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Notes jetées ici sans preuve, 22

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—— Mélanges ——
Mélanges est la fusion provisoire de « Notes jetées ici sans preuve » (sur la langue et sur les médias)
et de « De l’Opération CoViD-19 » ; s’y ajoutent quelques autres faits d’actualité,
comme les manœuvres visant à restreindre la liberté d’expression et la circulation des informations
en France. ——

 

carré-bleu Mélanges, avril 2021, VII
1. — CoViD-19 et LANGUE, 1er avril. Les nouvelles mesures de confinement (pour une durée de quatre semaines – à l’infini renouvelables, bien sûr) annoncées le 31 mars par Macron sont ici.
Ces mesures sont l’habituelle bouteille à l’encre LREMiste :

Les mesures de confinement avec couvre-feu à 19 heures sont étendues à l’ensemble des départements métropolitains, à partir du samedi 3 avril. Par ailleurs, les déplacements interrégionaux seront également interdits pour l’ensemble du territoire [...]. Mais les Français “qui souhaitent changer de région pour s’isoler pourront le faire durant ce week[-]end de Pâques” [donc les 3 et 4 avril – voire le lundi 5, férié ?].

Les déplacements interrégionaux sont donc toujours interdits pour les 19 régions rouges jusqu’au 2, puis permis pour tout le territoire métropolitain les 3 et 4, puis de nouveau interdits et pour tous.
De nouvelles attestations bouteille à l’encre vont devoir être créées, nouvelle occasion de se gaudir de l’Amateurisme.
2. LANGUE, les phrases toutes faites. « Les Français “qui souhaitent changer de région” ». Même remarque qu’en 160 : il faut donc supposer que les étrangers résidant sur le sol français ne pourront bénéficier de cette mesure.
3. LANGUE, CoViD-19. Le lundi 5 avril, dit « lundi de Pâques » et traditionnellement férié, fait-il partie de ce qu’on appelle ordinairement « le week-end de Pâques » ?
4. — CoViD-19, restrictions. Castex Simplex : « La consommation d’alcool sur la voie publique sera interdite partout en France », ici.
Donc on ne pourra même plus, après sa journée de travail masquée, par exemple, boire dans la rue un demi de bière qu’on aura acheté à un bar-restaurant autorisé à vendre des boissons à emporter ; idem pour l’apéritif. Macron enfonce un peu plus les bars-restaurants et leurs clients : il a le despotisme mesquin, en plus. Désocialiser, frustrer, isoler, sans cesse harceler.
5. — CoViD-19, restrictions. « Week-end de Pâques », des précisions sur Leparisien.fr :

« Qui souhaite changer de région pour aller s’isoler pourra le faire durant ce week-end de Pâques », a déclaré le président. Cette tolérance « s’achève lundi soir », a ensuite précisé le ministère de l’Intérieur.

Lundi soir à minuit et non à 19 heures, faudrait-il préciser.
Incapacité à être précis et circonstancié et à dire tout en une fois : comme d’habitude, les médias vont devoir préciser et éclaircir les points obscurs tout au long de la semaine. Ainsi vont l’Amateurisme et l’approximativisme en tout, comme si nos gouvernants ne prenaient pas très au sérieux les mesures qu’ils ont eux-mêmes décidées.
carré-rose Mise à jour du 2 avril. Un premier exemple ici (les assistantes maternelles).
6. LANGUE, chialer ; sans que... (ne)... Un excellent roman (ici en audio gratuit ; quelques fautes de prononciation sans gravité), Là-bas, de Huysmans. La recherche incessante de la part de Huysmans de mots rares lasse un peu certes, mais le roman vaut d’être connu et quelques chapitres sont excellents (le satanisme, l’architecture de l’église Saint-Sulpice de Paris, les cloches, les dïners à Saint-Sulpice dans le logement du sonneur de cloches,...). Je suis en train de l’écouter pour la deuxième fois, c’est dire s’il m’a plu.
Le satanisme au XIXe siècle a des échos dans l’actualité :

— Tu es bon, toi ; ce n’est pas facile de se procurer des enfants que l’on puisse impunément égorger, sans que des parents chialent [sic] et sans que la police ne s’en mêle !

Dans la bouche du personnage qui prononce cette phrase qui doit être prise au second degré, le verbe chialer surprend (mélange de niveaux de langue).
Remarquer aussi :

... sans que des parents chialent et sans que la police ne s’en mêle.

7. LANGUE, CoViD-19, manipulation de masse. L’excellent René Chiche bute sur la locution sauf à :

On ne peut pas empêcher la circulation d’un virus, sauf à cloîtrer indéfiniment la population chez elle, ce qui est insensé. Macron a semé la peur dans les têtes il y a un an ; il en récolte aujourd’hui les conséquences. Tout cela est profondément absurde et préjudiciable à tous.

(N. B. C’est sciemment que Macron a semé la peur, et il ne faudrait pas penser qu’il le regrette : la peur est un instrument supplémentaire de sa gloire, de son pouvoir ; de manipulation et de domination – un instrument jouissif.)
8. — CoViD-19. Macron se frotte les mains. Il pourrait allumer un feu par friction.
9. — CoViD-19, vaccin. Citation non vérifiée. DubreuilhMarcel :

Les propos hallucinants d’Olivier Véran : « Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinal[e]... »

carré-rose Mise à jour dans le 29 ci-dessous.
10. — CoViD-19.
À noter : le compte de secours de Corinne Reverbel est ici.
11. — CoViD-19, 2 avril. Florian Philippot :

Sur France Info à l’instant : l’exécutif aurait renoncé au Pass sanitaire en France ! Pas de vaccin, pas de test pour entrer dans un resto, cinéma,... Obligation de flasher un QR code plus obligatoire. Excellente nouvelle mais restons vigilants ! La résistance paie ! Continuons !

Méfi absolue ! Macron est sinueux et capable de tout, d’apaiser la colère comme de la rallumer : nous sommes ses jouets, et il les reprend joyeusement chaque matin. Nous sommes ses poupées vaudoues dans lesquelles il aime planter ses aiguilles.
12. — CoViD-19. Les liens financiers entre Wuhan, Glaxo, Pfizer, Fauci, Soros, Gates, Blackrock et cetera selon Me Brusa ici (vidéo).
13. — CoViD-19. Phil.bechade : « Ce n’est pas une “incapacité” : c’est le cœur de la stratégie, et l’Elysée la déroule avec une précision d’horloger tout en la faisant passer pour de l’incompétence. »
Non, il y a manifestement les deux : incompétence (voire nullardise foncière pour certains), cafouillage, bâclage, surestimation de soi, Amateurisme, tous typiquement LREM/volonté de destruction. J’ai oublié l’indifférence.
14. — CoViD-19. Ça va mal pour Olivier Variant, attaqué par Blachier (un variant, lui aussi ; est-il crédible ?) chez Praud. De divers côtés viennent aussi des attaques ou des critiques nombreuses contre les vaccins (entre autres ici). Cette convergence de coups, ce bombardement sera-t-il mortel ? Pour qui ? D’autres liens à venir. Ce qui me fait rager d’avance, c’est que Macron, premier responsable du foutoir qui va grandissant, passera toujours entre les gouttes et continuera résolument son œuvre sauf révolution. Le champ visuel et auditif de Macron restera réduit à un point, l’argent ; il est définitivement hypnotisé par lui. Il peut changer tous les ministres, tout son entourage, toute sa clique servile, rien ne changera que de façade.
N. B. Blachier dans son emportement parle de « nœud gorgien » (peut-être rêve-t-il à un nœud de pendu, autour de la gorge).
Nicolas Dupont-Aignan, lui, sur Facebook parle de « l’isolation des malades », qu’il confond avec des fils électriques.
15. — CoViD-19 et LANGUE. Publicsenat.fr titre : « Le Sénat approuve la déclaration [sur « l’évolution de la situation sanitaire »] de Castex par seulement 39 voix, après le boycott de la quasi-totalité des groupes », élégante manière de dire que 309 voix n’ont pas jugé bon de l’approuver.
16. — CoViD-19, traitements négligés. Peter McCullough, interniste et cardiologue, parle des traitements du CoViD-19 et prend la défense de la colchicine, qu’il a prescrite avec succès : vidéo sous-titrée en français. Il déplore l’omerta sur les traitements et s’en étonne.
Colchicine, voir les alinéas 149 et 156.
Peter McCullough, voir aussi Francesoir.fr (décembre 2020).
17. exclam-bleu-clair CoViD-19. Le plus malin des tests : « Un test d’immunité innée du #Covid19 existe depuis août ? Personne n’en veut ? Car ça montrerait que des gens n’auraient pas besoin de #vaccin... Il mesure la réaction des cellules/lymphocytes T, qui jouent un rôle critique dans notre immunité, en 24 h », source. N’en parlez surtout pas à Macron, il va se vexer.
18. — CoViD-19, traitement tout nouveau tout beau et LANGUE, 2 avril. Pierre Kaldy sur Lefigaro.fr :

Après le succès spectaculaire [sic !] des premiers vaccins contre le Covid, est-on près de connaître un progrès comparable sur le front des traitements ? C’est en tout cas l’espoir suscité par un médicament expérimental [le molnupiravir], un simple comprimé oral, dont les essais cliniques se poursuivent après des succès intermédiaires très encourageants.

Quel succès spectaculaire des vaccins ? « Un simple comprimé oral » : existe-t-il des comprimés compliqués non oraux ?
Poursuivons la lecture :

« [Le molnupiravir est] un candidat très intéressant pour guérir les patients à un stade précoce de la maladie », souligne Bruno Canard, spécialiste des coronavirus à l’université d’Aix-Marseille.

Rappel d’une des acceptions du mot canard par Dictionnaire.lerobert.com :

canard [...]
FAMILIER. Fausse nouvelle lancée dans la presse. ➙ bobard, bruit. Lancer des canards.  
PÉJORATIF. Journal.

Molnupiravir : un clin d’œil au moldu (terme plutôt péjoratif que neutre) de Harry Potter ?
Mol, nu, pire, ravir
 : a-t-on envisagé l’effet nocebo du nom du médicament ?
L’affaire paraît « mal emmanché[e] » (https://archive.ph/wip/Mg6ZY), comme dirait le généralissime Macron.
19. — CoViD-19. Article de Francesoir.fr sur l’association espagnole Policías por la libertad, qui dénonce les dictatures sanitaires et appelle à ne pas verbaliser les sans-masque.
20.
LANGUE
Les Nations unies et l’illisible inclusif ici.
Personne ne serait vraiment surpris qu’avant la fin de son mandat Macron fît transcrire en inclusif ses discours sur le site Elysee.fr ou encore moins que les documents de sa prochaine campagne électorale fussent en partie en inclusif – quelques affiches par exemple. D’autres le feront, et il ne faudra pas être en reste.
Lepoint.fr : « Ne dites plus “passeport vaccinal” mais “certificat vert”. » Comme si c’était si simple de rouler les gens. Pauvre naïf de Thierry Breton.
21. exclam-bleu-clair CoViD-19, « freinage renforcé », bouteille à l’encre et LANGUE, 4 avril, 1/n. Lefigaro.fr : « Voici l’attestation de déplacement qui s’applique désormais à toute la France ». Attestation à télécharger à partir de cette page.
Cette énième attestation est aussi mal faite que les précédentes, voyez le point 7 ; de plus, il n’est pas précisé que le justificatif de domicile doit être accompagné d’une carte d’identité ; enfin, l’attestation à imprimer est présentée deux fois : une première fois à côté de l’attestation en anglais et une deuxième fois dans l’encadré « versions accessibles », comme si les deux premières versions, elles, n’étaient pas accessibles. On se demande à quoi s’oppose « accessibles » : à « inaccessibles » ? Le seul adjectif informatif et précis qui conviendrait est téléchargeables – il ferait cependant doublon avec les mentions « Télécharger ».
Tentatives de décryptage, de traduction, de désambiguïsation : c’est la grande presse qui une fois de plus se charge de combler certaines – et pas toutes – lacunes du document, d’en éclaircir certaines obscurités – et même d’en cacher les aberrations en omettant de les signaler.
J’ai archivé la page du ministère ici et l’attestation ici.
exclam-bleu-clair À suivre, même si, par manque de temps, je désespère de pouvoir faire la liste de tout ce qui cloche dans l’attestation.
J’apporterai de nouvelles preuves que nous sommes gouvernés (les politiques), administrés (les ministères) et informés (les journatocs) par des clowns – incapables de s’amender qui plus est ; sans volonté de le faire, à vrai dire.
22. LANGUE
Noter que, dans de nombreuses nouvelles ou fausses nouvelles rapportées ici, se pose un problème de langue, d’expression, de formulation ; il est principal ou secondaire, mais souvent présent.
Noter que, curieusement, la formule classique « sur l’honneur » est absente de l’attestation : quelle explication ? Nos gouvernants penseraient-ils que nous n’en avons pas, d’honneur, ou que nous en ignorons la signification, nous qui ne sommes rien sauf des ploucs ? Je dirai tout le contraire, ce mot les effraie, ils craignent qu’on ne le leur envoie en pleine figure, en pleine poire : « Qu’as-tu fait de ta parole, qu’as-tu fait de ton honneur, gouvernant ? »
23. — Apostrophe imaginaire d’un ouvrier à la chaîne lors d’une visite de Macron dans son usine :

Tout ce que t’as sur le dos, c’est nous qu’on te l’a payé, Macron ! Ton costard à 20 000, ton coiffeur, ton manucure, ton maquilleur, tes chaussettes et ton slip, c’est nous qu’on te l’a payé.

Holà, petit-maître Macron, qu’aurais-tu de convaincant à lui répondre ? Qu’aurais-tu à lui dire, à ce digne ouvrier ?
24. LANGUE. Rappelons la signification de petit-maître qu’a donnée un grand maître et grand travailleur de la langue, Littré :

Fig. et familièrement. Petit-maître, jeune homme qui a de la recherche dans sa parure, et un ton avantageux avec les femmes. “Mais ce siècle peu raffiné/N’avait pas encor vu paraître/Un être insolent et borné/Que l’on appelle petit-maître ;/Le premier fat de l’univers [...]”, Bernis, Épît. 8. [...]

Et celle de l’Académie :

Par extension. Fam. et vieilli. Petit-maître, petite-maîtresse, celui, celle qui se faisait remarquer par une élégance affectée, des manières coquettes, prétentieuses.

Puisque le grand Littré à Paris n’a qu’une petite rue et que tout président mort a droit à sa voie, à Macron demain une courte impasse sombre et humide. Littré aurait-il jamais dit « se fourvoyer dans l’erreur » ou « il n’y a pas de victime, y a des blessés » (leçons 694 et 852) ?
25. LANGUE. Leparisien.fr, un médecin :

« Nous avons accueilli essentiellement dans le service des patients d’origine caucasienne – blancs – âgés de plus de 60 ans. »

Peur du mot homme – dire droits humains ; peur du mot juif – dire israélite ; peur du mot Arabe – dire Beur ; peur du mot Noir – dire Black ; peur du mot Blanc – dire Caucasien,...
carré-rose Mise à jour. N’oublions pas les Whites et les Blancos de Manuel Valls.
En revanche, on n’a plus peur du mot pute, qui passe bien – il est même bien vu, et il a presque remplacé prostituée, comme je le faisais remarquer ici en 2009. Succédané d’un parler sans langue de bois, phénomène de compensation ?
26. — CoViD-19, 6 avril, déprogrammation. Leparisien.fr : « Opérations déprogrammées à cause du Covid-19 : la douloureuse attente des patients. En Ile-de-France, huit soins sur dix seront bientôt reportés afin de trouver toujours plus de lits dans les hôpitaux. Derrière ces chiffres, se trouvent des patients, non-Covid, que l’épidémie condamne à l’attente, avec le risque de ne jamais rattraper le retard. »
On en parle trop peu.
« Soins » et « opérations » sont-ils synonymes ? Ne faudrait-il pas dire « soins et opérations » ; ne faudrait-il pas ajouter certains examens ? Ajouter les consultations reportées par les patients eux-mêmes par crainte d’affronter le milieu malsain, donc anxiogène, des transports publics, des hôpitaux et des cabinets.
27.
— CoViD-19, vaccination. Tout va bien : plus on vaccine, plus le nombre de contaminés augmente si j’ai bien compris (24h Pujadas).
28. LANGUE, bonneteau lexical. Alexandra Henrion-Caude note que les gros médias nous parlent du « succès de la vaccination », mais ce succès ne porte que sur le nombre de vaccinés.
29. —Suite de l’alinéa 9. Petittof1 :

 

Veran1

Texte de l’image pour les utilisateurs de la lecture vocale.
Véran le 30 mars sur Europe 1 : « Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves
et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant »,
« le vaccin n’empêche pas de transmettre le virus aux tiers ».

 

C’est aussi ce que rapporte Sudouest.fr.
30. LANGUE. « Les grands médias » : les médias main stréam et ouistreham.
31
. — CoViD-19, enseignement. C’est pas la faute à Blanquer : « “Des attaques informatiques” perturbent l’enseignement à distance, selon Jean-Michel Blanquer. L’an dernier, l’école à la maison avait mal commencé, avec des réseaux saturés et des espaces de travail inaccessibles », Francetvinfo.fr. C’est bien simple, rien ne fonctionne en Macronie et c’est pas la faute à nos bras-cassés, bras-dans-le-plâtre et bras-dans-la-poche.
32. — CoViD-19, vaccin AstraZeneca. Lefigaro.fr : un responsable de l’Agence européenne des médicaments confirme un lien entre AstraZeneca et les thromboses.
Et les vaccinés qui n’ont pas fait de thrombose en feront une dans six mois, dans un an ? Du Kardegic à vie ?
33. — CoViD-19, affaire Chalençon, 1/n. Bonne idée qu’a eue Pierre-Jean Chalençon de faire un dîner de ministres un 1er avril, ça lui permettait, en cas de fuite, de dire que c’était une blague, vidéo.
Noter que Marlène Schiappa dit qu’il y a eu invitation et que Gabriel (f)Attal(itas) l’a refusée. Noter aussi que Chalençon n’a pas parlé d’invitation, mais déclarait dans un entretien vidéo : « Il doit venir dîner prochainement, notre ami Attal, que j’aime beaucoup », comme s’il savait que le porte-parole de l’Elysée viendrait. Encore une affaire très mal emmanchée, comme dirait le généralissime Macron.
Est-ce que Chalençon se serait permis de convier le porte-parole de l’Elysée à une fausse soirée ? Je répondrai : non. On me rétorquera : Chalençon aurait-il osé convier le porte-parole de l’Elysée à une vraie soirée illégale et clandestine ? Je répondrai : oui, peut-être, car il connaît bien l’hypocrisie des politicards, dont beaucoup sont ses amis. En tout cas, Chalençon n’a pas utilisé ce dernier argument.
Que Chalençon fasse des soirées fines à quarante personnes ne me choque nullement ; presque tout le monde en a assez de leurs restrictions sanitaires et de leurs fustigations revigorantes – Chalençon : « Ça fait quinze mois qu’ils nous emmerdent ! » –, mais que des donneurs de leçons ministres ou personnalités y participent, si.
Chaque jour un peu plus, l’Opération CoViD-19 part en brioche. Macron est comme un Petit Lu dans la tempête.
34. LANGUE, affaire Chalençon, 2/n. Nouvelobs.com rapporte que Chalençon a déclaré : « J’ai l’impression qu’on essaye de me faire porter le bouc émissaire [sic] ou qu’on essaie d’utiliser mon nom et mon image pour faire tomber le gouvernement. »
Expression valise : me faire porter la casquette et faire de moi un bouc émissaire. On pourrait ajouter une autre influence, celle de porter le bouc (la barbiche). Un effet de la colère probablement. Le plus étonnant, c’est que l’auteur de l’article ait repéré que l’expression n’était pas standard (le « [sic] » dans la citation est de lui, non de moi).
Une autre expression de Chalençon qui m’a amusé : « Nous avons mis en exergue quelques tables. »
Cela dit, je le sens pas frais, ce poisson d’avril, ou qu’il a été pêché en eau trouble. Une énorme publicité qui pour l’instant n’a rien coûté à son bénéficiaire.
35. — CoViD-19, harcèlement vaccinal ; de la suite dans les idées. Lefigaro.fr : « Pourquoi il faudrait vacciner les enfants pour se passer des gestes barrières. [...] Sans le maintien des gestes barrières, une vaccination partielle des seuls adultes ne suffira pas à contrôler l’épidémie. C’est la conclusion sans équivoque de l’équipe Modélisations mathématiques des maladies infectieuses pilotée par l’Institut Pasteur qui a publié mardi sur son site de nouveaux travaux. » Idem sur Leparisien.fr, bien sûr.
La tactique ne change pas, terrifier, terroriser.
Projet, vacciner aussi les mouches.
36. — CoViD-19, 7 avril. Lepoint.fr : « Selon une étude, le Covid-19 aurait de sérieux impacts sur la santé mentale des patients, allant de l’anxiété sévère à la démence pour certains. »
Les malades sont fous, et les bien portants, qu’à coups de réglementations, d’obligations, d’interdictions harcelantes, incessantes, humiliantes et brouillonnes, d’amendes on fait tourner en bourriques depuis un an, sont en train de virer fous de rage et de colère contre leurs gouvernants.
37. — CoViD-19. SNPI syndicat infirmier : « Vague de départs #infirmiers : de 7 500 postes vacants en juin selon #SegurDeLaSante à 34 000 postes d’#infirmières vacants selon l’enquête @le_Parisien du 21 septembre. Maltraitance institutionnelle, mépris des #soignants, le gouvernement saborde #hopitaux #ehpad malgré #covid19. »
Suggestion aux touiteurs : et si on arrêtait les croisillons sur presque chaque mot ? Ou faites mieux la prochaine fois, et pensez à croisillonner maltraitance et mépris.
Le mot croisillon #infirmières est accentué, pas #hopitaux.
38. — CoViD-19. Ce jour sur Sudradio.fr de 11 h 30 à midi, la majorité des invités réclame anxieusement, nerveusement et d’un air grave le vaccin, le vaccin, le vaccin – dont Valérie Expert, Eric Verhaeghe, Florence Berthout et un autre, dont je ne connais pas le nom. Valérie Expert, une fois de plus, me semble plutôt naïve et sans méfiance, sur les vaccins et sur les traitements du CoViD-19. Pas d’intervenant extérieur sceptique. Infos de midi, encore entendu sérum au lieu de vaccin.
39. LANGUE, argot. Alinéa interdit aux enfants.
J’ai au cours de ma vie entendu trois ou quatre fois l’expression entre enculés, y a pas de doublure, mais je n’en ai trouvé aucune définition ni dans plusieurs dictionnaires d’argot récents ou du XIXe siècle ni sur la Toile.
La dernière fois que j’ai entendu l’expression, c’était il y a deux ou trois ans de la bouche d’un certain Alain né natif de Paris, de 70-80 ans et ancien officier de la Légion étrangère. Paix à son âme généreuse et farouche.
Bob propose cette définition de chez les enculés, y a pas de doublure, expression dont la signification est probablement équivalente* :

Ne pas se faire de cadeau, être âpre au gain, déloyal.

Je crois qu’il faut chercher l’origine et le sens de l’expression entre enculés, y a pas de doublure chez Littré sous l’entrée doublure (« étoffe dont un habit, un manteau est doublé ») ou, mieux, sous l’entrée fin, e :

Fin contre fin n’est pas bon à faire doublure, n’est pas bon pour double, ne vaut rien pour doublure, c’est-à-dire il ne faut pas entreprendre de tromper aussi fin que soi.
On dit dans le même sens : Il ne faut pas mettre fin sur fin.

La définition que je propose de entre enculés, y a pas de doublure est la suivante : « il ne faut pas essayer de tromper aussi malin que soi », plus précise que celle de Bob et mieux adaptée aux rares contextes dans lesquels j’ai entendu l’expression.
Autre proposition : « il ne faut pas essayer de faire du mal à aussi méchant que soi ».
On pourrait être tenté de traduire ainsi l’expression : « Il m’a fait une vacherie, je lui en fais une », mais ce serait probablement laisser échapper une nuance.
* L’entrée du dictionnaire de Bob est « chez les enculés, y a pas de doublure », mais les citations contiennent les expressions « entre enculés, y a pas de doublure », « entre enculés pas de doublure » et « chez les enculés y a pas de doublure ». Je considère les deux dernières citations comme des variantes de l’expression dominante et princeps « entre enculés, y a pas de doublure ».
Laissé deux commentaires sur la page de discussion.
40. — CoViD-19, affaire Chalençon, 3/n. La restauratrice et femme politique Babette de Rozières (« des gens [...] font la bamboula »), le cuisinier et chapelier Marc Veyrat (qui se ridiculise en rappelant le « nous sommes en guerre » du possédé d’Amiens) et plusieurs journatocs (dont Morandini, presque hystérique dans un Morandini Live) aboient contre Chalençon. Jaloux ?
Rejoins-nous, Chalençon ; rejoins notre combat, rejoins la résistance !
Il y a des gens qui ne croient pas à la dangerosité du CoViD-19 surtout s’il est soigné avec les médicaments adéquats (HCQ, AZM, ivermectine,...). Belle tentative de diversion : le problème n’est pas le CoViD ni Chalençon ni même qu’un ministre banquette (on le sait depuis longtemps, que les gouvernants vivent en marge des règles qu’ils édictent), le problème c’est le redoutable Macron attaché à nous comme la tique.
41. LANGUE écrite. Ici « proposition de résolution visant à la protection et à l’inscription des chiffres romains dans le patrimoine culturel et immatériel français, n° 4068 », déposée le 7 avril.
« La ville de Paris reconnaît, pire, assume cet abandon, des mots mêmes de son adjointe à la culture. »
42
. exclam-bleu-clair CoViD-19, vaccins. Vous prendrez bien un petit cocktail maison ? Lefigaro.fr : « AstraZeneca : les moins de 55 ans devront recevoir une deuxième dose d’un autre vaccin, recommande la Haute Autorité de santé. Environ 600.000 Français, majoritairement membres du personnel médical, ont reçu une première dose AstraZeneca et devront la compléter avec une seconde injection Pfizer ou Moderna. » Véran : « “Il est tout à fait normal de proposer une deuxième injection d’ARN messager dans les 12 semaines” qui suivent afin de respecter les délais. »
« Monsieur Richard, le dernier, pour la route ! » (Léo Ferré).
43. LANGUE. Le « quadrillage sémantique » de la population, expression de l’excellent Combaz (titre de la chronique : « Quand on a échoué à devenir un grand homme, il reste toujours le rôle du sale type »).
La dernière vidéo de Combaz est ici, il y parle entre autres des pieuvres, des tiques que sont l’UE et Veolia. On mesure le long combat qui est à mener, mais celui contre le possédé d’Amiens est le premier des premiers.
44. exclam-bleu-clair CoViD-19, sado-naso. Danger des tests nasaux. Maxisciences.com : « Rappelant que la majorité des tests à prélèvement nasal n’ont aucun effet négatif, l’Académie de médecine vient toutefois d’alerter sur “les graves complications” qui commencent à être signalées.
 »
45. — CoViD-19, vaccins. Lefigaro.fr : « L’UE va négocier l’achat de 1,8 milliard de doses de vaccins de 2e génération. » Je rêve ?
46. — CoViD-19. Mediapart.fr et ici : Renaud Piarroux, spécialiste des maladies infectieuses, reproche à Jean Castex d’avoir présenté aux parlementaires des données trafiquées.
47. LANGUE, CoViD-19, chaos lexical, complotisme. Je résume une partie de ce que déclare Sophie Tissier : ce n’est pas être complotiste que de dire qu’il y a une volonté cachée de certains de faire du mal, d’instrumentaliser le CoViD à des fins politiques, liberticides, financières, etc.
J’en conclus que le mot complotisme est tellement brûlant que même ceux qui pensent, comme Tissier, qu’il y a un ou plusieurs complots rejettent ce mot, parfois avec horreur.
J’ai remarqué aussi que certains confondent complotiste et comploteur. Un comble.
Faut-il rappeler la définition de complot ?

Littré :

complot
[...]
1. Résolution concertée secrètement et pour un but le plus souvent coupable.
Former, tramer un complot.“Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots”, Racine, Athal. I, 1.
[...]

J’ajouterai que deux personnes (« résolution concertée ») suffisent pour former un complot.
48. — CoViD-19, 10 avril, manifestations
– Samedi 10, manifs des Patriotes de Philippot (Paris, Nice, etc.), ici et ici.
Force jaune (Sophie Tissier) et Henrion-Caude appellent de nouveau à un rassemblement le samedi 10 avril à 14 heures à la fontaine des Innocents à Paris.
49. — CoViD-19, vaccins. Non mais dis donc, nouveaux arguments (Henrion-Caude et Amine Umlil) contre les vaccins anti-CoViD-19. Rappel : « L’UE va négocier l’achat de 1,8 milliard de doses de vaccins de 2e génération. »
50. — Interlude sur la macronolâtrie. Amusant document sur les admirateurs fous de Macron et sur des retournements de veste politiques, sur Marianne.net (article et commentaires).
Archive (article et commentaires).

51. — CoViD-19, vaccin. Du lourd, du pesant, de l’épais : propagande pour le vaccin ; pas surprenant, c’est Francetvinfo.fr.
52. — CoViD-19, attestation. Pas le courage, pas l’envie de faire l’analyse approfondie promise dans l’alinéa 21 : ça n’intéressera personne et n’ai-je pas assez démontré (rengaine) ?
53. — CoViD-19, vaccin. Francetvinfo.fr : « Le vaccin du groupe américain Johnson & Johnson ne nécessite qu’une seule injection pour protéger contre le virus et fonctionne avec une technologie similaire au vaccin AstraZeneca. » Voilà qui est rassurant.
54. — CoViD-19, vaccinodrome, 12 avril. Francetvinfo.fr (https://archive.ph/wip/Sx4ZL) : « A partir de lundi 12 avril, toutes les personnes âgées de plus de 55 ans, quel que soit leur état de santé, auront la possibilité de réserver un rendez-vous pour se faire vacciner en France. Ces injections seront effectuées avec le vaccin AstraZeneca ou Janssen (du groupe Johnson & Johnson) qui fonctionnent tous les deux avec la même technologie à “vecteur viral” ».
Illustration de l’article, vaccinodrome à Saint-Quentin-en-Yvelines le 30 mars 2021...

 

vaccinodrome

 

55. — CoViD-19. Vidéo d’Alexis Cossette du 11 avril. Je résume une partie de ce qu’il dit : envoyez vos enfants à l’école, et dans quelques années ils seront vos ennemis. L’école est un outil de propagande et de décérébration encore plus efficace que les grands médias.
56. LANGUE. Journal officiel du 19 février 2020, PDF ici, Dictionnaire de l’Académie française, actualisation : de savoir-faire à sérénissime.
À propos des graphies (néographies) dites « recommandées » :

L’Académie a précisé qu’elle entendait que ces recommandations soient soumises à l’épreuve du temps. Elle maintiendra donc les graphies qui figurent dans son Dictionnaire jusqu’au moment où elle aura constaté que les modifications recommandées sont bien entrées dans l’usage.

L’Académie n’est plus le greffier de l’usage, elle suggère voire tente d’imposer de nouveaux usages orthographiques (voir aussi ici sur ce site lesdites « Rectifications de l’orthographe » de 1990, analyse d’un cafouillage).
Sont citées les graphies recommandées dans l’intervalle qui va de savoir-faire à sérénissime :

– Sèche-cheveu (sing.), pl. sèche-cheveux
– Sèche-linge, pl. sèche-linges
– Sèche-main (sing.), pl. sèche-mains
[...]
– Self-made-man, pl. self-made-mans
[...]

Le document précise :

Aucune des deux graphies ne peut être tenue pour fautive.

L’Académie française maintiendra donc les graphies qui figurent en première place dans son Dictionnaire, c’est-à-dire, par exemple, « sèche-cheveux (sing.) », tant que la nouvelle graphie – « sèche-cheveu (sing.) » –, qu’elle recommande, ne sera pas entrée dans l’usage.
Depuis 1990 l’Académie avec ses recommandations est dans la ligne de ce qu’on appelle aujourd’hui souvent péjorativement le « progressisme », forme de populisme qui fait à « ceux qui ne sont rien » des concessions sur des détails le plus souvent risibles (miettes tombées de la table des puissants encanaillés et enracaillés) voire pernicieux, mais jamais sur l’essentiel (le « gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple », comme l’énonçait la Constitution de la IVe République, par exemple).
Extrait du Dictionnaire en ligne (et non pas du Journal officiel cité ci-dessus), article sèche-cheveux :

 

seche-cheveux

 

L’astérisque qui précède l’entrée indique qu’elle est nouvelle, et qu’elle n’existait pas dans l’édition précédente, de 1935 ; « [règle §2] » renvoie à ce document en page 12.
N. B. D’où nous viennent ces self-made-man et bien d’autres anglicismes ? de la bouche et de la plume de la prétentieuse canaille journalistique.
carré-marronnasse Autonote dae_20200219_0001_0001.pdf
57. LANGUE, vaccin, bonneteau lexical. Le Flohic : « Soyons précis : non, nous n’allons pas produire de vaccin Pfizer en France, nous ne faisons que le mettre en flacon. » Embouteiller, mettre du vin en bouteilles et produire du vin ne sont pas choses semblables : terminus des prétentieux.
58. exclam-bleu-clair CoViD-19, vaccins mortels. Plus de morts de vaccin en 4 mois qu’en 10 ans ? Momotchi : « On a plus de morts en 4 mois aux USA après le #vaccin #COVID19 que sur tous LES MORTS déclarés suite à des vaccins sur les 10 DERNIÈRES ANNÉES. 2011, 2012 ...à 2020. Même si le rapport n’établit pas la cause de décès, on voit qu’il y a un problème, non ? [Source.] » Touite suivi d’une discussion.
59. exclam-bleu-clair CoViD-19, vaccins fragilisants. Docteur Peter EL BAZE : « Une bombe ! Dans un rapport officiel du gouvernement UK paru le 31 mars, on peut lire en page 10 que “la résurgence des hospitalisations et des décès est dominée (60-70%) par ceux qui ont reçu 2 doses de vaccin” [...]. »
60. — CoViD-19. Viendra le temps du châtiment et de la reddition des comptes. Au cas où des experts déclareraient Macron demi-fou et irresponsable, il restera – entre autres – des ministres, des élus, des médecins.
61. — CoViD-19, 13 avril. Lisez-moi ça : « Le chef de l’État envisagerait de s’adresser aux Français lorsque le nombre de 100 000 morts du Covid-19 sera franchi, d’ici quelques jours, d’après RTL », Lepoint.fr.
Comment je vois ça ? comme une énième occasion usurpée de parader insupportablement sur les écrans en chef de guerre, en père de la nation attentif et aimant, de se féliciter du travail par lui et ses ministres accompli, de remercier le personnel médical qui cependant l’accuse de réduire le nombre de lits, de justifier le confinement actuel ou de le renforcer et surtout de faire monter la peur, indispensable et sournois levier de sa domination, de sa folle et inquiétante emprise et entreprise sur la vie de chacun, celle d’hier, d’aujourd’hui, de demain. Enfermé, interné dans une forteresse magique et narcissique, aveugle il ne peut voir, infatué il ne se résoudra jamais à reconnaître que plus il parle, plus on le hait.
N. B. Remarquer au passage le cynisme de la phrase : « Lorsque le nombre de 100 000 morts du Covid-19 sera franchi » (« lorsque » et non « si » ; 99 163 morts à ce jour selon Santepubliquefrance.fr : encore 837 avant le discours).

 

roucoule

Texte de l’image pour les utilisateurs de la lecture vocale.
Plus le Macron roucoule, plus la France gronde.

 

62. — CoViD-19, France, 99 163 morts à ce jour : pourquoi tant de décès ? C’est peut-être l’épouse de Nicolas Sarkozy, ex-président de la France, qui nous fournit la réponse dans l’intéressant livre de Patrick Buisson la Cause du peuple, publié en 2016 aux éditions Perrin :

[Carla Bruni] crut devoir enrichir sa contribution au débat : si les Français en général manifestaient une déplorable et fâcheuse tendance à l’entre-soi et au repliement frileux, c’était le huis clos de l’endogamie qu’il fallait, d’après elle, incriminer, ce « vieux sang pourri » qui ne se renouvelait pas et, pis encore, refusait de se renouveler.

Un livre à lire ou à relire – pour nous rappeler combien les Francons d’en haut apprécient les Francons d’en bas.
Noter aussi qu’entendre une privilégiée, une personne « de la haute » parler d’entre-soi et de repliement frileux, ça énerve un peu : jamais vu Carla Bruni attendre le tram à la Porte d’Aubervilliers et s’y faire pincer le popotin.
Méditons cette courte citation et demandons-nous sans naïveté si la plupart de nos gouvernants et de nos bien lotis ne pensent pas la même chose.
En cas de guerre il faudrait mourir pour eux ? c’est à vous dégoûter de la guerre.
63. 
— CoViD-19 et Mozart de la finance. Francetvinfo.fr : « La crise provoquée par le Covid-19 va coûter 424 milliards d’euros à l’Etat sur trois ans. Ce montant prend en compte les baisses des recettes fiscales et les dépenses exceptionnelles, comme le fonds de solidarité et le chômage partiel. » Noter que le même Mozart de la finance annonce par la voix de son ministre Le Maire (comme je ne l’aime pas, celui-là ! melliflu qu’il est, pire que Macron, je ne lui confierais pas 1 euro pour aller m’acheter une baguette) des annulations partielles de dettes pour certaines entreprises, ici. Qui finalement paiera ? Macron casse les pots, puis les fait payer aux Français.
64. LANGUE, argot. Alinéa interdit aux enfants. Et qui à la fin et une nouvelle fois se fera casser le pot, comme aurait pu le dire la primesautière Albertine ?
65. — CoViD-19. La lettre d’Yves Rasir, de Néosanté, d’aujourd’hui. Extrait. Dans une étude de Joël Pincemail...

... le résultat le plus frappant est que TOUS les patients en réanimation manquaient de vitamine C ! À propos de cette vitamine précieuse et quasiment miraculeuse, je  vous recommande de lire la lettre envoyée ce matin par mon confrère Xavier Bazin.
Non content de lister les preuves en faveur de la vitamine C, Xavier dévoile comment les études défavorables sont manipulées pour leur faire dire l’inverse de ce qu’elles disent. On vit vraiment une époque effrayante sur le plan de la désinformation et de l’occultation de découvertes pourtant vitales.

66. — CoViD-19. Xavier Lemoine, un des rares politiques honnêtes et courageux, appelle à la désobéissance civile, vidéo. (Je précise que je ne découvre pas Lemoine aujourd’hui, je le connais depuis longtemps.)
67. 
LANGUE et CoViD-19, 14 avril. Lemonde.fr : « La barre des 100 000 morts en France est déjà franchie depuis des semaines. »
Encore cette « barre », comme s’il s’agissait d’un exploit. Dans le domaine de l’information, on va de barre en barre : la barre des 10, des 100, des 1 000,... et c’est à chaque fois comme un exploit qui mérite un article, le prétexte à un article.
D’autres disent « seuil », qui n’est pas mieux ; comme si une nouvelle étape, une nouvelle ère (de la peur) commençait ; on est au cinéma. Voir l’alinéa 61, où assez simplement le journaliste écrit : « Lorsque le nombre de 100 000 morts du Covid-19 sera franchi ». Est utilisé aussi le mot « cap » : mais passer un cap n’a-t-il pas une connotation plutôt méliorative (but à atteindre, point au-delà duquel une situation s’améliore,...) ? j’hésite.
En ce qui me concerne, en ce 14 avril je viens de franchir la barre des 66 alinéas.
68. — CoViD-19. Actu.fr : « Depuis mi-mars 2021, la compagnie de théâtre Vivre avec [sic] le feu organise des concerts sous les fenêtres des immeubles à Paris. » Prochain spectacle, mercredi 14 avril dans le 20e. Erreur, le nom de la compagnie est Vivre dans le feu.
69. — CoViD-19. YouTube interdirait désormais explicitement toute vidéo recommandant l’ivermectine ou l’hydroxychloroquine comme traitements du CoViD-19, ici.
70. — CoViD-19, vaccins, 15 avril. Les non-vaccinés en accusation. Dr Le Flohic : « La population vaccinée sélectionne de nouveaux variants moins sensibles aux vaccins (voire échappant aux vaccins), la population non vaccinée permet la vectorisation car n’ayant que peu de frein à leur multiplication. »
Et les vaccinés qui sélectionnent ne vectorisent pas ? Bouillie à désépaissir.
71. — CoViD-19, le gamin, le demi-dingue, le maléficieur d’Amiens, etc. La dernière vidéo (du 13 avril) de Combaz est ici. La question que presque chacun se pose : jusqu’où ira Macron qui déjà est allé trop loin ?
72. LANGUE, élocution, audition, charabia. Sur Sud Radio vers 12 h 30 ce 15 avril, dans « Bercoff dans tous ses états » (c’est le titre parfaitement ridicule et boursouflé de son émission), Vincent Pavan, universitaire professeur de mathématiques, parle longuement d’une étude sur la contagiosité du CoViD-19 : je n’ai compris que deux mots sur trois (propos truffés de « effectivement », qui plus est, qui agacent). Avant lui c’était William Golnadel par téléphone, inaudible, malgré lui, les trois quarts du temps.
Bercoff fatigue, lui aussi, avec ses « effectivement » ; en revanche il amuse quand il répond à Pavan avec un « effectivement » : c’est un concours d’« effectivement » ?
Il m’énerve, le Bercoff, l’hésitant Bercoff et ses pudeurs de jeune homme. André Bercoff né selon Wikipedia le 12 décembre 1940, qu’as-tu encore à craindre à ton âge !
Ecoutez-vous, les gars.
– Mille diables, je dois certainement radoter, car je disais presque la même chose dans l’alinéa 81.
73. — CoViD-19, guerre entre virus in vitro. Alexandra Henrion-Caude :

A l’école des intera[c]tions entre virus, nous apprenons que le rhinovirus (rhume banal) rend la plupart des cellules non permissives à l’infection par le #SRASCov2 (via l’interféron). Sa réplication est bloquée!
Sublime leçon #NiCovidNiVaccin. Source.

74. — CoViD-19. Effet prophylactique de la Bétadine, ici. Voir aussi l’alinéa 62.
75. exclam-bleu-clair CoViD-19, test. Lemonde.fr : « À Berlin : pour entrer dans un magasin, il faut être muni d’un test antigénique négatif effectué le jour même. Seuls les “commerces de première nécessité” – supermarchés, boulangeries, pharmacies, stations-service, garagistes et librairies – ne sont pas tenus d’en exiger » (article du 15 avril).
Primo, faire la queue trente minutes pour se faire tester ; secundo, attendre trente minutes le résultat. Macron et Véran doivent en être jaloux.
N. B. Définition du test antigénique, Ameli.fr : « Comme le test RT-PCR, il consiste en un prélèvement par voie nasale avec un écouvillon. Avec un résultat disponible en 15 à 30 minutes, ces tests permettent la mise en œuvre sans délai des mesures d’isolement et de contact tracing [sic]. »
76. — CoViD-19. Lamontagne.fr : « Jean-Bernard Fourtillan, mis en examen et suspecté d’avoir organisé des essais thérapeutiques illégaux, également connu pour ses prises de positions sur le Covid-19 – une création de l’Institut-Pasteur selon lui – a été interpellé ce jeudi 15 avril à Chaudes-Aigues (Cantal). Il a été incarcéré à la maison d’arrêt d’Aurillac. [...] Sur les réseaux sociaux, ses partisans dénoncent [...] un acharnement contre ce professeur honoraire de la faculté de médecine et de pharmacie de Poitiers, justifié selon eux par ses prises de position sur la pandémie du Covid-19. »
77. exclam-bleu-clair CoViD-19, test, 16 avril
. À propos du test Medakit, créé en octobre 2020, fiable, pas cher et très rapide, du Belge Frédéric Baugniet, entretien vidéo de trente-six minutes avec Richard Boutry. L’inventeur arrêté deux fois. Une forte odeur de pourriture et d’argent, comme en France.
78. — CoViD-19. Un journatoc de BFMTV soigné aux petits oignons par Raoult, vidéo.
79. 
— CoViD-19, couvre-feu. Des passe-droits pour les musulmans, Lefigaro.fr.
carré-rose Mise à jour ici.
80.  LANGUE, CoViD-19. Une longue habitude sur Francesoir.fr, les coquilles et le charabia :

Au 15 avril, plus de 78 millions de personnes avaient été entièrement vaccinées contre la Covid-19 aux États-Unis. « À ce jour, aucune situation critique n’a été identifié[e] dans les données démographiques des cas où les caractéristiques des vaccins », a déclaré le CDC.

81. — CoViD-19, vaccins. Reinfocovid.fr : « Les ARNm vaccinaux atteignent les organes reproducteurs (testicules & ovaires) », article du 15 avril.
82. exclam-bleu-clair Interlude. Les ploucs à l’Elysée. Deux images du déclin et du pire mauvais goût : le ballot Hollande prenant la pose devant les visiteurs lors d’une des Journées du patrimoine de septembre 2016 ; le liquidateur Macron et les deux tapis du salon Doré de l’Elysée rénové en 2020.

 

Hollande-bureau

(Noter au premier plan le cartable vieille France de l’élève studieux ;
à gauche une sans-gêne qui a franchi le cordon ; les visiteurs hilares.
Sources : Francetvinfo.fr et archive.)

 

Macron-bureau

(Les deux tapis, mais aussi les deux canapés Borniol
et les objets en Inox pour le contraste noir-blanc ; un ratage complet.
Sources : Lci.fr et archive.)

 

Macron c’est l’histoire d’un beauf qui a hérité par hasard d’un château de la Loire (la France) et qui fièrement le meuble comme le bureau d’accueil d’un camping. Ensuite, pour donner plus de lustre à son emménagement, il fait une grande fête et il invite Kiddy Smile (https://archive.ph/OUGvu).
Et les déclinistes, comme les complotistes, seraient des malades mentaux ?
carré-marronnasse Autonote_mauvais-gout
83. exclam-bleu-clair Alpinisme, 18 avril. Ascension du mont Hypocrite. Aucun président français n’était parvenu aussi haut sur le mont Hypocrite : « Macron au Figaro : “Je me bats pour le droit à la vie paisible” », ici (https://archive.ph/wip/5gKpj).
84. — Rappel. Deux manières de séduire : on a eu le président des bisous, Hollande ; puis le président des yeux crevés, Macron.
Source de « Je suis le président des bisous ».
85. — CoViD-19. 19 avril, Dupont-Aignan, l’un des rarissimes politicards qui s’intéressent à l’Opération CoViD-19, vidéo : « Scandale ! Les anticorps monoclonaux que Véran a acheté 2000€ la dose sans aucune étude aboutie ont vu leur autorisation annulée aux Etats-Unis après que la FDA les a jugés inefficaces et mutagènes… Je demande une enquête sur les raisons qui ont présidé au choix de l’ANSM ! »
86.  LANGUE et CoViD-19. Conférence du 16 avril à l’IHU Méditerranée-Infection du Pr Jean-François Toussaint, très décevante dès la première minute : frime et charabia (du Macron en bien pire) ; vidéo.
Extraits :

... des réflexions autour..., on va dire..., la CoViD..., la pérennité pendant un certain temps..., l’incertitude sur lesquelles les conditions environnementales..., le paradoxe lui-même, c’est Lewis Carroll qui le positionne autour de cette idée..., cette phase évolutive dans lequel..., pour autant..., l’ensemble de celles et ceux qui participent à..., [le SARS-COV-2] qui nous embête un peu pour les quelques temps sur lesquels il s’est déjà produit...

Catastrophe verbale, écoute pénible, rien compris, donc écouté seulement 6 min 40 sur les 51 min 50.
Commentaires désactivés. 
Toussaint est directeur de l’IRMES et professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes et à l’AP-HP.
Comme une contribution à la farce sanitaire du CoViD-19 et au coronacircus. Bon courage aux élèves de cet enseignant.
87. exclam-bleu-clair CoViD-19, vaccin Pfizer, 1/n. Leparisien.fr : « Le gouvernement va commander des doses pour 2022 et 2023. Des contrats portant sur deux milliards de doses Pfizer vont être signés dans les quinze prochains jours. »
88. — CoViD-19, vaccin Pfizer, 2/n.
Raoult, vidéo à 10 min 24 : d’après une étude qui vient de sortir dans Nature, « il y a 70 % d’effets secondaires avec le vaccin Pfizer. On n’avait jamais vu ça avec un vaccin. [...] Il y a des effets mortels ».
89. LANGUE et CoViD-19, 21 avril. Certains commentateurs sont tellement abrutis par la propagande et son bonneteau lexical macronien qu’ils continuent à déclarer (malgré la règle des 10 kilomètres et le justificatif de domicile, le couvre-feu, la fermeture des non-essentiels,...) qu’il n’y a pas de confinement actuellement en France.
Extraits.

xiong mao
De toutes façons, il n’y a pas eu de confinement cette fois-ci.

Marcelo
Il n’y a aucun confinement en France actuellement.

Comment dit-on en français ? prendre des vessies pour des lanternes. On n’est pas loin du décervelage orwellien.
90. — CoViD-19. La lettre de Xavier Bazin, « Remèdes anti-Covid : la question qui tue », ici. Un extrait. Robert Ménard : 

Je veux bien critiquer le pouvoir, mais il n’y a quand même pas un complot – si c’est simple de soigner, je suppose qu’on nous l’aurait dit !

Ménard fait-il l’âne pour avoir du foin ?
91. — CoViD-19, confinement. Lefigaro.fr : « Fin des 10 km le 2 mai et ouverture des terrasses mi-mai, selon une source proche de l’exécutif. [...] Macron reprendra lui-même la parole pour annoncer les modalités de la réouverture. »
Le paon Macron qui, en plus, croit qu’on lui en sera reconnaissant et qu’il gagnera des points : le Père Noël Macron. Quelle horreur, quelle naïve abomination, ce type ! quel sac creux ! quelle ruine mentale !
92. LANGUE, erreur de logique. Simone de Beauvoir, les Bouches inutiles, pièce en deux actes :

Georges. – Quel scrupule vous retient ? Mon père et Jacques van der Welde nous ont donné l’exemple. Ils n’ont pas hésité à frapper les faibles et les inutiles. Serez-vous plus timide qu’eux ?

Plus timide que des gens qui n’hésitent pas ? Pas rare dans le langage parlé : Pierre est radin, mais Paul est plus généreux.
93. LANGUE et vaccins anti-CoViD-19. Vidéo du Dr Tadeusz Nawrocki sur l’ARNm des vaccins et ses effets indésirables. Le constant charabia (grosses fautes de syntaxe, une syntaxe déglinguée et désinhibée) ajouté au jargon médical parasite la vidéo et la rend pénible et incompréhensible. J’ai cru néanmoins comprendre que ce que tout le monde appelle « ARN messager » n’est pas pas en réalité de l’ARN messager, mais un autre type d’ARN selon Nawrocki. Pas tenu plus de trente minutes. Un gâchis (vidéo de une heure).
Nawrocki aurait travaillé avec Mirko Beljanski.
La maladie du charabia frappe-t-elle de nombreux médecins ? Y a-t-il un vaccin ?
N. B. Une fois de plus, l’excellent Silvano Trotta recommande chaudement une vidéo ou un article sans l’avoir regardée ou sans l’avoir lu attentivement.
94. LANGUE, CoViD-19, mortabilité. Richard Boutry interroge Patrick Jaulent, qui utilise plusieurs fois le mot mortabilité (vidéo).
Très peu d’occurrences de ce mot sur la Toile (en français ici et ici), idem pour mortability (ici).
Ici on trouve ceci : « Le calcul de la mortabililé [coquille, il s’agit bien de mortabilité], c’est-à-dire de la mortalité par âges et par sexes, est un problème qui a déjà souvent préoccupé les démographes [...] » ; cependant ce ne semble pas être le sens que lui donne Jaulent.
Les alinéas 72, 86, 89, 92, 93 et 94 – entre autres – montrent que le problème de la communication est loin d’être fantasme.
95.  CoViD-19. Richard Boutry a quitté Francesoir.fr, ce qui ne me surprend pas : ici (pour ma part j’ai décidé en février de ne plus commenter sur Francesoir.fr). On retrouvera donc Boutry ici.
96. 
— Interlude, courte biographie de Macron. Nouveau Dictionnaire historique portatif, 1769 : Macron, favori de l’empereur Tibère (42 av. J.-C. - 37 apr. J.-C.), « ne se servit de son crédit que pour immoler à son ressentiment et à la cruauté de son maître les plus grands hommes et les personnes les plus vertueuses de l’Empire ». Il étouffa Tibère « sous un tas de couvertures » et soutint Caligula, puis, ayant perdu son crédit auprès de Caligula nouvel empereur, ce dernier l’obligea à se donner la mort avec sa femme, Ennia.

Macron-bio

C’est bien fait pour sa pomme.
97. LANGUE, livre ancien. Remarquer la typographie du texte ci-dessus (il date de 1769). Entre autres : les virgules et les parenthèses fermantes sont précédées d’une espace ; les ouvrantes sont suivies d’une espace. À part éperduëment et Tibere (sans accent), l’orthographe est la même que celle d’aujourd’hui, soit 252 ans plus tard : remarquable, n’est-ce pas ? Que les partisans de l’écriture inclusive méditent là-dessus et sur leur outrecuidance.
On remarquera aussi l’usage systématique de l’esperluète et on se demandera pourquoi on l’a abandonnée et aussi pourquoi elle connaît un regain de faveur aujourd’hui (prend moins de place sur Twitter [v. l’alinéa 103], une touche à presser au lieu de deux, snobisme, nostalgie,... ?).
Le point-virgule avant « mais son crédit » serait avantageusement remplacé par une simple virgule.
98.  LANGUE, livre ancien. Ci-dessous détail d’une page des Œuvres de Monsieur Molière, tome I, 1666 (publié du temps de Molière, celui-ci étant mort en 1673), le texte est donc vieux de 355 ans. Fascinant vieil objet.
Début de la scène 9 de l’Estourdy ou les Contre-temps (aujourd’hui l’Etourdi, ou les Contretemps) : on note, entre autres, les espaces avant les virgules, l’orthographe ie pour je, i’ pour j’ (« i’ay paré l’atteinte »), déja pour déjà, eust été pour eût été, le V pour le U, la difficulté de déchiffrage due aux s dits longs, qui ressemblent à des f, etc.

 

s-long

Image d’un s long.

 

Moliere

 

En lisant Trufaldin, nom d’un personnage de la pièce, on pense à truffaldien, et on se demande quel est le critique de cinéma qui a osé créer ce mot abracadabrantal.
À quoi peut bien servir le tréma sur le e de retenuë  (dernière ligne) ?
carré-marronnasse Autonote_Moliere
99.  LANGUE, livre ancien. Selon Poulainlivres.com, les bibliophiles disent qu’un livre est ancien s’il a été imprimé avant 1800.
Fascinant vieil objet, disais-je. Voici l’inscription qu’a laissée sa propriétaire sur le contre-plat du plat de devant de la reliure (en d’autres termes, sur la deuxième de couverture) :

hic liber pertine[t] ad mariam Theresiam De Thibergeau decimo die mensis junii 1708

« Theresiam » : sic.
Traduction : « Ce livre appartient à Marie Thérèse de Thibergeau, le 10 juin 1708. » 

 

Thibergeau-inscription

 

Qu’est devenue la plume, qu’est devenue l’encre, qu’est devenu l’encrier, qu’est devenue la main ? Recherche sur la Toile : ici une dalle funéraire de l’église Saint-Joint à Dancé (Orne) nous apprend qu’une damoiselle Marie Thereze (sic) de Thibergeau est morte en 1743, à l’âge de 57 ans. Elle naquit donc en 1686 et avait 22 ans lorsque, en 1708, elle écrivit cet ex-libris latin – si tant est que ce soit la même personne.

dalle

Détail de la dalle funéraire ; à l’époque la mort ressemblait à la mort :
une tête de mort et deux tibias croisés. Pas de chichis.
Aujourd’hui on trouverait cette représentation cynique et irrespectueuse.

 

En résumé, Marie Thérèse de Thibergeau née en 1686 n’a pas vécu du temps de Molière, mort en 1673. En revanche le livre, lui, a été imprimé sous Molière, en 1666.
carré-marronnasse Autonote_Moliere
100. — CoViD-19. Coronalive, alarmique comme presque toujours, 23 avril 2021 : « Des dizaines de millions de personnes dans le monde souffrent d’un COVID long et il semblerait que ses conséquences soient plus graves que prévues [sic]. [...] Il est de plus en plus reconnu que de nombreux patients doivent être réadmis [en hôpital], et que certains meurent, des semaines après la disparition de l’infection virale. [...] Les personnes qui décèdent des mois plus tard des suites de la maladie ne sont pas comptabilisées parmi les décès dus au COVID-19. » Voilà des propos dont pourraient se saisir Macron et Véran pour relancer la machine à peur. En attendant de passer à autre chose : le climat, autre sujet instrumentalisé pour l’abrutissement des peuples.
101.  LANGUE, livre ancien
Peut-être faudrait-il écrire Moliere (sans accent), car à l’époque l’accent grave n’existait pas sur les e. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu’apparaissent quelques è dans le Dictionnaire de l’Académie française (voir Nina Catach). Dans le livre sus-cité Œuvres de Monsieur Molière, le nom du dramaturge n’apparaît qu’en capitales et aucune capitale n’y est accentuée : on lit donc MOLIERE, COMEDIE, DEPIT AMOVREVX,...
Un patronyme ou un nom de scène sont une propriété privée, peut-on les modifier sans autorisation de l’auteur (il paraît qu’il existe un document qu’il signe Moliere, sans accent) ? La question relève de l’éthique.
Dans le même livre. Ici le double s de aussi prend la forme du Eszett, ligature d’un s long et d’un s ordinaire pour former un seul caractère :

 

Eszett

 

Quant à l’esperluète, elle est presque méconnaissable, et ressemble à un élégant cul-de-lampe, à un pampre, à une vignette (mot qui vient de vigne).
carré-marronnasse Autonote_Moliere
102. exclam-bleu-clair CoViD-19, 26 avril. Florian Philippot : « Sidérant : la Belgique (et la France ?) envoie à l’Inde à titre d’aide humanitaire “9000 flacons de... Remdesiv” ! [...] Remdesivir pourtant officiellement inefficace contre le Covid, avec graves effets secondaires possibles et pire, possible mutagène ! »
Picondrius voit plus loin, et remarque finement : « Envoyer un médicament inefficace, voir[e] dangereux en Inde pour justifier de “reconstituer les stocks”, on est à quel niveau de corruption avec Gilead là ? »
Chaque jour un nouveau sommet dans l’invraisemblable, dans la folie ou dans l’arnaque, ça devient lassant, et je ne relaie plus qu’une toute petite partie de ce que je devrais relayer.
103. exclam-bleu-clair CoViD-19. Laissonslesprescrire : « Grosso modo la #Norvège conclut que le #vaccin #AstraZeneca est plus dangereux que le #COVID19 & fait cadeau de ses doses à ceux qui les veulent... »
« Norway: Risk of Dying From AstraZeneca Higher Than of COVID-19 », Sputniknews.com.
104.  LANGUE. Enième preuve que les adversaires de l’écriture inclusive, aussi bien que ses partisans, n’ont pas bien compris les principes de l’écriture inclusive : il fallait écrire tout·e, et non tou·t·e.

 

inclusive

(Source.) 

 

105.  LANGUE. Hommage à la fonctionnaire de police Stéphanie M. : « [Elle] a été lâchement assassinée », déclame le maire de Rambouillet, Véronique Matillon.
Pénible cliché – qui s’oppose à « elle a été courageusement assassinée » peut-être ?
En revanche je dirais bien : « Une femme que nos gouvernants ont lâchement laissé assassiner, comme tant d’autres citoyens français chaque jour poignardés, une énième femme victime du laxisme de l’immigration »*. Vidéo (on entend des protestations, hélas incompréhensibles, du public). Nos gouvernants sont comme leurs discours, des clichés sans âme.
Dans le même genre répétitif : « lâche attentat ».
Autre insupportable cliché, dans cet article de Jeanne Cassard de Leparisien.fr sur la même affaire, un cliché que même un journatoc ne devrait jamais oser rapporter. Une certaine Catherine rambolitaine déclare :

« Elle était au mauvais endroit au mauvais moment, c’est dramatique, on ne pourra rien faire contre ces gens-là. »

* Néanmoins on s’étonne (ici), on s’effarouche de la protestation d’alarme, intitulée sobrement comme une gifle « Pour un retour de l’honneur de nos gouvernants », lancée par vingt généraux dans Valeursactuelles.fr, lesquels généraux seraient mieux inspirés selon Florence Parly de rester au coin du feu et bras croisés en dépit d’un chaos installé et incessamment grandissant. Le devoir de réserve, la discrétion et le quant-à-soi ont forcément des limites : passé un certain seuil, la réserve est coupable et s’apparente à une approbation. Des militaires non seulement avisés et lucides donc (qui ne comprend que la France ne pourra survivre longtemps à ce qu’elle endure trop patiemment depuis quarante ans ?), mais courageux, certains risquant la radiation et une peine d’emprisonnement (voir la Pravda française Francetvinfo.fr).
106.  LANGUE de bois. « Elle était au mauvais endroit au mauvais moment. »
Le problème n’est ni l’endroit, car c’est toute la France ; ni le moment, car c’est chaque jour, chaque heure ; mais la personne : le problème est le grand nombre, le nombre grandissant de mauvaises personnes.
Parmi les formulations adéquates : le chemin de Stéphanie M. a croisé celui d’une de ces nombreuses personnes qui nous haïssent profondément et qui veulent notre disparition.
La formulation est améliorable, raccourcissable et, sans jeu de mots, affûtable.
107.  LANGUE d’élusion. « Elle était au mauvais endroit au mauvais moment. »
Stéphanie M. meurt poignardée. Elle avait oublié d’enfiler son armure. Accuser l’armure. Langue d’élusion.
108. — CoViD-19, vaccin, 27 avril. Henrion-Caude : « Le regretté styliste Alber Elbaz, mort à 59 ans... du covid19 ou plus exactement d’un #COVID19 qui suivait 2 doses de vaccin, soit très probablement un #covid19-vaccinal. »
109. — CoViD-19. Les faux humbles. Macron et Elisabeth Borne (ministre du Travail ou du Chômage) ce 27 avril sur la page d’accueil de Leparisien.fr. Ces deux faux humbles prient pour que la colère, la tempête populaire les épargne. Chez Macron, c’est devenu une manie (voir les alinéas 169 et 68). Il ne manque plus que Véran.

 

prieur

 

 prieuse

Description des deux images pour les utilisateurs de la lecture vocale.
Macron et Borne mains jointes.

 

Demain, Macron lance la mode du genou en terre (à considérer comme un entraînement avant la déconfiture de LREM aux prochaines élections).
110. — CoViD-19, restrictions dites sanitaires. Leparisien.fr : « Paris : les terrasses éphémères vont rouvrir mais... les bars et les restaurants devront payer. La Ville de Paris négocie avec les professionnels de la restauration la prochaine réouverture des espaces extérieurs mais, à partir de juillet, les établissements devront s’acquitter d’une redevance pour les extensions. Ce qui passe mal dans ce secteur fragilisé par la crise du Covid. »
Leparisien.fr ne s’est pas encore mis à la CoViD, comme le recommande l’Académie, ni même Francetvinfo.fr, qui est pourtant notre Pravda française – où viennent bêler une majorité de commentateurs plus LREMistes que LREM et demander toujours plus de confinement, de masques, de vaccins, d’amendes,...
111. exclam-bleu-clair CoViD-19, vaccins. Henrion-Caude : « COVID VACCINAL. Le #covid19-vaccinal est enfin officialisé par @CenterOfDisease. Nié, ou faisant l’objet d’explications si peu convaincantes, ces formes vont ENFIN permettre d’actualiser la compréhension de nombreux #COVID19, hospitalisés ou décédés. » Discussion sous le touite, l’interprétation d’Henrion-Caude est contestée. Elle répond par cet article : « What You Should Know About the Possibility of COVID-19 Illness After Vaccination. [...] It typically takes about 2 weeks for the body to build protection after vaccination, so a person could get sick if the vaccine has not had enough time to provide protection. » Il n’y est pas dit que le vaccin favorise l’infection pendant les quinze premiers jours ; en revanche le vaccin ne devient protecteur qu’au bout de quinze jours (cette affirmation n’est pas nouvelle ; je dis bien affirmation et non information). À suivre, comme le reste.
112. — CoViD-19. La dernière vidéo de Christian Combaz, « Quand les élites bravent le danger sanitaire, c’est qu’elles savent qu’il n’existe pas », est ici. Un homme qui ne manque pas de qualités.
113.  LANGUE de bois, suite. « Elle était au mauvais endroit au mauvais moment. »
Il n’y a pas de mauvais endroit, il n’y a pas de mauvais moment, il n’y a que de mauvaises personnes.
114.  LANGUE de frime, 28 avril. Lefigaro.fr : « Covid-19 : Emmanuel Macron présentera vendredi une stratégie de sortie de crise “progressive et phasée”. »
« Progressive et phasée », autrement dit progressive et progressive. Castex Simplex a parlé là en émule du phraseur et paon Macron, lequel viendra vendredi nous faire sa roue déplumée. On connaîtra le nouveau régime du camp de prisonniers France et à quels endroits Macron implantera les nouveaux miradors ; d’un mirador à l’autre, une banderole proclamera « Je me bats pour le droit à la vie paisible ».
« Teasing macronien », écrit un commentateur ; en effet, Castex Simplex fait de la réclame pour Macron, et bat son tambour de garde champêtre.
115.  LANGUE. On ne s’étonnera pas de voir ici que le ministère dit « de la Culture » fait de la publicité à la bancale et égrotante rubrique « Langue Française » (sic pour la capitale à « Française ») du Figaro.fr ainsi qu’à des correcteurs du Monde, journal bien-pensant s’il en est.
116. — CoViD-19, vaccins. Nouvelobs.com : « Une “cochonnerie génétiquement modifiée”. C’est ainsi que la députée Martine Wonner (Libertés et Territoires, Bas-Rhin) a qualifié les vaccins à ARN messager, dimanche 11 avril lors d’un rassemblement de 600 personnes dénonçant les mesures sanitaires, à Quimperlé (Finistère). »
117. — CoViD-19, vaccins, psychiatrisation de la mal-pensance. Après l’affaire Bernard Fourtillan, interné, voici l’affaire Vincent Fréville, militant anti-vaccin, vidéo. (Fréville ou Freville ?)
118. — Liberté d’expression. Francetvinfo.fr : « Tribune de militaires dans “Valeurs actuelles” : dix-huit signataires en activité vont passer devant un conseil militaire. [...] Une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d’un millier d’autres militaires ont signé cette tribune dans le magazine ultra-conservateur. »
Enfin du sport ! Mettre l’affaire entre les mains d’un tribunal militaire (si c’est ce qu’on entend par « conseil militaire »), c’est bien mieux que de glisser l’affaire sous le tapis ou d’ordonner aux médias d’étouffer l’affaire sous un coussin de silence. À cette occasion, on se rappellera le « Je suis votre chef » de Macron (ici et ici).
On notera que le chef d’état-major des armées Lecointre jette de l’eau sur le feu : « “Le fantasme du putsch me paraît hors de propos. Il n’y a pas la moindre tentation de ce genre” », a répliqué le général Lecointre, interrogé sur le lien avec la guerre d’Algérie », ici.
Chacun trouvera une raison de se satisfaire : ces généraux sont en même temps dangereux et pas dangereux.
119.  LANGUE. Forum.albanova.org : « Les noms de marque en -eo sont un fléau. »
120. 
— CoViD-19, vaccins. Silvano Trotta, 29 avril, « La 3e vague Covid tuera ou hospitalisera 60 à 70% des personnes qui ont pris les deux doses de vaccin selon le modèle officiel du gouvernement britannique. [...] A quoi servent donc ces vaccins ? » Article en anglais : « Third COVID Wave Will Kill Or Hospitalize 60 To 70% People Who Took Both The Vaccine Doses Says Official UK Govt Model. » Méfiance, mais, si cet article dit vrai, on va pouvoir commencer à parler ouvertement de génocide, de génocide programmé. (Serais-je surpris que certains gouvernants européens travaillent au génocide de leur propre peuple ? pas le moins du monde : c’est même une pensée qui ne m’est plus étrangère depuis déjà quelques décennies, et particulièrement depuis 2007.)
121. exclam-bleu-clair CoViD-19, déconfinement progressif et progressif. Lefigaro.fr : « Macron annonce un déconfinement en quatre étapes, à partir du 3 mai. » Le maître-chien Macron va un peu allonger la laisse (déplacements interrégionaux autorisés à partir du 3 mai), mais la muselière restera obligatoire si je lis bien entre les lignes, et le couvre-feu en plein jour sera maintenu à 19 heures jusqu’au 19 mai. Et « pass sanitaire » dans certains cas (donc un premier pas vers sa généralisation).
Je résume : le héraut du roi Castex Simplex déclare mercredi 28 que Macron va faire des annonces vendredi 30 (voir l’alinéa 114), mais ce jeudi 29 la presse révèle les annonces qu’il devait faire vendredi, dont le « pass sanitaire ».
En fait, il n’y aura pas d’annonce de Macron demain vendredi, mais une publication (par exemple sur Leparisien.fr : Leparisien.fr [https://archive.ph/wip/64mlO]) de l’entretien de Macron avec la presse qui a eu lieu dans la salle des fêtes de l’Elysée mercredi 28 en début de soirée : à quoi rime ce cirque !
Je note qu’il n’a pas choisi l’allocution publique : il s’est adressé à la presse, autrement dit à ceux qu’il subventionne, qui sont ses faire-valoir, qui jouent les intermédiaires complaisants, les tampons entre lui et les Français et qui ont un pouvoir de séduction et de communication mille fois supérieur au sien : seule la presse peut faire ruisseler la propagande des gouvernants.
Pour s’adresser à la presse plutôt qu’aux Français, Macron aurait-il pris conscience de la détestation épidermique qu’il suscite chez eux (une détestation qu’hélas ne reflètent nullement les grands médias) ? non certes, ce serait lui attribuer des qualités de discernement qu’il n’a pas.
carré-rose Mise à jour, 30 avril. Ici (https://archive.ph/wip/9CEIh) l’entretien, texte et vidéo, presse-Macron du mercredi 28. Lu en diagonale et très vite, extrêmement déplaisant à lire et surtout inécoutable, puant d’une insupportable assurance.
Vidéo : noter que sa face a bouffi (pommettes, joues, lèvre supérieure) et que sa bouche ne se comporte pas à l’accoutumée : tendance à la grimace ; yeux bizarres : intervalle oculaire rétréci ?
122. — CoViD-19. Selon Lefigaro.fr, Macron aurait déclaré à propos des nouvelles mesures sanitaires : « Nous avons fait le choix de mettre l’humain avant tout. » Après le combat pour la vie paisible et l’humain avant tout, on peut affirmer que le culottisme macronien est vraiment sans égal.
123. — CoViD-19. Floraison d’articles catastrophistes depuis quelques jours, exemples : les tests PCR sont un outil de génocide (ici), les vaccinés sont dangereux (ici et ici). Voir aussi l’alinéa 120.
124. — Liberté d’expression. Plus de  11 000 militaires ou ex-militaires soutiennent la tribune « Pour un retour de l’honneur de nos gouvernants » selon Jean-Pierre Fabre-Bernadac, officier à la retraite.
Pour l’instant, ça quarteronne à 11 000.
125.  CoViD-19, liberté d’expression, psychiatrisation et enfermement des opposants, 30 avril. La Minute de Ricardo contre les journatocs faiseurs de roi. Richard Boutry parle de cette famille tuyau de poêle de la politique, les copains coquins tous unis et confortables. La benête de compétition Lapix. Si Macron ne m’a pas encore fichu en garde à vue, c’est simplement que mes lecteurs sont peu nombreux. J’écris pour moi plus que pour mes lecteurs, que j’estime à quatre.
126. LANGUE. Le retour des actualités de la langue française de Gilles Colin ici.

 

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triangle-rose-inverse Dossiers
• Le style c’est l’homme, analyse de l’expression macronienne ici
• Lesdites « Rectifications de l’orthographe » de 1990, analyse d’un cafouillage ici
• Le style déplorable des historiens ici
• Le piège de la locution « sauf à » ici

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