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Comment écrire au président de la République
et ne recevoir aucune réponse
– et autres guitares
, 16


 

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• 5 juin 2017
Leçon 247. – A la mode en ce moment chez les journassots

A noter parmi les mots à la mode chez les journassots : poisseux, effroi.

 

• 9 juin 2017
Leçon 248. – Racolage

Je cite :

Élisabeth Guigou est venue faire campagne à la mosquée. [...] [Elle] n’a pas hésité à revêtir un hijab.

Comment l’auteur de l’article sait-il qu’elle « n’a pas hésité » ?
Racolage habituel chez les journassots, « Il/Elle n’a pas hésité à » est une des expressions préférées du journassot de base.

http://www.lepoint.fr/legislatives/elisabeth-guigou-mene-campagne-voilee-a-la-mosquee-de-pantin-09-06-2017-2133982_3408.php#xtor=CS2-259

 

• 10 juin 2017
Leçon 249. – « Hocher la tête »/« secouer la tête », 1

Pour moi, « hocher la tête » c’est dire oui et bouger la tête vers le bas puis vers le haut (et c’est toujours ainsi que j’ai compris l’expression), et « secouer la tête » c’est plutôt (je dis plutôt car je n’ai pas de certitude) dire non et bouger la tête vers un côté puis vers l’autre. Dans de très nombreux romans étrangers récents (policiers surtout) traduits en français, le lecteur rencontre souvent les expressions « il hocha la tête » et « il secoua la tête » (parfois dans le même roman) sans qu’il puisse affirmer avec certitude — et ce malgré l’aide que peut ou pourrait apporter le contexte — que ces expressions indiquent pour la première une approbation ou pour la deuxième une dénégation.
On peut même en arriver à se demander si les expressions « hocher la tête » et « secouer la tête » ne sont pas synonymes, et ne signifient pas toutes deux « approuver, dire oui ». Autrement dit « secouer la tête » ne serait utilisée que pour éviter une répétition de « hocher la tête ».
Enfin, il n’est jamais indiqué le sens du mouvement (vertical ou horizontal) qui pourrait lever presque tous les doutes (presque, car ces expressions et ces mouvements de la tête peuvent aussi exprimer, quoique moins fréquemment, l’incertitude, le doute, la perplexité, l’incrédulité, la lassitude, la résignation, etc. ; ce sont des aspects secondaires que je n’aborderai pas ici). Merci, les traducteurs — car je pense que les traducteurs sont à mettre en cause plus que les auteurs ; j’y reviendrai.

Exemple artificiel, mais représentatif :
Le policier. — Vous connaissiez la victime?
Le suspect. — Il hocha la tête.
Le policier. — Et quand avez-vous découvert le corps ?
Le suspect. — Hier vers 19 heures.

Dans l’exemple ci-dessus, le doute s’empare du lecteur parce que, si le policier ne demande pas au suspect depuis combien de temps il connaissait la victime ni quel genre de relations il avait avec elle, c’est que « il hocha la tête » équivaut à « non ».
Parfois c’est une autre configuration, un autre contexte qui font douter de la signification de « hocher la tête » et de « secouer la tête ».

(Noter que, dans les livres audio, « il hocha » est invariablement, je dis bien invariablement, prononcé [ilocha] au lieu de [il ocha], comme si le h n’était pas aspiré. Passons, mais c’est invariablement pareil avec « il haussa les sourcils » : [ilossa] au lieu de [il ossa].)

Ce que disent les dictionnaires est intéressant, parfois surprenant.

Le Littré (commencé en 1863)
— Hocher la tête, la secouer en signe de désapprobation.

« Désapprobation » ? Ici pour moi, c’est une grosse surprise. Dois-je relire Balzac, Hugo, Stendhal à la lumière de cette révélation ?


Hocher la tête, selon Littré


— Secouer la tête, faire un mouvement de tête par refus, par improbation, par doute.

 

Le Nouveau Larousse illustré (en sept volumes, de 1897 à 1903)
— hocher la tête, la remuer de droite à gauche, et vice versa, en signe de dénégation.

— hocher de la tête, du nez, les secouer de haut en bas, et vice versa, en signe de doute, d’inquiétude, de mécontentement.

— secouer la tête, faire un mouvement de la tête pour marquer le doute, l’hésitation, le refus.

 

L’avant-dernière édition (la huitième, 1932-1935) du Dictionnaire de l’Académie française
Hocher la tête, marquer, en levant subitement la tête en haut, qu’on désapprouve quelque chose ou qu’on ne s’en soucie guère.

Remarquer que la définition de cette huitième édition dit « en levant subitement la tête en haut » (donc comme si on donnait un coup de menton) et non « en levant et baissant alternativement la tête ».
(Un peu redondant ce « en levant en haut », non ?)

— Secouer la tête, faire un mouvement de la tête, pour refuser quelque chose, ou pour se moquer de quelqu’un.

 

Le Dictionnaire de l’Académie française dans sa dernière édition (la neuvième, encore inachevée)
— Hocher la tête, la remuer dans le sens vertical pour exprimer l’assentiment, ou bien l’incertitude ou l’indifférence.

Satisfait de constater que la dernière édition du Dictionnaire de l’Académie française donne la même acception que moi (l’assentiment), mais surpris par la fin de la définition : pour exprimer l’indifférence.

— secouer... [les académiciens n’ont pas encore à ce jour défini le mot].

 

Le Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse (en dix volumes, 1983)
— hocher la tête, la remuer de haut en bas en signe d’approbation, d’écoute ou d’hésitation ou la remuer de gauche à droite en signe de refus, de désaccord, de désapprobation ou de perplexité.
« Approuver en hochant gravement la tête. »

Donc, si l’auteur n’indique pas dans quel sens le personnage hoche la tête ou s’il ne précise pas qu’il le fait en signe d’approbation ou de dénégation, la signification est équivoque.

— Secouer la tête, la main, les épaules, etc., les agiter vivement et de manière répétée en signe de quelque chose. « Il secoua la tête en signe de dénégation. »

 

Le Larousse en ligne
— hocher
Remuer la tête de haut en bas en signe d’approbation, d’écoute ou d’hésitation ou la remuer de gauche à droite en signe de refus, de désaccord, de désapprobation ou de perplexité.

Donc si l’auteur n’indique pas dans quel sens le personnage hoche la tête, la signification est équivoque.

— secouer
Agiter la tête, la main, les épaules, etc., vivement et de manière répétée en signe de quelque chose. « Il secoua la tête en signe de dénégation. »

Les deux dernières définitions des Larousse sont quasi identiques.

Bref, les auteurs et les traducteurs doivent veiller à être non équivoques et précis (sauf volonté de laisser planer le doute) : il fit non/il fit oui de la tête ou il secoua/il hocha la tête en signe de dénégation/d’approbation, etc.

 

• 13 juin 2017
Leçon 250. – « Hocher la tête »/« secouer la tête », 2

On s’y perd très vite. Pour le lecteur pressé ou saoulé de mots, tentons de résumer la leçon 249.

— Littré. Hocher = secouer = non.
— Nouveau Larousse illustré. Hocher = secouer = non.
Huitième édition du Dictionnaire de l’Académie française. Hocher = secouer = non.
Neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française. Hocher = oui. Secouer = ?
— Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse. Hocher = oui ou non selon les directions des mouvements de tête, qui doivent être précisées (horizontales ou verticales) ou traduites, interprétées par l’auteur : hocher positivement, en signe d’approbation/négativement, en signe de refus... Secouer = oui ou non selon les éventuelles précisions qui indiqueront s’il s’agit d’un oui ou d’un non : Il secoua la tête positivement, en signe d’approbation/Il secoua la tête négativement, en signe de dénégation, en signe de refus...
Larousse en ligne. Hocher = oui ou non selon les directions des mouvements de tête, qui doivent être précisées (horizontales ou verticales). Secouer = oui ou non selon les éventuelles précisions qui indiqueront s’il s’agit d’un oui ou d’un non : Il secoua la tête positivement, en signe d’approbation/Il secoua la tête négativement, en signe de dénégation, en signe de refus...

Que faut-il retenir pour le sens actuel, de 2017 ? Rien sinon la définition de « hocher la tête » de la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française : hocher = oui.
Pour ma part, j’en resterai là pour le moment, campant sur mes positions initiales : hocher = oui ; secouer = oui ou non avec une petite tendance pour le non.

 

• 13 juin 2017
Leçon 251. – « Hocher la tête »/« secouer la tête », 3

— to nod
Lower and raise one’s head slightly and briefly, especially in greeting, assent, or understanding, or to give someone a signal.
"He looked around for support and everyone nodded."
With object: "She nodded her head in agreement."

— to shake one’s head
Turn one’s head from side to side in order to indicate refusal, denial, disapproval, or incredulity.

Source : https://en.oxforddictionaries.com/

De cela on pourrait conclure que, dans les romans traduits de l’anglais en français, « hocher la tête » (to nod) signifie « dire oui » et « secouer la tête » signifie « dire non » (to shake one’s head). « Secouer la tête » serait une mauvaise traduction littérale, insuffisante et paresseuse de to shake one’s head.

 

• 15 juin 2017
Leçon 252. – Poignardage (action) et poignardement (résultat)

Le journassot (on peut préférer les graphies journaçot ou journasseau) saura utiliser à toutes les sauces le mot glaçant, très en vogue, ou pour autant en début de phrase, mais sera peu capable d’innover dans la langue de Molière.
Parmi les mots nouveaux qui devraient s’imposer à sa plume, je citerai poignardage (action) et poignardement (résultat).
Ce sont deux mots dont l’utilité est indiscutable, puisque jamais de mémoire de Français on n’a autant poignardé en France, malheureux pays.

 

• 16 juin 2017
Leçon 253. – Défèque-news de Breizatao.com*

[Titre] USA: Un militant d’extrême-gauche, affilié au parti d’Obama, abat un parlementaire proche de Trump

[Texte] Un militant d’extrême-gauche lié au Parti Démocrate a tenté d’assassiner plusieurs parlementaires américains affiliés au Parti Républicain, la formation politique de Donald Trump. [...] Un homme a ouvert le feu vers 7 heures du matin, heure locale (13 heures à Paris), avec une arme semi-automatique, faisant plusieurs blessés. [...] Parmi les blessés: Steve Scalise, 51 ans, est l’un des chefs de file du parti républicain à la Chambre de représentants. Donald Trump a rapidement expliqué sur Twitter que cet «ami» était «grièvement blessé» mais qu’il «se remettra».

Classique d’une presse d’amateur, relâchée, racoleuse et qui, insupportablement, prend ses lecteurs pour des benêts du jour** (je pense aussi à l’inénarrable Fdesouche), où abattre ne signifie pas tuer. Noter qu’il faudrait avoir l’esprit large, laxiste et un peu tors pour affirmer que abattre doit être pris ici au sens premier de faire tomber.

Larousse en ligne
abattre
Faire tomber quelque chose, le renverser, le jeter à terre ; démolir une construction ; faire tomber et détruire un objet en vol : Abattre des arbres, un mur, un avion.
Tuer un animal : Abattre un bœuf.
Tuer volontairement quelqu’un avec une arme à feu.

——
* http://breizatao.com/2017/06/14/usa-un-militant-dextreme-gauche-affilie-au-parti-dobama-abat-un-parlementaire-proche-de-trump/
Archive : https://archive.is/3al9Z
** Une presse qui, insupportablement, prend ses lecteurs pour des benêts du jour, ou qui pense flatter leur goût et les caresse dans le sens de leur poil, ici en l’occurrence vers la droite ? Sont-ils si bêtes, les lecteurs ? Ne regimbent-ils pas ? Se soumettent-ils inconsciemment comme la grande presse leur a bien appris à le faire ? « S’il a écrit abattre, c’est qu’il avait des raisons, le journaliste, même si je ne parviens pas à les deviner ! C’est pas mon métier. Et puis, au fond, s’il exagère, il le fait dans le bon sens, non ? »
Pour moi, la presse racoleuse scie la branche sur laquelle elle est assise.
Cela dit, on peut aussi hésiter entre deux diagnostics : esprit de racolage ou incompétence lexicale ? On peut également voir les deux tares à l’œuvre en même temps.
Cette très mauvaise presse aboutit à ceci : elle abêtit le lecteur et l’habitue à de très mauvaises pratiques d’information qui finalement feront passer, par comparaison, la presse professionnelle pour honnête et compétente — ce qui est très exactement ce à quoi cette presse qui se veut de réinformation, libre, indépendante, de vérité et sans langue de bois ne voudrait pas aboutir.

Ajout du 20 juin 2017
RTL Belgique :

Une petite explosion a eu lieu mardi soir peu avant 21h00 à la gare centrale de Bruxelles. L’auteur présumé de l’explosion a été abattu et son état de santé n’est pas connu, a indiqué le parquet de Bruxelles. On ne déplore pas de blessé.

http://www.rtl.be/info/regions/bruxelles/bruits-de-tirs-ou-d-explosions-a-la-gare-centrale-le-centre-de-bruxelles-en-etat-d-alerte-928614.aspx
Archive : https://archive.is/qbjVV

— 21 juin 2017
La bourde a été rectifiée, mais elle est visible dans l’archive du 20 juin : https://archive.is/qbjVV

 

• 3 juillet 2017
Leçon 254. – Remplissage et charabia, Emmanuel Macron encore pire que François Hollande, 1

Discours d’Emmanuel Macron lors de l’inauguration le 29 juin 2017 de la Station F, halle Freyssinet, à Paris.
A partir de 6 minutes 30 :

Ne pensez pas une seule seconde que, si demain vous réussissez vos investissements ou votre start-up, la chose est faite. Non ! Parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu où on passe, parce que c’est un lieu qu’on partage, parce que la planète où nous sommes aujourd’hui, parce que cette ville, parce que notre pays, parce que notre continent ce sont des lieux où nous passons et, si nous oublions cela en voulant accumuler dans un coin, on oublie d’où on vient et où on va.

Consternant ! On se demande bien ce qu’a voulu dire Emmanuel Macron et, réflexion faite, on se demande même s’il n’a pas dit tout le contraire de ce qu’il voulait dire. Consternant.

http://www.elysee.fr/videos/discours-d-emmanuel-macron-lors-de-l-inauguration-de-la-station-f/

Pour le contexte, voir l’article du Figaro.fr.

 

• 3 juillet 2017
Leçon 255. – Remplissage et charabia, Emmanuel Macron encore pire que François Hollande, 2

Quand un journaliste handicapé de la plume rend compte d’une manifestation d’un handicapé de la parole :

Jeudi soir devant 2000 personnes le président Macron a inauguré la Station F, le plus grand incubateur de start-up du monde. GQ y était.
Par Alexandre Lazerges
Publié le vendredi 30 juin 2017
[...]
Anne Hidalgo prend le micro. « Welcome Station F » dit-elle en avant d’arrangeur la foule* en espagnol, parce qu’il n’y a pas que l’anglais dans la vie. Poursuivant en français la maire de la capitale rend un vibrant hommage au Xavier Niel, l’homme qui a financé ce vaste projet de sa poche.

A signaler aussi :

— « Welcome [to] Station F »[,] dit-elle.
Manque un to et une virgule.

— Poursuivant en français[,] la maire de la capitale...
Absence de virgule, janotisme. « La maire de la capitale » devient ici complément d’objet direct de « poursuivant ».

http://www.gqmagazine.fr/lifestyle/high-tech/articles/station-f-entrepreneur-is-the-new-france-/54316
Archive : https://archive.is/lluJd

——
* Au lieu de « dit-elle avant de haranguer la foule » : un mot en trop, puis quatre fautes sur un seul mot.

 

• 3 juillet 2017
Leçon 256. – Où l’on apprend que Sylvain Fort est la plume d’Emmanuel Macron

Officiellement «conseiller discours et mémoire» de l’Élysée, cet agrégé de lettres classiques a «mis en musique» la fin de la campagne d’Emmanuel Macron et travaillé sur le discours que prononcera le président de la République, ce lundi devant le Congrès.

http://www.lefigaro.fr/politique/2017/07/02/01002-20170702ARTFIG00147-sylvain-fort-la-plume-du-president.php

Apparemment, les politiques ne se cachent même plus de faire écrire leurs discours par des nègres :

D’ici une heure et demi [sic], le président prononcera son discours devant les parlementaires. Celui-ci est signé Sylvain Fort, 45 ans. Fonction officielle: «conseiller discours et mémoire».

http://www.lefigaro.fr/politique/2017/07/03/01002-20170703LIVWWW00097-en-direct-discours-congres-Emmanuel-Macron-Versailles-parlement-president.php

 

• 4 juillet 2017
Leçon 257. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès*, 1

Par ma barbe ! j’ai du mal à imaginer, je n’arrive pas à croire qu’un Sylvain Fort** agrégé de lettres classiques ait pu écrire un pareil discours. Peut-être a-t-il récrit deux lignes, mais pas plus, et tout le reste est d’Emmanuel Macron ; d’où je conclus que la pensée prétendument « complexe »*** d’Emmanuel Macron est en réalité le charabia d’une pensée simple mal exprimée.
En d’autres termes, la pensée d’Emmanuel Macron n’est pas complexe (car on finit par la deviner si on lit dix fois chaque phrase obscure de son discours — et elles sont nombreuses), mais l’expression de sa pensée simple est emberlificotée ; sa pensée oublie ce qu’elle vient de dire, comment elle l’a dit, elle ne fait pas le lien avec et elle oublie qu’elle a un auditeur, l’orateur n’étant attentif qu’à lui-même et n’étant concentré que sur lui-même, sur l’instant. Bref, insoucieux l’orateur laisse une pensée effilochée derrière lui, mais il avance quand même.
Curieux, cet oubli du passé ; curieux, ce désir de jeter dans une phrase des idées sans se soucier qu’elles soient bien ordonnées, bien présentées et donc comprises, comme si seuls des mots ou des expressions isolés comptaient : « J’ai dit France, j’ai dit solidarité, j’ai dit fraternité, j’ai dit amour de la patrie, j’ai dit grandeur, j’ai dit bonheur, j’ai dit roman national, j’ai dit ardente responsabilité, j’ai dit ardente obligation, etc. ; j’ai dit les mots, les mots forts qu’il fallait dire, j’ai accompli ma tâche. »

Je reviendrai sur ce discours.

——
* http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-devant-le-parlement-reuni-en-congres/
** Voir la leçon 256 ci-dessus.
*** « Pensée complexe », v. par exemple http://www.liberation.fr/debats/2017/07/02/reflexions-simplistes-sur-pensee-complexe_1581049 :

«"Il n’y a pas de refus d’obstacle avec la presse", jure-t-on à l’Elysée, où l’on fait valoir que la "pensée complexe" du Président se prête mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes.» «Pensée complexe» est entre guillemets. L’Elysée a donc bien prononcé ces mots.

 

• 1er août 2017
Leçon 258. – Extrait du Cahier d’été de la République en marche

Puéril, consternant. Le titre de cette page de jeu Parles-tu "Macron" ? frôle dangereusement et suicidairement l’absurde ; de plus, l’illustration pour carabistouille est fautive (première vignette), celle pour galimatias inadéquate et la mise en page laisse à désirer...
(Des carabistouilles sont des bêtises proférées ou écrites, des fariboles, et non pas de mauvaises blagues qu’on fait, comme le seau d’eau sur la porte de la première vignette.)

Pis, le titre Parles-tu "Macron" ? associe Emmanuel Macron à des concepts tous péjoratifs à part pique-bœuf peut-être (qui est une sorte de parasite utile) : poudre de perlimpinpin, carabistouille, Tartarin de Tarascon, galimatias, bovarysme.

Veut-on nous faire entendre qu’Emmanuel Macron est un charlatan (perlimpinpin), un plaisantin (carabistouille), un fanfaron (Tartarin), un baragouineur (galimatias), un insatisfait (bovarysme) et un parasite utile (pique-bœuf) ?

Réponses : 1b, 2c, 3f, 4e, 5d, 6a.

Le Cahier est téléchargeable ici : http://francetvdesinfo.fr/wp-content/uploads/2017/07/CAHIER_ETE.pdf

Dois-je pour finir parler aussi de Sibeth Ndiaye, conseillère en communication franco-sénégalaise d’Emmanuel Macron qui dans un SMS à un journaliste pour confirmer la mort de Simone Veil écrit : « Yes, la meuf est dead » ?
Voir ici : https://twitter.com/jeromegodefroy/status/892636942160068608
Sur son compte Twitter, Sibeth Ndiaye se présente comme « conseillère presse et communication @Elysee, et maman, et féministe, et coutureuse ! ».

On peut affirmer sans exagérer que la médiocrité, la médiocrité décomplexée, la vulgarité, la rue nous gouverne.

 

• 5 août 2017
Leçon 259. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 2

« J’y reviendrai », écrivais-je ci-dessus le 4 juillet dans la leçon 257, mais le discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en congrès est si densément truffé de problèmes que je ne sais toujours pas par quel bout en commencer le commentaire.
En attendant, voici une analyse (très superficielle toutefois) du discours d’Emmanuel Macron* lors de la cérémonie de naturalisation du 27 juillet par Philippe Kerlouan :
http://www.bvoltaire.fr/petite-lecon-dorthographe-a-lusage-demmanuel-macron/

——
* http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-d-emmanuel-macron-a-la-ceremonie-de-naturalisation-a-la-prefecture-du-loiret/

 

• 5 août 2017
Leçon 260. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 3

Lentement je me fais une opinion sur les discours d’Emmanuel Macron, qui est la suivante : ils sont encore pires que ceux de François Hollande et si fortement peuplés d’aberrations de tout genre qu’ils défient et interdisent tout commentaire bref.

 

• 6 août 2017
Leçon 261. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 4

On a qualifié certaines fleurs (les heuchères, genre de plantes saxifragées) de « désespoir du peintre » parce qu’il était impossible d’en rendre toute la finesse, tous les détails, toutes les nuances des couleurs. On pourrait qualifier les discours d’Emmanuel Macron de « désespoir du commentateur » parce qu’il est impossible de faire une liste et un commentaire exhaustifs des problèmes qu’on y rencontre — en effet il ne suffit pas de souligner les problèmes en s’excusant : « je laisse le lecteur juge » ni « le lecteur rectifiera de lui-même », il faut traduire les phrases obscures (comme je l’ai fait parfois pour François Hollande), rectifier les fautes d’orthographe, de syntaxe, de lexique, les plus grosses fautes de ponctuation qui rendent la phrase incompréhensible ou absurde, montrer les contradictions, les incohérences, les niaiseries, les fausses pensées, et expliquer en quoi ce sont des contradictions, des incohérences, des niaiseries, etc.

P.-S. du 8 août. « Le Congrès de Versailles réuni par Emmanuel Macron le 3 juillet dernier aura finalement coûté 292 824 euros au Parlement, a annoncé l’Assemblée nationale ce mardi, indique Europe 1. »
http://www.valeursactuelles.com/politique/le-congres-de-versailles-coute-pres-de-300000-euros-87330

 

• 6 août 2017
Leçon 262. – « En plein Paris »

Titre de Valeursactuelles.fr* ce jour : “Pourriture” : Christine Angot insultée en plein Paris.

« En plein Paris » ! Racolage très risible du parfait journassot.
« Christine Angot insultée à Paris » ou « Christine Angot insultée dans une librairie de Paris » ou « Christine Angot insultée dans une librairie parisienne » auraient été bien préférables.

Morale : du plus petit au plus grand des Français, chacun apporte arrache sa petite pierre à l’édifice France pour aggraver sa ruine et la chienlit. Accélérez donc la cadence, qu’on en finisse !

——
* Article source : https://www.valeursactuelles.com/societe/pourriture-christine-angot-insultee-en-plein-paris-87231
Archive : https://archive.is/VkM1A

 

• 14 août 2017
Leçon 263. – Discours du président de la République devant le Parlement réuni en congrès, 5

Le texte du discours sur le site En marche ! n’est pas le même que celui sur Elysee.fr.
Sur le site En marche ! on ne trouve pas, entre autres, « les tenants d’une morale sans bras » ni « cette route Auguste [sic pour la capitale !] que peuvent emprunter quelques uns [sic pour l’absence de trait d’union] » ni la phrase finale « Vive la République ; vive la France », etc.

Un exemple entre cent...
Site elysee.fr :

 

Site en-marche.fr. « Les tenants d’une morale sans bras » a disparu :

Noter aussi que, dans la dernière phrase de l’extrait ci-dessus, Emmanuel Macron déclare que les réfugiés doivent être vus comme une chance et non comme un fardeau. Sophisme, cynisme ou colossale maladresse ?
Cela fera certainement chaud au cœur des réfugiés de savoir qu’on est heureux de leur malheur, qu’on en bénéficie ; enfin que, selon cet homme à la pensée complexe, le malheur des uns ferait le bonheur des autres.
Cacophonie et cafouillage prometteurs.

Archives :
https://archive.is/CF6Qi
https://archive.is/oqK9h

 

• 14 août 2017
Leçon 264. – Interlude. En marche

En marche, de Pierre Merlier, peinture, 2011.
Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Peinture_IMG_0024.jpg

 

 

 

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