Macron déclare que les réfugiés doivent être vus comme une chance et non comme un fardeau. Sophisme, cynisme ou colossale maladresse ?
Cela fera certainement chaud au cœur des réfugiés de savoir qu’on est heureux de leur malheur, qu’on en bénéficie ; enfin que, selon cet homme à la pensée complexe, le malheur des uns ferait le bonheur des autres.
Enfin encore, la phrase selon laquelle les réfugiés sont une chance pour la France ne se trouve pas sur le site Elysee.fr.
Cacophonie et cafouillage prometteurs.

Archives :
https://archive.is/CF6Qi
https://archive.is/oqK9h

 

• 30 août 2017
Leçon 264. – #GrandMomentDeJournalisme

#GrandMomentDeJournalisme est un mot-croisillon utile créé vraisemblablement par Cretinus Alpestris.

Pour connaître la différence entre le signe croisillon et le signe dièse, voir http://www.barbarisme.com/h.htm sous l’entrée hashtag.

 

• 31 août 2017
Leçon 265. – Le dièse (♯), le vrai, et le croisillon (#)

« Les deux barres horizontales d’un dièse musical sont [...] obliques afin de ne pas être confondues avec les lignes d’une portée. »

« Les deux barres horizontales [...] sont [...] obliques », sic, mais on aura compris : les barres qui sont horizontales dans le croisillon sont obliques dans le dièse.

Source : http://monsu.desiderio.free.fr/atelier/croisillon.html
Il n’empêche que le site officiel de néologie française utilise le terme mot-dièse pour traduire hashtag : https://goo.gl/63tQkP

N. B.
— Guide des difficultés de rédaction en musique : https://www.mus.ulaval.ca/roberge/gdrm/index.htm
— Pour faire le vrai dièse, on peut utiliser le code HTML suivant (testé ici) : ♯

 

• 2 septembre 2017
Leçon 266. – Test de français du Figaro.fr*, erreur partout, fiabilité nulle part

Première erreur, dans le titre : « Saurez-vous passer outre ces pièges de la langue française ? »
Il faut écrire « passer outre à ces pièges ».
Ensuite on ne dit pas dans le sens qui ici s’impose « passer outre à ces pièges », mais « éviter ces pièges » ou, si l’on veut être un peu racoleur, « déjouer ces pièges ».

Deuxième erreur, dans le quiz, car augure et haltère sont tous deux masculins.

——
* http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/quiz-francais/2017/03/12/37004-20170312ARTFIG00003-saurez-vous-passer-outre-ces-pieges-de-la-langue-francaise.php

(Le compte Twitter de la Plume du Figaro : https://twitter.com/FigaroPlume/.)

 

• 3 septembre 2017
Leçon 267. – « En plein Paris »
, 2


Sûr que c’est bien plus grave que s’il avait été frappé en rase campagne !
Voir aussi la leçon 262 ci-dessus, « En plein Paris », 1.
Mots clés : racolage stupide, journassot.
Source : https://www.marianne.net/politique/exclusif-un-depute-lrem-frappe-un-responsable-ps-coups-de-casque-en-plein-paris

 

• 11 septembre 2017
Leçon 268. – « On ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité »

[Citation*]
«On ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité. Mais il faut écouter complètement les discours avec beaucoup de calme, avec beaucoup d’apaisement», a poursuivi le chef d’Etat [Emmanuel Macron]. «Mon discours était très clair», a-t-il affirmé, en précisant que, avec le mot «fainéants», il avait dénoncé «tous celles et ceux qui pensent qu’on ne doit pas bouger en Europe et en France». Emmanuel Macron avait déclaré vendredi à Athènes: «Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes.»
[Fin de citation]

Qu’Emmanuel Macron traite certains Français de fainéants ne me choque pas du tout, mais qu’il définisse les fainéants auxquels il s’adresse comme « tous celles et ceux qui pensent qu’on ne doit pas bouger en Europe et en France » est absurde. Ces fainéants sont des immobilistes, des conservateurs, des réactionnaires, des frileux, tout ce qu’on voudra, mais pas des fainéants. Faux-sens ou fausse explication, controuvée.
Quant à « écouter [...] les discours [...] avec beaucoup d’apaisement », c’est du demi-français (« écouter [...] avec sérénité » eût pu convenir).
Emmanuel Macron parle comme un ado : « ceux qui pensent qu’on ne doit pas bouger en Europe ».
Enfin, « tous celles et ceux » est étrange, précieux et tordu, et ressemble à de l’hypercorrection, mais c’est peut-être une faute du journassot (chacun arrachant sa pierre à l’édifice France pour en faire la ruine qu’on connaît) ; cette expression est cependant présente deux fois dans l’article.
« Toutes celles et tous ceux » eût convenu.

En revanche, comment ne pas être d’accord avec son « On ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité », même si le « en vérité » fait évangélique et sottement précieux ?
Cette phrase, soyons sûrs que certains la lui dégaineront le moment venu.

——
* Tirée de http://www.leparisien.fr/politique/emmanuel-macron-ne-regrette-pas-d-avoir-prononce-le-mot-faineants-11-09-2017-7251471.php

 

• 11 septembre 2017
Leçon 269. – « Il y va de » ou « il en va de » ?

[Citation*]
«Et dans la mesure où le temps presse, car il en va du devenir d’un enfant, ils invitent forcément le mis en examen à révéler enfin la vérité et en finir de l’attente insupportable qui leur est imposée », a-t-il conclu.»
[Fin de citation]

Il n’est pas rare que les expressions impersonnelles « il en va de » et « il y va de » soient confondues. A moi-même il est arrivé plus d’une fois d’hésiter et ce rappel est aussi pour moi-même, pour me rafraîchir la mémoire.
Quatre exemples tirés du dictionnaire de Littré qui suggèrent bien la différence :

— Il y va de votre fortune. Il y allait de sa vie.
— En ce temps-là il n’en allait pas en France comme à présent. Il n’en va pas ainsi, mon bel ami.

On conclura que, dans la première citation, tirée d’un article du Point.fr, il fallait écrire ou dire : « car il y va du devenir d’un enfant ».

——
* Tirée de http://www.lepoint.fr/faits-divers/disparition-de-maelys-les-parents-de-l-enfant-sortent-du-silence-10-09-2017-2155751_2627.php

 

• 12 septembre 2017
Leçon 270. – « Génuine »
, mot français

Littré :
génuine, adj.
Terme didactique très peu usité et qui est un latinisme.
Véritable, exact. Traduction génuine.
ÉTYMOLOGIE
Lat. genuinus.

Sainte-Beuve, Portraits littéraires, « Molière » :
Ainsi ces génies rares, de grande et facile beauté, de beauté native et génuine triomphent, d’un air d’aisance, des conditions les plus contraires ; ils se déploient, ils s’établissent invinciblement. Ils ne se déploient pas simplement au hasard et tout droit à la merci de la circonstance, parce qu’ils ne sont pas seulement féconds et faciles comme ces génies secondaires, les Ovide, les Dryden, les abbé Prévost.


https://archive.org/stream/portraitslitt02sain#page/2/mode/2up

genuine en anglais :
1
a: actually having the reputed or apparent qualities or character 
genuine vintage wines
b: actually produced by or proceeding from the alleged source or author 
the signature is genuine
c: sincerely and honestly felt or experienced 
a deep and genuine love
d: actual, true 
a genuine improvement
2: free from hypocrisy or pretense, sincere 
His apology seemed genuine.

First known use: circa 1639.
https://www.merriam-webster.com/dictionary/genuine

 

• 13 septembre 2017
Leçon 271. – « Blantriarcat », le néologisme complètement raté

Emeutes_ameres
@Emeutes_ameres
Caribéenne & banlieusarde donc décoloniale. D’ascendance esclave et coolie, mes impôts continuent d’engraisser racisme structurel et blantriarcat.
Seine-Saint-Denis
https://twitter.com/search?q=Emeutes_ameres&src=typd

 

• 13 septembre 2017
Leçon 272. – Pronostic intellectuel engagé

Les journassots, qui ne loupent pas une c...nnerie à répéter et se repaissent multi-quotidiennement de l’expression « pronostic vital engagé », ont, pour sûr, le pronostic intellectuel engagé.
Ce matin, c’était Léa Salamé interrogeant Boris Faure sur France Inter*.

Cela montre et même démontre qu’on peut faire dire n’importe quoi aux journassots ; ils répètent d’un air grave et intelligent la moindre nouvelle c...nnerie qui est dans l’air du temps.
Etre dans l’air du temps, c’est être de son temps, et le journassot ne désire rien tant que nous montrer qu’il n’est pas un ringard, qu’il n’est pas mort, mais bien vivant, qu’il ne vit pas sur un nuage, qu’il n’est pas déconnecté, mais au contact étroit de la société, bien présent et hyper-attentif au monde.

Mais qui prouve trop prouve le contraire.

Quand il nous sert des mots anglais, c’est, entre autres choses, pour nous montrer qu’il est ouvert à l’international, et qu’il n’est pas un banal péquenot, une banale pécore de la Creuse repliée sur l’entre-soi (encore un mot à la mode) de la langue française.
Le journassot est notre bourreau et bourreau de lui-même.

——
* https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-13-septembre-2017

 

• 13 septembre 2017
Leçon 273. – Signification de « ce n’est pas peu dire »

Selon le Larousse en ligne et selon le Grand Dictionnaire encylopédique (dix volumes) de Larousse, « ce n’est pas peu dire » équivaut à « c’est parler sans exagération » !
Pourtant, ce n’est pas du tout ce qu’il ressort de ces deux phrases que je forge pour les besoins de la cause :

— « Mon sac bleu est plus lourd que le sac rose de Pierre, ce n’est pas peu dire ! », peste Jacques.
— Léa Salamé est aussi inutile au journalisme qu’Aymeric Caron ou que Bruno Roger-Petit, ce n’est pas peu dire !

Dans la première phrase, Jacques sous-entend que son sac bleu est très lourd puisqu’il est avéré que le sac rose de Pierre est lourd et que Jacques estime que son sac bleu est plus lourd. Plus lourd que lourd, c’est donc très lourd.
Dans la deuxième phrase, le locuteur sous-entend que, Aymeric Caron et Bruno Roger-Petit étant des journalistes parfaitement inutiles, Léa Salamé est — ni plus ni moins qu’eux — une catastrophe journalistique.

La lexicographie est un art délicat, voire quasi impossible, une gageure. Pour en convaincre mes interlocuteurs, je dis parfois : « Imaginez que vous ayez à faire un dictionnaire, et essayez de me définir en deux lignes ce qu’est une table. »
C’est souvent après avoir consulté plusieurs dictionnaires qu’on peut comprendre le sens d’un mot ou d’une expression. Quant à se sentir capable de réutiliser dans ses écrits ou dans ses paroles le mot ou l’expression en cause, c’est souvent une autre paire de lustrines : on n’est pas sûr de soi.

 

• 14 septembre 2017
Leçon 274. – 2084, la fin du monde

Lu 2084, la fin du monde, de Boualem Sansal : ennuyeuse et insignifiante longue logorrhée d’anticipations sans imagination.
Soumission, roman de Michel Houellebecq, qui n’extrapole qu’à peine la réalité française et quoique fadasse, est moins ennuyeux.

 

• 17 septembre 2017
Leçon 275. – « L’envie », deux mots intrus

« Nous sommes l’entraide, le partage et l’envie » était le slogan de la manifestation musicale de Printemps solidaire qui a eu lieu hier place de la Concorde à Paris (voir photo ci-dessous).
Que vient faire « l’envie » là-dedans ? Rien. « Envie » sonne péjorativement. Littré en donne cette première acception : « Chagrin et haine qu’on ressent du bonheur, des succès, des avantages d’autrui. »

C’est aussi la première acception donnée par le Larousse en ligne (et c’est celle qui vient en premier à l’esprit du lecteur), et la définition est proche de celle de Littré : « Convoitise, mêlée ou non de dépit ou de haine, à la vue du bonheur ou des avantages de quelqu’un ; jalousie. » Etymologie : « du latin invidia, "malveillance", de invidere, "regarder d’un œil jaloux" ».

Enfin l’envie fait partie des sept péchés dits « capitaux » : avarice, colère, envie, gourmandise, luxure, orgueil, paresse.

Le but du rassemblement et du concert selon Printemps solidaire était le suivant : « Interpeller le président de la République afin que la France tienne sa promesse de consacrer 0,7% de son RNB (Revenu national brut) au développement [des pays en difficulté] » (source : RTL).

Le mépris ou l’ignorance des nuances et des distinguos (ici l’acception péjorative des mots « l’envie »), l’approximation sémantique sont implicitement encouragés par une éducation nationale lâchement débonnaire et faussement bienveillante envers l’élève roi ; par les médias, torves et paresseux ; et par les politicards, incapables d’écrire plus qu’une petite phrase qui fera mouche. Voilà pourquoi tout le monde aujourd’hui parle le françois-hollande et parlera demain le johnny-hallyday. Au train dont vont les choses, dans quelques années nous ne nous entre-comprendrons plus du tout, pour le plus grand bonheur de ceux qui ne rêvent que d’une chose, nous voir nous entre-déchirer, nous entre-tuer et disparaître dans la barbarie des premiers temps. Car il s’agit bien de ça, n’en déplaise aux jocrisses rancis et ricaneurs qui n’ont que les mots paranoïaque et alarmiste à la bouche.
Il y a des forteresses à défendre absolument et à amunitionner sans cesse, celle de la langue en est une. Les enseignants doivent être les premiers défenseurs, et non les premiers déserteurs.
Si les personnes compétentes en matière de langue et celles dont c’est le métier n’agissent pas, lentement et à l’usure nos ennemis auront raison de nous. Voir la fable de la grenouille dans la casserole — et l’eau est bien proche de bouillir : il suffit de lire et d’entendre comment s’exprimait François Hollande et comment s’exprime Emmanuel Macron (reportez-vous à certaines leçons ci-dessus). La sagesse populaire le dit ainsi : « Le poisson pourrit par la tête », c’est-à-dire que les mauvais chefs et les fausses élites pourrissent tout ce qui est au-dessous d’eux.

 

• 17 septembre 2017
Leçon 276. – Madame De Sèze, je ne vous mets pas 16

[Citation]
Cécile De Sèze
Journaliste RTL
PUBLIÉ LE 16/09/2017 À 06:30
Les policiers bâtent le pavé. Jugeant leurs conditions de travail inacceptables, ils défilent ce samedi 16 septembre dans plusieurs villes de France. [...]
[Christophe Robert de l’association Union des policiers nationaux indépendants (UPNI)] dénonce une "vétusté" du matériel. Les forces de l’ordre transportent du matériel antiterroriste depuis fin 2016, et si, selon lui, "c’est très bien", "les véhicules ne sont pas adaptés pour la place que ça prend et le poids que ça pèse".
[Fin de citation]

Deux fois mieux : « battent le pavé » et « les forces de l’ordre sont équipées de matériel antiterroriste ».

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/manifestations-des-policiers-quelles-sont-leurs-revendications-7790069908

 

• 21 septembre 2017
Leçon 277. – « Incident », mépris ou ignorance des distinguos

Un exemple entre dix mille. La très grande misère, l’agonie morale des médias français (et de certains médias étrangers, espagnols, italiens, russes...) qui depuis des mois n’osent pas dire « attentat » et préfèrent le mot « incident ».
Les médias sont à quia et refusent plus que jamais de rendre compte de la réalité.
Qu’on commence donc par cesser de les subventionner à milliards, ces scélérats ; c’est bien le minimum qu’on doive faire.
Pour décrire pareils serpents, il nous faut un Léon Bloy.

[Citation]
Attentat de Londres : « Charlie Hebdo » déplore l’utilisation du mot « incident » par « Libé »
PRESSE L’hebdomadaire satirique dénonce l’utilisation du mot « incident » au lieu d’« attentat » pour parler de l’explosion qui a eu lieu ce vendredi à Londres…
Publié le 18/09/17 à 15h47*
[Fin de citation]

Faut-il rappeler la définition du mot « incident » aux déserteurs et aux renégats qui prétendent nous informer et que l’Etat nourrit grassement de subventions, argent extorqué de nos courtes poches et distribué à des ennemis mortels, insidieux, puissants, civilisationnels ? Et faut-il rappeler que certains euphémismes constituent des insultes graves aux victimes ? et que certains euphémismes sont pernicieux, redoutables et contraires à toute déontologie, à la plus évidente et à la plus naturelle déontologie de l’information ?

Est-ce que ces grasses subventions distribuées à des gens censés être indépendants des gouvernants existent dans un autre pays ? en Corée du Nord peut-être ?

Définition de « incident » dans le Dictionnaire de l’Académie française** :

Évènement mineur, généralement fâcheux, qui survient dans le déroulement d’une action, dans le cours d’une entreprise, d’une affaire. 
[...]
Par euphémisme. Évènement qui peut être lourd de conséquences ; évènement violent, affrontement. 

——
* http://www.20minutes.fr/medias/2134943-20170918-attentat-londres-charlie-hebdo-deplore-utilisation-mot-incident-libe?xtor=RSS-176
** http://atilf.atilf.fr/academie9.htm

 

• 25 septembre 2017
Leçon 278. – Les éditions Hatier « très fier.ère.s » de promouvoir le charabia


https://twitter.com/EditionsHatier/status/911553296313327616

« Très fier.ère.s » signifie que les éditions Hatier sont à fois très fiers et très fières, que « les éditions Hatier » est à la fois masculin et féminin, que les éditions Hatier sont à la fois fiers d’eux et fières d’elles.

Aux fous, aux folles ! Un éditeur scolaire très connu s’y met. Qui sonnera la fin de la chienlit ?

Même constat : chacun arrache sa pierre à l’édifice France pour en faire la ruine qu’on connaît.

Ecriture inclusive, voir aussi ma leçon 226 sur cette page.

——
Archive du tweet : https://archive.is/YoBSj

Mot clé : écriture inclusive

 

• 25 septembre 2017
Leçon 279. – « N’aimer rien tant que de » et « ne fuir rien tant que de » suivis d’un infinitifs sont-ils corrects ?

Oui, tout bien réfléchi et aussi bien que « n’aimer rien tant qu’à », puisque « aimer de » ou « fuir de » suivis d’un infinitif se disent ou se sont dits. On peut cependant qualifier ces deux dernières expressions d’archaïsmes.

Selon Littré :
Aimer de, suivi d’un infinitif, avoir du plaisir à.
« Pourquoi pour la justice ai-je aimé de souffrir ? » (Lamartine).
Fuir de, suivi d’un infinitif, avoir de la répugnance pour, éviter de.
« La véritable vertu ne fuit pas toujours de se faire voir » (Bossuet).
« Ceux qui ne fuient rien tant que d’être hérétiques » (Pascal).

Mise à jour du 27 septembre
« Ne désirer rien tant que de » est également un archaïsme. Sur «  ne... rien tant que de », voir cet intéressant article, qui cite, entre autres, la 4e édition du Dictionnaire de l’Académie (1762) : http://parler-francais.eklablog.com/rien-tant-que-de-a79251975

 

• 26 septembre 2017
Leçon 280. – Les pauvres choupinets aspirants journassots gravement humiliés

[Citation]
Des journalistes pigistes de Radio France ont reçu par erreur les résultats d’un concours interne, accompagnés des commentaires parfois humiliants du jury.
PAR LE POINT.FR
Modifié le 26/09/2017 à 10:36
[...] "Il s’écoute trop et raconte des conneries" ; "Débit un peu désinvolte et limite poissonnière" ; "Voici France Bleu Junior. C’est Tchoupi fait du journalisme". [...]*
[Fin de citation]

Je soupçonne les aspirants journassots d’avoir trop bien copié leurs aînés, d’avoir naïvement forcé le trait de ce qu’ils considéraient comme des qualités (la vulgarité, le ton d’autorité, la malhonnêteté intellectuelle, la paresse syntaxique et sémantique...), spectacle que leurs aînés n’ont pu supporter.

J’ajoute que si personne ne dit clairement voire rudement à ces journassots aspirants à un confortable CDI ce qui leur est reproché, ils ne pourront jamais s’amender ni progresser. La lâche bienveillance, par exemple celle qui a cours depuis trop longtemps dans l’Education nationale à l’égard des élèves, est un des fléaux de notre société faussement apaisée et en réalité multi-conflictuelle (et chaque jour plus conflictuelle et plus disloquée). Cependant, dans le cas qui nous occupe, les juges, journalistes eux-mêmes, ne sont peut-être pas très légitimes.

——
* http://www.lepoint.fr/medias/radio-france-le-planning-de-la-honte-26-09-2017-2159898_260.php

 

• 27 septembre 2017
Leçon 281. – Journassot, suite : le refus de ne pas...

[Citation]
Danemark : [la ministre de la Justice] publie fièrement une caricature de Mahomet sur Facebook
Par Auteur valeursactuelles.com / Mardi 26 septembre 2017 à 19:00
[...] La ministre justifie cette publication par le refus du musée Skovkaard de Viborg de ne pas inclure la caricature de Mahomet dans son exposition intitulée “Le blasphème depuis la Réforme”.*

[Fin de citation]

Le pire, c’est qu’aucun lecteur qui commente ne voit le problème. Il est aussi bien éduqué, le lecteur, que le journassot. Il ont dû tous deux faire l’école de Vallaud-Belkacem.
Finalement assez banal et symétrique : auto-censure muséale d’un côté, aveuglement du lectorat de l’autre ; et, entre les deux, l’indispensable pliure : le journassot. Il n’est pas exagéré de conclure que l’information se porte mal.

——
* https://www.valeursactuelles.com/monde/danemark-une-ministre-publie-fierement-une-caricature-de-mahomet-sur-facebook-89062
Archive : https://archive.is/kskF7

 

• 28 septembre 2017
Leçon 282. – « L’écriture inclusive est-t-elle une avancée ? », se demandent les Grandes Gueules

« L’écriture inclusive est-t-elle une avancée ? »

Réponse : d’abord apprendre le français.

https://www.youtube.com/watch?v=dMurX5FyPzk

Mot clé : écriture inclusive

 

• 29 septembre 2017
Leçon 283. – Approximations regrettables de la néologie française en matière d’Internet

Pire que des approximations, des erreurs. Entre autres, toile profonde, internet clandestin.
Il faudrait ajouter courriel, mél, mot-dièse (voir leçons 264 et 265), etc.

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/09/29/32001-20170929ARTFIG00014-entre-la-langue-francaise-et-les-mots-d-internet-c-est-complique.php

 

• 29 septembre 2017
Leçon 284. – Les jeunes Français n’entravent plus l’argot traditionnel

Calendos, radiner, burlingue, entraver...

Article de Claude Duneton datant au plus tard de 2012.

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/09/29/37003-20170929ARTFIG00003-l-appauvrissement-du-francais-est-en-marche.php

 

• 1er octobre 2017
Leçon 285. – Contre les citations incohérentes

Citer des propos incohérents et faire mine de les trouver compréhensibles, c’est une pratique de plus en plus fréquente dans la presse.
Le minimum serait de mettre un « [sic !] » et d’essayer de les traduire, mais le mieux c’est de ne pas citer.

Ci-dessous, Aurélie Delmas, auteur d’un article* sur liberation.fr, cite l’écrivain Christine Angot s’adressant à Sandrine Rousseau :

« On ne fait pas dans un parti politique la question des agressions sexuelles enfin ! » a crié Angot, estimant qu’« on le fait avec l’humain, on le fait avec des oreilles ».
« Ça ne s’est pas fait ! Enfin, Christine, je l’ai dit à toutes les directions d’Europe Ecologie – les Verts, depuis que cela m’est arrivé […] il n’y a personne, jamais… » a tenté de répondre Sandrine Rousseau avant d’être à nouveau coupée.

Voir la vidéo à 7 min 37 s : https://youtu.be/ne6DS_h9nwI

Christine Angot est une des reines du charabia (écoutez la vidéo en entier) du PAF, elle ne parvient pas à exprimer clairement ce qu’elle ressent, elle bute contre les mots (en état de choc, elle hoquète sept fois « formées pour accueillir la parole ! » à partir de 6 min 53 s) comme un moteur qui broute. Elle ne démarre jamais vraiment et fait du surplace. Et si elle s’énerve c’est bien souvent contre elle-même, contre son impossibilité à dire, elle se débat contre la noyade après s’être jetée volontairement à l’eau.
Christine Angot est une écorchée, et ce n’est pas moi qui lui en voudrais ; en revanche j’en veux à ceux qui l’invitent de vouloir en faire un animal de foire et une facile tête de Turc. Face à elle, quel spectateur ne se trouverait-il pas intelligent et supérieur ?
Ça ne peut que rappeler les sadiques jeux du cirque.

Cela dit, parfaitement d’accord pour m’offusquer avec Christine Angot : dans « [des personnes] formées pour accueillir la parole », chaque mot est risible, et l’ensemble encore plus.
Quand on sait ce que valent en France les formations (« stage agréé, formation accélérée, devenez comptable en trois semaines »), quand on sait ce qu’est devenue l’éducation nationale, quand on sait ce que vaut l’accueil (mot mis à toutes les sauces, dont les pires) et quand on sait ce que vaut la parole (entre autres dans les médias et chez les politiciens), il y a de quoi pouffer. « Formées pour accueillir la parole » est un cocktail explosif, un cocktail explosif d’explosifs.

——
* http://www.liberation.fr/france/2017/10/01/sandrine-rousseau-en-larmes-face-aux-chroniqueurs-d-on-n-est-pas-couche_1600093

3 octobre 2017. L’article a été un peu modifié (en mieux ?) :

«On ne fait pas dans un parti politique la question des agressions sexuelles enfin !» a crié Angot, reprochant le visiblement le traitement «politique» de ces agressions, qui se ferait au détriment de «l’humain».
«Ça ne s’est pas fait ! Enfin, Christine, je l’ai dit à toutes les directions d’Europe Ecologie – les Verts, depuis que cela m’est arrivé […] il n’y a personne, jamais…» a tenté de répondre Sandrine Rousseau avant d’être à nouveau coupée.
[...] «Mais dans celles-ci, ce serait une erreur de ne voir que les résultats de l’agressivité dont je fais l’objets ur le plateau» [c’est Sandrine Rousseau qui parle].

Noter que c’est parce que les propos de Christine Angot sont obscurs qu’Aurélie Delmas a employé le mot « visiblement ». Paradoxe !

Archive : https://archive.fo/tCJRS

 

• 2 octobre 2017
Leçon 286. – Encore elle

Il y a sur le web au moins deux pétitions contre les déclarations de Christine Angot, et Marlène Schiappa a saisi le CSA, mais je crains que ces apôtres, ces bons apôtres du bien et du politiquement correct n’aient pas compris ce que voulait dire Christine Angot. D’ailleurs moi non plus ; Christine Angot me semble donc inattaquable.
Noter aussi la tentative de démonstration de la culpabilité de Denis Baupin par Yann Moix, qui est aussi une belle cuiller de bouillie (de plus cette fine démonstration est inutile, puisqu’il y a prescription).
Noter également l’inutile et obscur distinguo entre « discours » et « parole » fait par Yann Moix, distinguo quasi incompréhensible qui fait pleurer Sandrine Rousseau, qui semble donc y voir un sens.
Que de charabia dans cette vidéo ! il n’y a que Laurent Ruquier qui tienne un peu la route.
Rappel : https://youtu.be/ne6DS_h9nwI

 

• 2 octobre 2017
Leçon 287. – Encore elle, 2

Même Christine Angot refuse les féminisations néologiques « auteure » et « écrivaine », mais ses arguments sont très peu convaincants.
Vidéo à 15 min 50 s : https://youtu.be/ne6DS_h9nwI

Tout cela me donne envie de lire Christine Angot, et je dirai bientôt si l’on peut parler d’« imposture littéraire », comme l’a dit il y a peu un journassot.

12 octobre 2017. Voir mon compte rendu dans la leçon 294.

 

• 3 octobre 2017
Leçon 288. – ... et tous les mots pueront

Politiciens, médias, publicitaires, tous semblent ligués pour salir les mots ou leur ôter leur sens.
« Encore un siècle de journalisme, et tous les mots pueront », a dit Nietzsche, paraît-il.

 

• 11 octobre 2017
Leçon 289. – Nouveaux soutiens de l’écriture inclusive, Muriel Pénicaud et Marlène Schiappa

[Citation.]
Le ministère du Travail recommande dans un guide à destination des PME et TPE d’employer l’écriture inclusive afin de lutter contre les discriminations et les inégalités entre les hommes et les femmes. 
Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, et Marlène Schiappa, la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, ont présenté mardi le guide "Egalité femmes-hommes. Mon entreprise s’engage" destiné à "lever les freins liés aux stéréotypes" et "favoriser le développement d’actions en faveur de l’égalité professionnelle" dans les PME et TPE. Parmi les bonnes pratiques préconisées: l’écriture inclusive. 
[Fin de citation.]

BFMTV : 
http://www.bfmtv.com/societe/le-ministere-du-travail-recommande-l-emploi-de-l-ecriture-inclusive-en-entreprise-1275284.html

Mot clé : écriture inclusive

 

• 11 octobre 2017
Leçon 290. – Extraits du guide Egalité femmes-hommes. Mon entreprise s’engage

(Guide Egalité femmes-hommes. Mon entreprise s’engage, publié par le ministère du Travail, voir la leçon 289 ci-dessus.)

[Citations.]
Souvent, notre façon de communiquer véhicule des stéréotypes de sexe, que nous avons intériorisés. Quelques réflexes simples vous permettront de réinterroger vos outils de communication interne (en direction des salarié.e.s, des chef.fe.s d’équipe, des instances de direction, des comités d’entreprises, etc.) et externe (publicité, relations avec les client.e.s, fournisseurs, administration publique, etc.). Chasser les stéréotypes de sexe peut devenir un but en soi.
[...]
Ne dites pas : « Charlotte, mère de trois enfant [sic !] » et « Pierre Durant, chef d’atelier ».
[...]
Parlez des « droits humains » plutôt que des « droits de l’homme », des « êtres humains » plutôt que des « hommes ».
[Fin de citation.]

« Publicité, relations avec les client.e.s, fournisseurs, administration publique, etc.) » : dans cette phrase, n’a-t-on pas oublié « fournisseuses » (« fournisseu·rs·euses » ou « fourniss·eurs·euses ») ?

On remarquera aussi que l’auteur·e du guide ne sait pas faire le point milieu (ou point médian) ou n’en a pas entendu parler, et qu’il ou elle utilise le point ordinaire :

Peut mieux faire. Amateur·e !

Mot clé : écriture inclusive

 

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