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Notes jetées ici sans preuve, 18

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—— Mélanges ——
Mélanges est la fusion provisoire de « Notes jetées ici sans preuve » (sur la langue et sur les médias)
et de « De l’Opération CoViD-19 » ; s’y ajoutent quelques autres faits d’actualité,
comme les manœuvres visant à restreindre la liberté d’expression et la circulation des informations
en France. ——

 

sapin-griscarré-bleu Mélanges, décembre 2020, III
1.LANGUE (au Québec, mots interdits), 1/2. 1er décembre, copie d’une lettre envoyée ce jour à un ami linguiste et ex-professeur.

Voici un cas de clientélisme universitaire, de soumission, de bêtise, de langue de bois poussée jusqu’à l’absurde qui pourrait t’intéresser.
Selon le doyen de l’Université d’Ottawa et certains de ses étudiants, il est interdit à un sociologue, à un lexicologue et cetera de prononcer ou d’écrire un « mot en n- », comme « Nègre ».
Cette précision dans un commentaire de lecteur sur le site canadien Tolerance.ca : « Le mot [...] n’était pas dans sa bouche [celle du professeur] une insulte, mais un exemple, très pertinent au demeurant, de l’évolution de l’usage d’un mot lorsqu’il est réapproprié par ceux qu’il désigne négativement dans d’autres contexte[s]. » (Voir aussi ici.)
Il paraît que le professeur incriminé et suspendu s’est confondu en excuses. On trouvera ici un autre article sur le sujet et des liens en fin d’article.
Le ridicule de la quasi-totalité des articles canadiens francophones prétendument informatifs sur le sujet est qu’ils n’osent pas écrire le mot qui a été prononcé, à savoir « Nègre», et le remplacent par l’expression « le mot en n- » : « La professeure a prononcé le mot en n- » si bien qu’à la lecture de la plupart des articles je ne savais pas si c’était « Nègre » ou « Nigger » (le Canada a deux langues officielles, et le français est en déclin).
Je remarque dans la dizaine d’articles canadiens que j’ai lus sur le sujet : toujours « la professeure », mais aussi trois fois « la membre ». Fichus Canadiens !

Réappropriation de mot, ou « resignification subversive » : exemple, impressionnisme, à l’origine péjoratif et moqueur. Il paraît qu’il en est de même des mots queer et pédé. Je citerais presque Macron quand il a tenté d’anoblir, en février 2020, le terme amateur.
N. B. 1. On aura remarqué que l’imagette de sapin ci-dessus n’est pas multicolore comme celles des décembres 2018 et 2019, mais grise.
N. B. 2. J’ai renoncé à mettre en lettres supérieures e, es, er,..., qui modifient désagréablement l’interlignage, et perturbent la présentation du texte : j’écris donc désormais « 1er décembre » et non plus « 1er décembre ». (En attendant de trouver une solution.)
carré rose Mise à jour, 17 décembre. J’apprends ce jour que mon vieux labadens Jean-François destinataire de cette lettre est mort le 11 décembre ; c’est cet ami linguiste qui me répondait dans les leçons 1026, 1028, 1036 et 1042.
2. — CoViD-19, vaccins. Lettre ouverte du Pr Christian Perronne : les vaccins actuellement proposés ne sont pas des vaccins, mais « des produits de thérapie génique » ; c’est une première, et « on ne connaît absolument pas les conséquences » de pareilles injections, ici.
3. LANGUE (au Québec, mots interdits), 2/2. Extrait de cet article du 21 octobre 2020 :

Baljit Nagra, professeure adjointe au Département de criminologie [de l’Université d’Ottawa], traite d’enjeux raciaux dans ses cours. Elle est catégorique : ce mot ne devrait jamais être prononcé en classe. « J’ai déjà donné un cours de deux heures sur le “mot en n” sans jamais le prononcer. Je donne des cours sur le racisme et je ne l’ai jamais dit, je ne le dirai jamais, et je n’aurai jamais besoin de le dire. Ça ne compromet pas du tout la liberté universitaire. »

Avant que le titre ne change, Mme Nagra devait donc dire : « Agatha Christie est l’auteur fameux des Dix Petits mot en n-. »
En anglais « mot en n- » se dit « N-word ».
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4. — CoViD-19. On reparle de l’efficacité de l’ivermectine ici, médicament pas cher et efficace à tous les stades de la maladie, et on ne comprend pas (moi non plus) l’ouverture des stations de ski, mais la fermeture des remonte-pentes : cafouillage, pure méchanceté, savant harcèlement, politique compulsive de provocation permanente ? Alors que les frontières intra-européennes restent ouvertes, Macron insiste et veut des « mesures restrictives et dissuasives » afin d’empêcher les Français d’aller skier à l’étranger, ici ; et Castex Simplex d’annoncer un isolement de sept jours pour les coupables. L’exécutif a-t-il toute sa tête ? personne encore ne se pose la question aussi directement.

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Un commerçant : « Macron fait mieux que les gilets-jaunes. »

5. — CoViD-19, vaccin. L’art de forcer la main. Les premiers cobayes des vaccins expérimentaux seront les soignants et le personnel des établissements médico-sociaux, ici. Raoult va-t-il se faire vacciner ? Je me demande quelle sera la mesure macronesque qui fera basculer le peuple dans la révolte ouverte (Elysée, AN, Sénat, préfectures, ministères pris d’assaut). Pas de vaccination obligatoire, a dit Macron ? Plus sûrement : pas de vaccination, interdiction de travailler. L’escalade est on ne peut plus facile : vous êtes en contact avec le public, bistrot, épicier, policier, chauffeur de taxi,... ? Vous donnerez l’exemple : vaccin. Vous serez applaudi tous les soirs à 20 heures.
D’autres informations disent que ce sont les résidants des Ehpad qui sont prioritaires, les vieux fragiles seraient donc les premiers à prendre des risques.
6. LANGUE
On aura remarqué que je persiste à ne pas suivre l’usage, et que j’utilise résidant comme un nom.
Je vois réapparaître dans des commentaires de la Toile le mot vénalité, que j’avais presque oublié, concurrencé et battu par corruption, conflit d’intérêts,... Conflit d’intérêts est un terme pudique et un peu mystérieux. Vénal est peut-être plus infamant que corrompu, en tout cas il est plus précis : le vénal est un corrompu par l’argent, il est au sens étymologique un vendu. (Voir la vidéo de Raoult sur la corruption de certains médecins ici.)
Sur Sud Radio ce 3 décembre, Claude Meunier-Berthelot a parlé de son livre Blanquer le cynique, grand maître en subversion scolaire. Intéressante. Selon elle, l’école publique est bien morte (c’est mon avis aussi). Pas trouvée dans les archives de Sud Radio, mais on peut l’entendre ici sur le même sujet : consternant. Elle est très claire et précise.
7. — CoViD-19, vaccin. Périco Légasse : « Je préfère mourir du vaccin que du CoViD », ici (comme ce médecin espagnol après une injection de vaccin anti-CoViD ?). Ordinairement mieux inspiré, le gros.
8. — « L’exécutif a-t-il toute sa tête ? personne encore ne se pose la question aussi directement », écrivais-je dans l’alinéa 4. Voyez ce touite de Linda Kebbab, « gardien de la Paix [et] “gardienne de la Paix et de la Révolte” » (sic) : « Les policiers de la BI, brigade d’intervention sur les attentats, ont été rappelés alors qu’ils étaient chez eux pour : un forcené ? Des terroristes ? Non. Balayer la place de la #Republique. Une honte, mais une honte... » (https://archive.vn/wip/OLMnf). Le 1er avril aurait-il été avancé ? j’ai du mal à le croire. Qui aurait donné l’ordre, le préfet de Paris Lallement, de qui elle dépend ? et ils auraient obéi sans regimber ? À l’armée de mon temps, parmi les punitions étaient la « corvée de chiottes » et le « nettoyage des abords », est-ce là un équivalent ?
9. — Article 24 de la loi de sécurité. Je viens de découvrir l’existence de la prétentieuse et boursouflée Sonia Devillers de France Inter ; écoutez-la ici. Elle trouve Linda Kebbab maladroite, malhonnête et son intervention « carnavalesque » (sic) et que sa « tentative [de démonstration] est foirée [sic] » et « sans intérêt » (sic !), alors que Linda Kebbab avait raison sur l’essentiel, « restreindre la possibilité de filmer » n’est pas dans la proposition de loi, contrairement à ce que dit BFMTV, dont le métier est d’informer. Culottée, la Devillers.
Noter que, si la journaliste de BFMTV que Devillers cite en entier met le mot « liberticide » dans la bouche des opposants à l’article 24, c’est aussi, à mon avis, ce qu’elle logiquement pense, puisqu’elle a commencé par déclarer que cette loi restreignait la possibilité, donc la liberté, de filmer – et, sans vidéo, BFMTV n’existe pas.
Cela dit, si la loi ne restreint pas explicitement la possibilité de filmer, en revanche les déclarations de Darmanin (alinéas 67 et 117 sur cette page) le font.
Quoi qu’il en soit, grasse pléthore de répulsifs prétentiards journasots sur France Inter ; idem pour ses prétendus humoristes (Sophia Aram, Guillaume Meurice,...) ; Devillers semble ne pas supporter qu’un non-journaliste fasse la leçon à un journaliste : son métier est une chasse gardée.
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10. — CoViD-19. La jauge, 3 décembre. « Covid-19 : le gouvernement recommande [sic] “une jauge de six adultes, sans compter les enfants”, à table pour les fêtes de fin d’année », ici. Je lis « recommande », j’en déduis : pas d’obligation. Mais on peut s’attendre à des amendes de la part de policiers qui n’ont pas « percuté », comme on dit dans l’armée. Vous pourrez toujours essayer d’exciper d’un article de journaliste, membre d’une gent largement dévaluée.
11. LANGUE. J’ai entendu le Dr Alain Fischer (qui sera chargé de la campagne de vaccination) dire durant la conférence de presse de Castex Simplex ce 3 décembre « sans qu’ils n’aient pas été ». Il voulait dire exactement le contraire. C’était à peu près ceci mais, surtout, ça se voulait rassurant : Les vaccins ne seront pas commercialisés sans qu’ils n’aient pas été convenablement testés. C’est bien ce que tout le monde craint !
Il fallait dire : Les vaccins ne seront pas commercialisés sans qu’ils aient été convenablement testés ou Les vaccins ne seront commercialisés que s’ils ont été convenablement testés.
On imagine ce que deviendra la communication (politique entre autres) quand les jeunes sortis de « la fabrique du crétin » (voir Jean-Paul Brighelli) auront tous les pouvoirs – on n’en a qu’un fade aperçu avec le faux lettré Macron.
Mon Dieu, qu’avons-nous fait !
12. — CoViD-19. Selon le révérend Véran, ministre du culte officiel CoViD-19, il faudra continuer à porter le masque pendant plusieurs mois malgré le vaccin, ici. Amen.
13. — CoViD-19. La colère monte partout. Les propos de Raoult de moins en moins implicites et allusifs, et de plus en plus directs et offensifs : « Le scandale du Tamiflu aurait du [sic] rester dans nos mémoires lorsque Gilead a voulu vendre à prix d’or son [...] remdesivir, que nous savons désormais inefficace : c’est la position de Fiona Godlee, rédactrice en chef du BMJ [British Medical Journal]. Et elle a raison », ici.
14. — CoViD-19. Michèle Rivasi, député européen EELV : les laboratoires pharmaceutiques « achètent tout le monde » ; des politiques cités dans cette vidéo.
15. — CoViD-19, vaccin. Jeanne Traduction fait ce résumé d’un entretien avec le Dr Arnaud Fontanet :

– Si je suis vacciné, aurai-je la garantie de ne pas tomber malade ?
– Non.
– Est-ce que je pourrai transmettre le virus ?
– Oui.
– Combien de temps serai-je protégé ?
– On ne sait pas.

16. — CoViD-19, vaccin. Une logique dit que le vaccin doit être donné en priorité aux personnes les plus fragiles, mais une autre logique dit le contraire, et il serait bon que les plus jeunes et les plus vigoureux de l’exécutif essuient les plâtres, Macron, Attal,... Que les premiers de cordée ne fassent pas mine de craindre que, pour cinquante doses de vaccin en moins, on les accuse de s’être servis en premier ! Mesdames et Messieurs, je vous trouve dans l’heure cinquante vieux prêts à vous offrir leur vaccin.
17. — Samedi 5 décembre, Paris, manifestation contre la PPL de sécurité globale. Pas eu le temps de regarder en direct Toutefer filmer (sans masque ni lunettes anti-fumée ; confisqués ?). On n’entend plus d’appel au secours « street medics ! street medics ! » comme au temps des gilets-jaunes : il n’y a plus de tirs de LBD, semble-t-il, depuis quelque temps. On ne voit plus Vincent Lapierre ; trop souvent agressé, paraît-il, il cherche actuellement des gardes du corps bénévoles. Banques et agences immobilières, les plus mal aimés après les forces de l’ordre.
Ruptly trop statique et aucun commentaire, même pas le nom de la rue. Un policier (?) à la foule : « Mesdames et Messieurs, la dispersion se fait par la rue de Magenta » (confusion avec le boulevard ?).
Des manifestants auraient été gravement blessés par des grenades de désencerclement.
N. B. Moins connu que la PPL de sécurité, le renforcement actuel du fichage. Selon Nextinpat.com, 4 décembre : « Trois décrets du ministère de l’Intérieur ont été publiés. [...] Parmi les multiples nouveautés, les services pourront recueillir des informations sur l’opinion des personnes surveillées, leurs pseudos Twitter, des données de santé, le tout pour des finalités élargies qui dépassent la sécurité publique. »
18. LANGUE (suite du 17 ci-dessus). « Décrets du ministère de l’Intérieur » : ne faudrait-il pas dire « Décrets du Premier ministre sur la sécurité intérieure » (seuls le président et le Premier ministre peuvent prendre des décrets ; l’un des décrets en question est ici, il est pris par le Premier ministre et contresigné par deux ministres) ?
Autre possibilité : « Décrets du Premier ministre sur le rapport du ministre de l’Intérieur » ?
carré-rose Mise à jour. Voir l’alinéa 35 ci-dessous.
19. — CoViD-19. Aveugle covidocratie, aimer punir
• « Une septuagénaire malade d’Alzheimer condamnée pour une attestation mal datée », ici (https://archive.vn/wip/u1Kj1). Punition majorée à 166 euros. Fort avec les faibles, faible avec les forts.
• Un médecin indépendant (qui n’a donc pas d’employeur) à qui la police demande une attestation d’employeur : 135 euros, ici.
20. — CoViD-19, vaccin. « Priorité à l’info », qu’ils disaient. Ange Gabriel : « Pouvez-vous vacciner les journalistes en priorité ? C’est important qu’ils nous tiennent informés des effets. »
21. — CoViD-19, vaccin. Pétition « pour que nos élus se fassent vacciner en premier », ici.
22. — CoViD-19, vaccin. Plusieurs médecins pour dire que les vaccins anti-CoViD-19 pourraient provoquer des stérilités chez les femmes (ici, par exemple), à rapprocher de la rumeur selon laquelle le gel hydroalcoolique a un effet néfaste sur les spermatozoïdes (le tout concourant à une baisse de la population mondiale).
23. — CoViD-19, vaccins
• La Commission européenne, prévenante et attentionnée, a réservé six vaccins contre le Covid-19, ici. Merci.
Violaine Guérin : « Etude de phase III sur vaccin Pfizer : un chiffre de 16,7 % de “perdus de vue” sur 44 000 personnes incluses circule. Une inquiétude supplémentaire si c’est la réalité ! Une étude de qualité n’a pas plus de 1 voire 2 % de perdus de vue. Quand on va trop vite... »
Malades ou morts, les perdus de vue ?
« Incluses », mot inutile, semble-t-il ; mieux : « vaccinées » ?
Autre question : des personnes ont-elles été vaccinées avec le fameux placebo qu’on a dit indispensable à toute étude sérieuse ?
24. LANGUE (mots interdits). 7 décembre, sur Sud Radio, Valérie Expert relaie un ou des auditeurs qui reprochent à Sophie de Menthon d’avoir utilisé le mot « basané ». Menthon répond : Quel mot utiliser alors ?
Dictionnaire de l’Académie française :

BASANÉ, BASANÉE adjectif
[...] Dérivé de basane.
Bruni par le soleil et le grand air. Une peau basanée. Teint basané. Visage basané.

BASANE, nom féminin
[...] Emprunté de l’ancien provençal bazana, lui-même de l’arabe bitana, « doublure de vêtement ».
Peau de mouton tannée, employée en reliure, bourrellerie, sellerie et maroquinerie. [...]

Remarquer que, si l’on en croit le Dictionnaire de l’Académie ou Littré, basané est synonyme de hâlé alors que les personnes souvent qualifiées de basanées le sont de naissance et non du fait du soleil.
En revanche, pour le CNRTL, basané...

... s’applique à des pers., en parlant de la peau, du teint [et signifie] qui est de couleur brune, noirâtre ou bistrée ou qui a été hâlé, bruni par le soleil, le grand air.

Le CNRTL, lui, voit le sens du mot évoluer, mais pas le Dictionnaire de l’Académie (qui souvent, selon moi, se contente de reproduire par paresse – à moins que ce ne soit par respect ou par ignorance – les définitions de l’avant-dernière édition de son dictionnaire, celle de 1935).
Ce qu’il y a de bon à l’Académie, c’est sa rubrique « Dire, ne pas dire » (je doute qu’elle soit exclusivement rédigée par des académiciens) ; elle devrait faire une infolettre pour chaque nouvelle entrée de cette rubrique.
Mots interdits, voir aussi les alinéas 1 et 2 ci-dessus.
25. — PPL de sécurité globale. Les drones, dits « caméras aéroportées », de l’article 22 permettront à l’Etat de vous observer même si vous habitez au dixième étage. Il pourra être vérifié si Mamie et Papy prennent bien la bûche en cuisine. Faudra-t-il vivre rideaux tirés ou volets fermés ? Comment le dire autrement ? on pourra plus ch...ier tranquille.
Macron à propos de 2022 : « Peut-être que je devrais faire des choses qui m’empêcheront d’être candidat » (ici).
26. LANGUE. Suite de l’alinéa 17 ci-dessus. Article R236-13 tel que modifié par l’un des trois décrets mentionnés plus haut dans l’alinéa 17 :

[...]
Par dérogation, sont autorisés, pour les seules fins et dans le strict respect des conditions définies à la présente section, la collecte, la conservation et le traitement de données concernant les personnes mentionnées à l’article R. 236-11 et relatives :
[...] 
2° A des opinions politiques, des convictions philosophiques [sic !], religieuses ou une appartenance syndicale.

N. B. 1. Amphigouri. J’ai dû lire plusieurs fois et très lentement le premier paragraphe pour comprendre que relatives renvoyait à données.
Pour les seules fins est à relier à définies à la présente section : Pour les seules fins [...] définies à la présente section.
N. B. 2. À analyser dès que j’aurai le temps, l’étrange expression « par dérogation ». Inutile ? hypocrite ? imprécise ? tout ce qui est nouveau – par ajout ou par suppression – n’est-il pas une dérogation par rapport à l’ancien ? etc.
• Le labyrinthe de Legifrance.gouv.fr :
– Guide PDF de prise en main de Legifrance.gouv.fr ici.
– Vidéos de présentation du site ici.
– Plan du site ici.
– Recherche avancée ici.
– Abonnement gratuit au Journal officiel en ligne ici.

– Aspirine ici.
27. — CoViD-19, vaccin. Appel de Christian Cotten contre le vaccin à ARN messager : expérimentation médicale et viol du code de Nuremberg, ici (PDF). Le code de Nuremberg a souvent été cité ces derniers mois.
Colère qui monte contre le poseur d’Amiens, même la police murmure : ça sent la fin qui n’en finit pas.

28. LANGUE (mots interdits), suite de l’alinéa 24 ci-dessus. C’est Lerobert.com qui est le plus précis :

• basané, basanée, adjectif et nom
Adjectif. Se dit d’une peau brune (naturellement ou par bronzage). V. bistré ; bronzé. Un teint basané. Visage basané.
Nom. Péjoratif (terme raciste), personne au teint foncé.

C’est le nom qui est péjoratif : un basané, une basanée ; pas l’adjectif : une peau, une personne basanées. Ce distinguo est important, mais il échappera à nombre de personnes (celles pour qui les notions d’adjectif et de substantif sont confuses ou à qui elles sont étrangères).
29. — CoViD-19. On n’entend plus les grandes enseignes se vanter dans leurs publicités de nettoyer paniers et chariots, d’ailleurs je ne vois plus les employés desdites s’affairer à nettoyer paniers et chariots.
30.
— CoViD-19. 8 décembre, selon Lefigaro.fr (https://archive.vn/wip/G0Ndp), Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, est pessimiste : « Le niveau des contaminations quotidiennes ne baisse plus. »
Voilà encore qui pue l’arnaque, laquelle confond, entre autres :
– d’abord, les contaminés et les contaminations ;
– « le niveau des contaminations quotidiennes » et le niveau quotidiennement constaté des contaminés ;
– les contaminés (les positifs) et les malades ;
– les faux contaminés (tests non fiables) et les malades.
Qu’on arrête de tester et il y aura zéro cas par jour. Seuls comptent les morts et les personnes gravement malades d’un CoViD-19 avéré.
Dans cinq ans, peut-être aura-t-on les mêmes chiffres avec les mêmes tests, la France aura-t-elle le niveau de vie du Soudan du Sud et les Français émigreront-ils au pôle Nord pour avoir un peu de paix et de confort.
Attendons-nous à un troisième confinement à moins que Macron ne comprenne enfin qu’il est cuit malgré tous les efforts qu’il fait pour sauter hors de la poêle (entretien avec Brut et, tout dernier en date, le projet de Beauvau de la sécurité [ici]).
Combien de Français sont-ils comme moi, et combien de Français ne supportent-ils plus leurs grimaçantes, omniprésentes et lassantes gueules d’empeigne ?
31. — Un Grenelle, des Beauvau. Jamais président n’aura autant blablaté inutilement et sans résultat : les allocutions, entretiens, consultations, débats, tournées-débats, grand débat national, tours de France, bains de foule sélectionnée ponctués de brefs échanges, Grenelle, Ségur et maintenant Beauvau (« J’y interviendrai personnellement », a fait savoir le chef de l’Etat). Contrairement à ce que je pensais il y a peu, Macron est toujours persuadé du pouvoir positif et envoûtant de sa parole et de sa mine.

Fiat-lux

 

32. LANGUE. Macronorrhée. La macronorrhée, c’est trop de Macron.
Le suffixe -rrhée est issu d’un verbe grec signifiant « couler ». Exemple : séborrhée. Le populaire a diverses manières de verbaliser son malaise : « Le président me sort par les yeux » ou « Il me sort par les oreilles » (voire même « Il me sort par les trous de nez »).
33. — CoViD-19. Nicole Delépine : les tests antigéniques encore moins fiables que les tests PCR, qui sont une arnaque.
Harcèlement anxiogène : si j’ai bien compris, certains touiteurs recommandent de ne pas se faire tester, afin de ne pas alimenter l’arnaque du gouvernement, qui ne vise qu’à inquiéter, à faire durer une situation fausse, anxiogène et de sujétion quasi infantile (attestations, contrôles, punitions,...). Et, entre autres choses encore, à convaincre de la nécessité d’un vaccin ?
Sous Macron tout arrive à puer et à sonner faux ; s’il offrait des chocolats aux Français, ils les feraient immédiatement analyser.
34. — CoViD-19. 9 décembre. Pour William Audureau, « décodeur » sur Lemonde.fr (https://archive.vn/wip/YwqDd), Silvano Trotta est un complotiste « décomplexé » et « habile [qui] a profité de la crise pour s’associer à d’autres figures antisystème » et qui « débite ses affirmations avec un même ton docte et persuasif ». Un internaute : « C’est un monsieur qui essaie de rassembler autour de lui des esprits faibles et y parvient très bien. C’est un vendeur d’aspirateur [sic]. » (Le gras est de moi ; noter aussi le dédaigneux « un monsieur ».)
Dit autrement, Trotta complote contre la vérité présentée par Lemonde.fr et autres grands médias, et Audureau est un complotiste.
Précisons que Trotta est pro-Raoult (ce que mentionne l’article), pro-Trump et pense que Joe Biden a truqué son élection. Trotta n’a pas de « ton docte et persuasif », mais le ton de la conversation et c’est une des choses qui font de lui une personne agréable à écouter ; quant à « persuasif », tout ce que nous disent Audureau, ses témoins et les commentateurs de l’article (qui tous considèrent que Trotta est un charlatan) démontre le contraire.
Je soupçonne fortement Lemonde.fr de vouloir jeter dans le camp des complotistes ou des jobards toute personne accordant du crédit à Raoult. Que le Monde mise sur le mauvais cheval ne date pas d’hier, aussi ne lui reste-t-il plus qu’un tout petit capital de crédibilité, qu’il devrait veiller à conserver : qu’en sera-t-il à la fin de cette crise – si elle en a une – qui coupe la France en deux et qui montre une criante déconfiture des politiques, des grands médias et de certains médecins ? Après ça, étonnez-vous que la méfiance et le complotisme gagnent sans cesse du terrain.
Pour finir, plus que jamais je recommande de lire Silvano Trotta, à qui je n’ai pas grand-chose à reprocher, et de ne pas s’en tenir au réquisitoire trop facile d’Audureau.
35. — Fichage (v. les alinéas 17 et 18 ci-dessus). Francetvinfo.fr parle des trois décrets « du ministère de l’Intérieur ».
36. — CoViD-19. Extrait de l’intéressante lettre hebdomadaire gratuite d’information de l’anti-pasteurien Yves Rasir (sa lettre est claire et en général remarquablement bien rédigée) :

Un exemple patent de dissimulation médiatique nous vient de France : qui invite encore le Pr Jean-François Toussaint sur les plateaux télé ? Avec son équipe de l’IRMES et en collaboration avec l’Université de Toulouse, ce scientifique renommé a pourtant produit une étude édifiante montrant que le confinement et son degré de sévérité n’ont eu aucun impact en termes de mortalité. Quelles que soient les mesures prises, la poussée infectieuse automnale s’est déroulée de manière parfaitement synchrone dans toute l’Europe ! Or depuis qu’elle est sortie, cette analyse multifactorielle n’a suscité aucune remise en question de sa politique par le gouvernement français, qui a seulement légèrement assoupli les conditions de séquestration des gens et tempéré la destruction du commerce indépendant.

Parmi les dissidents anti-virocrates et anti-confinage cités par Rasir, on pourra consulter en plus de Jean-François Toussaint : François Jortay, Christophe de Brouwer, Annes Boura, Caroline Vandermeeren, Martin Buysse et Raphaël Lefevere.
37. — CoViD-19, vaccin. Eric Caumes, chef du service d’infectiologie de la Pitié-Salpêtrière, à propos du vaccin anti-CoViD-19 de Pfizer : « Je n’ai jamais vu une fréquence aussi élevée d’effets indésirables pour un vaccin », ici.
Sûrement un complotisse.
Selon Véran, les propos de Caumes sont des « âneries » – c’est dire que la tension monte nettement : jusqu’à aujourd’hui, Caumes n’était pas classé parmi les rebelles aux thèses officielles.
marronnasse Autonote_Caumes
38. exclam-bleu-clair Pendant qu’on se préoccupe peureusement du virus ou des risibles ou scandaleuses déclarations de Macron, de Véran, de Castex Simplex ou de Salomon sur ce sujet et qu’on croit que c’est l’essentiel du moment, combien de choses se font sans que nous soyons au courant ? Parmi les mille et une raisons d’être de cette fausse crise : créer un rideau de fumée derrière lequel le pire est en train de se passer.
Je conclus que le complotisme est la plus saine des philosophies. Si le sport entretient la santé du corps, le complotisme entretient celle de l’esprit du petit peuple gouverné.

 

carré-rose Mises à jour. Additions 30 et 31.

 

39. LANGUE (mode). 10 décembre, les bavards à la mode aiment le mot robuste depuis, disons, un an. À propos des vaccins : « “Je peux vous assurer que le processus d’autorisation de mise sur le marché dans l’UE est très robuste et permet vraiment d’avoir l’assurance que le produit est sûr”, déclare au Figaro la directrice exécutive de l’Agence européenne du médicament », ici. Dans un pays économiquement, politiquement, culturellement, psychiquement, moralement et supposément physiquement malade de pandémie, il est compréhensible que le mot plaise, puisqu’il donne un fumet positif et rassurant à toute déclaration qui l’héberge.
40. — CoViD-19 et journalisme. Accablant bâclisme journasotier. Lettre d’info du 10 décembre de Lefigaro.fr (https://archive.is/wip/tEaop). Une fois de plus (voir l’alinéa 16), la journaliste Camille Lestienne n’est pas à jour, et se trompe sur plusieurs points, dont celui-ci :

Ce qui est permis (depuis le 28 novembre) :
[...] Les cérémonies religieuses dans la limite de 30 personnes.

Mettons Lestienne à jour : « Lieux de culte : un accord trouvé sur une nouvelle jauge pour les cérémonies religieuses. Deux sièges devront rester libres entre chaque personne ou entité familiale et seule une rangée sur deux sera occupée » (ici ; j’en conclus que Lestienne ne lit pas Lefigaro.fr, pour lequel elle travaille).
carré-rose Mise à jour, 17 décembre 2020. Elle persiste ici.
41. — BFMTV : « Eric Dupond-Moretti annonce la possibilité de comparution immédiate pour ceux “qui diffusent la haine sur les réseaux sociaux” et précise que les journalistes sont exclus de cette disposition », ici.
Aussi loin de prôner la censure que de prêcher pour une liberté sans limite, je dis qu’il est aberrant que seuls les non-journalistes des réseaux sociaux soient visés : privilège journalistique interlope et injustifié. Quelle justice, quelle équité ? Inégalité de traitement, grosse maladresse, surtout de la part d’un ministre de la Justice. La dictature qui s’installe ne veut pas trop mécontenter et encore moins s’aliéner la presse, et pour l’instant elle la ménage : le temps d’être bien enracinée et plus solide et d’appliquer un bâillon général. Comme je l’ai déjà dit*, nous sommes tous journalistes et nous devons être tous protégés également, les non-encartés ne valent pas moins que les encartés et bien souvent ils valent plus, d’ailleurs aujourd’hui on ne pourrait plus se passer de ce journalisme non professionnel et libre (et souvent sympathique qui plus est), qui dans la majorité des cas ne dépend ni des subventions de l’Etat, ni des revenus publicitaires, ni d’un lectorat qui achète les fruits de son travail.
Quand D-M dit « réseaux sociaux », il pense aussi aux blogues ou aux sites comme le mien : une chose à la fois, avançons à petits pas, les autres ne perdent rien pour attendre.
* Voir l’alinéa 80 : quand il s’agit de voter, 99,99 % des citoyens de plus de 18 ans sont aptes et vivement encouragés à le faire, mais quand il s’agit d’analyser, d’informer, de protester, de critiquer, ils sont considérés comme des mineurs. Seule une vraie et complète dictature résoudra ces contradictions : ostensiblement ou en coulisse, des politiques assidûment y travaillent depuis que Macron siège en présidence, et pour le moment ils ont encore besoin des médias encartés. Il faut rapprocher ce projet de loi de l’affaire des accréditations (Darmanin, alinéa 67), tous s’enivrent au même tonneau.
Quid de Mila, dont on reparle aujourd’hui ici, et de ses éventuels épigones si la loi de Dupond-Moretti est votée ?
Rappelons-nous ces mots récents et prophétiques de Macron lui-même : « Le combat de notre génération en Europe, ce sera un combat pour nos libertés, parce qu’elles sont en train de basculer » (ici [https://archive.vn/wip/uy4q0]).
42. CoViD-19, vaccin. La confiance règne ! Cyberattaque contre l’Agence européenne des médicaments, ici. Probablement des haqueurs complotisses qui craignent que l’AEM ne nous cache des choses importantes sur les effets secondaires et nocifs du vaccin Pfizer-BioNTech qui est actuellement injecté au Royaume-Uni. La confiance règne.
Il paraît que quatre volontaires du vaccin Pfizer-BioNtech ont contracté une paralysie de Bell, ici ; elle ne serait que temporaire.
43. — Portrait au jour le jour, 2 (à suivre)
• Sophrologue contrarié, il a fait l’Ecole nationale d’administration.
• Il amuse bien la galerie (v. par exemple la note de l’alinéa 41 ci-dessus).
• C’est lui qui dit : « Attention, les gars, je peux faire un malheur ! » (addition 30).
44. — CoViD-19. Commission du Sénat, Jérôme Salomon, dit le croque-mort, attaqué ici sur l’affaire du stock de masques.
45. — CoViD-19. Ils ont osé, ils osent. 10 décembre, Leparisien.fr : « [Darmanin] dit avoir demandé un durcissement des contrôles par les gendarmes et policiers [et] précise que 285 000 verbalisations ont été effectuées, pour non-respect du confinement, depuis le 31 octobre. [...] Une nouvelle attestation sera mis[e] à disposition prochainement [et] l’amende [...] reste de 135 euros. » Parfait !
Probable que les discours de haine des non-journalistes « qui ne sont rien » vont être multipliés par dix sur les « réseaux sociaux » et que Dupond-Moretti ne sera pas content.
Encore des machins à mémoriser, des horaires, des dates, des limites géographiques, des exceptions,... Il faut garder en mémoire certaines anciennes règles (bars et restaurants fermés, « jauge » à l’église, masques,...), en supprimer certaines et en ajouter d’autres. Bien réviser chaque jour pour que ça rentre dans le crâne.
46. LANGUE. Leparisien.fr : « [Le] ministre de la Santé [prend] la parole. « [...] Nous n’attendrons [= atteindrons] pas les 5 000 diagnostics par jour au 15 décembre. » Prévu, prévisible, voire souhaité pour faire durer « corona circus » et « saga corona » (expressions d’Yves Rasir).
47. — CoViD-19. Selon Wikipedia :
• confinement 1, du 17 mars 2020 au 11 mai 2020 (55 jours) ;
• confinement 2, du 30 octobre 2020 au 15 décembre 2020 (47 jours).
Le 15 décembre, on sera donc à 102 jours, qui auront paru 300.
Claque retentissante et atomique à attendre pour tous ceux qui ont collaboré à cette politique qui tue sous prétexte de sauver.
N. B. « Confinement 1, du 17 mars 2020 au 11 mai 2020 » : il faudrait préciser que les bars, les restaurants et les discothèques ont dû fermer dès le 14 mars à minuit (ici ; et l’annonce fut faite à 20 heures le même jour). Wikipedia, œuvre très utile et de premier secours, doit raffiner son texte.
48. LANGUE. Journal officiel de la République française (JORF) n° 299 du 11 décembre 2020, vocabulaire de la défense (liste de termes, expressions et définitions adoptés), ici. « La défense », c’est-à-dire la guerre, figure de style minimisatrice qui à ma connaissance n’a pas encore de nom. Je note qu’autrefois la France eut un ministère de la Guerre, qu’elle a un ministère de la Santé, mais qu’elle n’a jamais eu de ministère de la Maladie ni de la Guérison ni de la Prévention.
49. — CoViD-19. Psychiatrisation de l’opposition. 11 décembre, « Le Pr [Jean-Bernard] Fourtillan, apparu dans [le film] Hold-Up, interné en hôpital psychiatrique contre son gré ? », ici.
L’article commence par une interrogation (le titre) et finit par une affirmation : « Après la censure, la liberté d’expression, les convocations des médecins à l’ordre pour diverses raisons, les menaces de mort contre le Pr Raoult, nous assistons à une privation de liberté par internement contre son gré du Pr Fourtillan. »
Bientôt le tour de Raoult, Perronne, l’« âne » Caumes (v. le 37 ci-dessus),... ?
50. LANGUE. Un trop-plein d’acceptions nuit à la communication et peut conduire au rejet ou à la mort du mot ou d’une ou de plusieurs de ses acceptions.
roux Dictionnaire.lerobert.com :

• consumérisme, nom masculin
anglicisme
1. Protection des intérêts du consommateur par des associations.
2. Propension à consommer.
– Mode de vie basé sur la consommation.

Pour la deuxième acception, consommationnisme – quoique un peu long, diront certains – serait préférable.
N. B. Cette présentation n’est pas claire :

2. Propension à consommer.
– Mode de vie basé sur la consommation.

Ne faut-il pas considérer « Mode de vie basé sur la consommation » comme une troisième acception, quoique non numérotée ?
On notera qu’il y a moins de différence entre « propension à » et « mode de vie basé sur » qu’entre « protection des intérêts » et « propension à ».
carré-roux Le Petit Larousse 2011 :

• consumérisme, nom masculin
Tendance pour les consommateurs à se réunir en mouvements ou en associations pour défendre leurs intérêts.

N. B. Pas satisfaisant, ce terme « tendance ».
51. — CoViD-19. Pourquoi il faut persévérer dans l’extrême méfiance, voire dans le complotisme
Publicsenat.fr : « “Le gouvernement a sciemment dissimulé la pénurie de masques”, note la commission d’enquête. » (Le gras est de moi.)
Publicsenat.fr : « Les sénateurs accusent Jérôme Salomon d’avoir fait pression pour modifier un rapport compromettant sur les masques. » (Le gras est de moi.)
• Le Pr Perronne durement (et, semble-t-il, injustement) attaqué répond, vidéo.
52. LANGUE. Raccourci paresseux et équivoque, 1. Un correcteur du Monde : « Il y a Européen et européen : le premier désigne un habitant de l’Europe, le second un partisan de la fédération européenne (exemple dans ce chapô à la "une" du http://Monde.fr). »

europeen

C’est aussi ce que disent Dictionnaire.lerobert.com...

• européen, européenne, adjectif et nom
[...] nom. Partisan de la construction de l’Europe. Une européenne convaincue.

... et le Petit Larousse 2011 :

• européen, européenne, adj. et n.
[...] 2. Favorable à la construction de l’Europe.

N. B. 1. On remarque qu’à l’oral la formulation « une européenne » est équivoque, d’où ci-dessus l’ajout de l’adjectif « convaincue ».
Si on parle de choses, on écrira, selon la règle ordinaire : « Trois inventions, deux américaines et une européenne ».
N. B. 2. « La construction de l’Europe », formule imprécise, alors que « la fédération européenne » (voir le touite du correcteur) est trop précise. L’Europe existe et est clairement définie, on peut donc dire qu’elle est construite.

Le distinguo graphique un Européen/un européen est à rapprocher des distinguos un Versaillais/un versaillais ou un Albigeois/un albigeois (distinguo que, curieusement, ne fait pas l’édition de 1986 de l’excellent TOP d’André Jouette : « Les Albigeois ou cathares » [N. B. : pour ma part, j’aurais mis une virgule avant ou]).
Récurrente manie de mettre des guillemets à une au sens de « première page » comme si ce mot était vieux d’hier seulement et connu de quelques rares professionnels. Combien d’années d’usage faudra-t-il encore pour que les auteurs considèrent que une est un mot courant, et qu’ils renoncent aux guillemets ?
À propos de raccourcis paresseux et trompeurs, je profite de l’occasion pour re-rappeler une autre pesante manie : appeler Europe ce qui n’est que l’Union européenne. (En 2008, alors qu’il était secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, j’ai proposé à Jean-Pierre Jouyet de créer un gentilé pour les habitants de l’Union européenne, mais je n’ai pas eu de réponse : voir les leçons 1050 et 1051 et les notes 320 et 321. On a donc continué vaillamment à dire les Européens pour les habitants de l’Union européenne et les élections de l’Union européenne sont appelées « élections européennes » alors que plusieurs pays européens en sont absents.)

Noter que l’adresse http://Monde.fr est loin de représenter l’adresse et le nom véritables, qui est https://www.lemonde.fr/.
53. — CoViD-19. Conflits d’intérêts. Les petits cadeaux entretiennent l’amitié : « 417 000 000 € [c’est le montant faramineux déclaré] versés par les entreprises pharmaceutiques à la presse et [aux] media[s]. Ceci explique cela... », ici. Voilà de quoi alimenter méfiance et complotisme. On va bientôt frôler l’obésité et devoir renoncer à accumuler maladivement doute sur doute, indice sur indice, puis preuve sur preuve pour enfin agir efficacement, c’est-à-dire avec des résultats rapidement ou immédiatement visibles (« lisibles », comme dit l’Autre).
54. — CoViD-19. Ici (https://archive.vn/wip/zKTpB), chargé de liens, un article mis à jour le 9 décembre 2020 à propos de dogmes (entre autres), dont le dogme en vigueur depuis des décennies : les infections virales ne se traitent pas avec des antibactériens, et la seule réponse de santé publique est la vaccination. Pourtant la chloroquine, l’azithromycine, les tétracyclines, les macrolides, le metronidazole et la ciprofloxacine ont un effet antiviral. Et cetera. Il me faudrait plus d’une journée pour lire en entier et l’article et ses liens.
55. LANGUE. Raccourci paresseux et équivoque, 2 (suite du 52). Le ministère de Jouyet s’appelait en son temps « ministère des Affaires étrangères et européennes » (v. ici [https://archive.vn/GcjOZ] et la note 320) : les Allemands, les Italiens et cetera n’étaient donc pas des étrangers ? Aujourd’hui, il s’appelle « ministère de l’Europe et des Affaires étrangères » (ici). Les gouvernants gouvernent avec de la bouillie dans la tête, et la confusion des mots ne peut être que le reflet de la confusion de la pensée.
56. — CoViD-19. Exception, 1. « Covid-19 : les tests sont obligatoires pour aller en Corse pendant les fêtes », ici (https://archive.vn/96aOP), décision préfectorale apparemment. La pluie d’exceptions géographiques françaises commence à tomber. Faut suivre.

liberté-Macron

Source (https://archive.vn/wip/uy4q0 ou https://archive.vn/wip/pcwkz).

57. — CoViD-19. Beau geste, belle solidarité, belle surprise. De l’utilité des réseaux sociaux : « Libérez Fourtillan ! », scandent une soixantaine de manifestants devant l’hôpital psychiatrique le Mas Careiron à Uzès, où le professeur Fourtillan (v. le 49 ci-dessus) est interné depuis quelques jours, vidéo.
58. LANGUE (confirmation du 6 ci-dessus). Bernard Dalbergue, ex-cadre de l’industrie pharmaceutique, à propos de certains experts en médicaments rémunérés par les labos et corrompus : « [La corruption,] c’est ce qu’on appelle pudiquement “le conflit d’intérêts” », vidéo (de 2014, paraît-il).
59. — CoViD-19/la Peste, 1. Bon moment pour lire ou relire la Peste d’Albert Camus (1947). Extrait.

[Le docteur] Rieux reçut un jeune homme dont on lui dit qu’il était journaliste. [...] Il voulait savoir, avant d’aller plus loin, si le journaliste pouvait dire la vérité.
– Certes, dit l’autre.
– Je veux dire : pouvez-vous porter condamnation totale ?
– Totale, non, il faut bien le dire. Mais je suppose que cette condamnation serait sans fondement.
Doucement, Rieux dit qu’en effet une pareille condamnation serait sans fondement, mais qu’en posant cette question il cherchait seulement à savoir si le témoignage de Rambert pouvait ou non être sans réserves.

Dans le roman, le signal de la peste à Oran est la présence de rats morts dans les rues : à comparer à ces vidéos de cadavres humains dans des rues chinoises et sud-américaines (v. ici ou ici) ; certaines de ces vidéos ne seraient pas dignes de foi.
Une question que peuvent se poser ceux qu’on appelle complotistes ou gens qui réfléchissent trop : qui, à part des plaisantins, pouvait avoir intérêt à alarmer ?
Ce que cachent certaines accusations de complotisme, c’est bien ça : vous réfléchissez trop, vous ne vous soumettez pas à la version officielle, vous jouez à l’esprit fort, vous vous croyez plus malin que les autres, plus malin que moi, plus malin que les chefs. Diaboliser, culpabiliser l’indépendance d’esprit, puis l’indépendance tout court : dépersonnaliser, uniformiser, playmobiliser.
60. — CoViD-19. Exception, 2. « Stations de ski : ouverture des remontées mécaniques à certains publics », ici. Faut suivre.
61. — CoViD-19. Faut suivre ! 14 décembre. Attestation pour le couvre-feu : l’attestation dérogatoire de déplacement n’est plus nécessaire qu’entre 20 heures et 6 heures du matin à compter du 15 décembre 2020. Exception pour « les [sic] réveillons du 24 décembre » ; autres détails officiels ici (https://archive.vn/wip/1Axy6) ; attestation à télécharger ici.
À la lecture de l’attestation nocturne, je conclus qu’on ne pourra faire ses courses après 20 heures, heure du début du couvre-feu, et que tous les commerces seront fermés de 20 heures à 6 heures. (En pratique, à 19 h 30 les grands magasins refuseront les clients.) carré-rose Mise à jour. Voir le 65 ci-dessous.
62. LANGUE. « Instauration d’un couvre-feu de 20h00 à 06h00 du matin » (le gras est de moi), s’obstine à sur-préciser Interieur.gouv.fr.
Seules ces deux formulations sont acceptables : « de 20 heures à 6 heures » et « de 8 heures du soir à 6 heures du matin ».
Pléthore de zéros censée être un signe de sérieux, d’application, de professionnalisme.
Bis : le charabia des mots ne peut être que le reflet du charabia de la pensée (v. le 55 ci-dessus).
63. — CoViD-19. Quelqu’un qui suit. Amélie Paul : « Vous obéissez docilement aux autorités pour mettre fin à ce cauchemar le plus vite possible... Sans prendre conscience que c’est votre obéissance qui le fait durer... »
Cercle vicieux comparable pour les tests actuels, qui ne sont pas fiables : plus les gens sont nombreux à se faire tester, plus le nombre de prétendus nouveaux « cas » augmente, et plus on nous confine – et plus les confineurs (et les labos) jubilent à nous voir psychoter comme des cochons d’Inde.
64. — CoViD-19/la Peste, 2. Deuxième extrait du roman d’Albert Camus.

Les journaux, naturellement, obéissaient à la consigne d’optimisme à tout prix qu’ils avaient reçue. À les lire, ce qui caractérisait la situation, c’était « l’exemple émouvant de calme et de sang-froid » que donnait la population.

2020 : remplacer « optimisme » par « catastrophisme » et « “l’exemple émouvant de calme et de sang-froid” que donnait la population » par « le dévouement des infirmières » ou « l’héroïsme quotidien du personnel soignant ». Journalisme, plus vieux métier du monde.
65. — CoViD-19, faut suivre, bande de bourriques. 15 décembre, 11 h 30, depuis aujourd’hui l’attestation pour ce deuxième couvre-feu est ici. Elle n’est pas tout à fait la même que celle pour le premier couvre-feu (voir le 61 ci-dessus, le décret de référence pour ce deuxième couvre-feu est plus récent : le 29 octobre au lieu du 16 octobre).
Ils nous font tourner en bourriques, et Macron, pour rester au centre de l’attention publique et générale, lance son ridicule projet de référendum écolo dont presque tout le monde se fout complètement (accepter son projet écolo gravé dans la Constitution serait entériner, justifier de nouvelles pluies, de nouveaux orages de taxes : qui va s’y laisser prendre ?). La priorité, la politique de Macron est claire et bien définie : « Moi, moi, moi et un clou chasse l’autre. » Le nombrileur Macron a définitivement quitté la route du bien commun.
(Référendum : risque d’abstention massive, seuls les pour se déplaceront et ils gagneront ; dangereuse clownerie pour une démocratie malade. Si tous les électeurs faisaient l’effort de voter, ça pourrait faire, sauf trucage du résultat, un beau test d’impopularité.)
66. LANGUE (changement de nom, barbarisme, orthographe, prononciation). 15 décembre, Marion Maréchal (ex-Marion Maréchal-Le Pen) sur Sud Radio vers 13 heures : « la dollardDisation », « cent vingt Zarrestations ». (À part ça, très intéressante, mais peu sympathique.) Publicité, 13 h 30 : « chaque fruit Zet légume ».
67. — CoViD-19, rappel. CoViD-19 : 0,05 % de mortalité et 1 % de létalité (taux contestés par certains à coups d’« IFR » et de « oui, mais non » auxquels on ne comprend rien).
68. — CoViD-19. De plus en plus méfiant. Un des objectifs des mesures sanitaires, forcer la diffusion du virus et la multiplication des malades et donner ainsi la preuve que « c’est pas gagné », comme a dit, je crois, Castex Simplex ?
69. — CoViD-19, déniaisement. Bénéfices de l’Opération CoViD-19, nombre de Français sont passés de crédules à méfiants, de méfiants à soupçonneux ou de soupçonneux à impersuadables.
70. LANGUE. Je découvre que Francebleu.fr s’est convertie à la réalité avec une section spéciale pour les « quartiers sensibles » : « Toute l’actualité en relation avec : Quartiers sensibles », ici.
Réalité non pas augmentée ni exacte toutefois, mais diminuée, minimisée et bisounoursifiée par l’utilisation déviante et absurde du terme « sensible ». Ter : la confusion des termes est le reflet de la confusion de la pensée ; l’incapacité à nommer est le propre des illettrés.

impersuadables

71. — CoViD-19, appels à témoigner
Silvano Trotta : « Dites[,] les médecins, infirmiers, ambulanciers, soignants qui me suivez, tous mes réseaux me disent dans les hôpitaux que je suis, que c’est d’un calme qu’ils n’avaient jamais connu ! Vous n’auriez pas envie de venir témoigner ? A un moment il faut arrêter cette #plandemie non ? »
BonsensOrg : « Si vous êtes un soignant qui peut témoigner sur ce que vous avez constaté – ou sur les ordres qui vous ont été donnés – merci de témoigner par mail ici : temoignage.soignant@bonsens.org. » Témoignages de familles : temoignage.famille@bonsens.org.
72. — CoViD-19. Des statistiques pour encourager à la vaccination, nombre de morts par jour
Francetvinfo.fr (https://archive.is/wip/vzod2) : « L’Allemagne [...] a annoncé mercredi [16 décembre] avoir recensé 952 décès liés à la pandémie de Covid-19 en 24 heures, au premier jour de l’entrée en vigueur d’un reconfinement partiel pour tenter de limiter la propagation de la pandémie. Jamais l’Allemagne n’avait dû faire face à un tel bilan quotidien depuis le début de la crise. » 
• « liés à » = dus à ?
– France, 16 décembre : « chiffres du Covid-19 [...] ; 790 décès [...] en 24 heures », Linternaute.com.
Pour l’instant, j’ignore à quel endroit du labyrinthe les médias vont pêcher le nombre de morts quotidiens du CoViD-19. Sur le site de l’Insee, c’est toutes causes confondues par région et par département. Labyrinthe aussi sur Santepubliquefrance.fr. Très gênant.
En revanche sur le site de l’Insee, on pourra télécharger sur cette page le « fichier des décès au mois de novembre 2020 » : avec noms, prénoms, dates et lieux de naissance,... des 65 000 personnes concernées ; ou le fichier de tous les décès de 2019... Curieusement, dans ce « fichier des décès au mois de novembre 2020 », on trouve des décès datant d’un mois autre que novembre et même de l’année 2019...
carré-marronnasse Autonote_Insee
73. — CoViD-19. Raoult, 16  décembre : « Dans l’essai randomisé multicentrique de l’OMS, Solidarity, l’hydroxychloroquine fait aussi bien (voire mieux sur le plan de la durée de rémission) que le remdesivir. »
Rien compris à ce « fait aussi bien » sous la plume de Raoult, qui dit depuis des mois que le remdesivir est néphrotoxique.
74.LANGUE (« stylométrie »). Affaire Grégory : « La stylométrie étudie la syntaxe, la ponctuation ou encore la répétition entre [sic !] les mots », ici. Un avocat de la défense : « Cette pseudo-expertise [qui aurait coûté plusieurs dizaines de milliers d’euros] est de la fumisterie. Le style et la syntaxe des écrits ont été comparés, dans l’entourage de la famille Villemin, avec les lettres du corbeau dont celle de revendication. »
Mieux : « Le style et la syntaxe des écrits de l’entourage de la famille Villemin ont été comparés avec les lettres du corbeau, dont celle de revendication. »
L’utilité de la stylométrie, à condition que l’analyse soit bien conduite, est une évidence (au moins pour se faire un peu d’argent).
75. — CoViD-19. Comme le dit Nicole Delépine, avec des tests fiables (par exemple, les tests salivaires selon elle), le trio infernal Macron-Castex Simplex-Véran n’aurait même plus le très mauvais argument du nombre de nouveaux cas pour imposer ses mesures sanitaires, et la baraque à Manu, faite de bric et de broc, s’effondrerait. Fin probable de l’Opération CoViD-19.

 

carré-rose Mise à jour. Addition 32 : Tous ceux qui comme moi écrivent bien servent la France. Plus son image se ternit, plus Macron se rengorge, mais là c’est trop.

 

76.LANGUE (tréma). Littré :

• débléüre
(dé-blé-u-r’) s. f.
Blé coupé et encore sur le champ. “Faire défenses très expresses d’enlever les débléüres de dessus la terre”, Vauban, Dîme, p. 138.

Rare graphie é + ü. Le tréma sur le u est inutile : avec ou sans tréma, le mot sera prononcé déblé-ure (qui a dit citant aiguë ou bisaiguë qu’on ne mettait ou ne trouvait jamais de tréma sur le u en français ?), en revanche il est indispensable dans Eugène Melchior de Vogüé. Tréma, voir les leçons 151, 152 et 154.
77. — « Le Conseil d’État ordonne à l’État de cesser immédiatement la surveillance par drone du respect des règles sanitaires », ici. Difficile de trouver la date sur la page, en gris clair sur gris moyen : 18 mai 2020. (LANGUE. Je note le terme « ordonne » : le Conseil d’État rend des ordonnances [dans le cas considéré, c’en est une], des décisions, ou arrêts, et des avis. Les médecins également ordonnent.)
78. — André Bercoff ce 17 décembre sur Sud Radio entre 13 et 14 heures : il ne supporte pas qu’on ne soit pas du tout d’accord avec lui et qu’on lui tienne tête. S’il était moins simpliste et simplificateur, ça lui arriverait plus rarement.
Plus précis : si un intervenant va plus loin que Bercoff dans la critique (ce qui n’est pas très difficile) et que Bercoff passe pour un minimisateur ou un pudibond, alors Bercoff se fâche. Pas question qu’on le soupçonne de retenir sa langue.
79.LANGUE (« une membre »). Lefigaro.fr, 17 décembre :

Plus tôt, une série de tweets signée du nom d’une femme se présentant comme «autrice militante, poète pyromane» était devenue virale, affirmant que cette «lycéenne trans» de 17 ans, avait été «humiliée» et «psychologiquement agressée» par une membre de l’équipe pédagogique. 

Quand des hommes sont des femmes (et l’inverse), quand des noms masculins sont féminisés (et l’inverse, comme une/un sentinelle ?), faut-il s’en réjouir, s’en inquiéter ou n’est-ce qu’un caprice passager ? Ces deux phénomènes sont-ils liés, ont-ils quelque chose en commun ?
« Une membre » : voir aussi l’alinéa 1 ci-dessus.
N. B. Dans la citation ci-dessus la « lycéenne trans » est biologiquement un homme.
80. — CoViD-19. 17 décembre 2020, Macron positif (paraît-il) au coronavirus : sa principale obsession – qu’on parle de lui, se faire remarquer, à tout prix – est satisfaite ; qu’on le plaigne, il serait aux anges (pour ma part, j’entends et lis surtout des moqueries). Et les dizaines de cas par contact français et étrangers...
Lemonde.fr : « Emmanuel Macron atteint du Covid-19 : le sommet de l’Etat secoué [sic] ». Place à l’émotion ! Questions : dame Macron ira-t-elle manger sa part de bûche en cuisine ? le président va-t-il prendre en secret le traitement de Raoult ? carré-rose Mise à jour, 18 décembre 2020. « “Je vais bien”, rassure Emmanuel Macron dans une vidéo postée sur Twitter » ; « J’ai été testé positif, ce qui montre que le virus peut vraiment toucher tout le monde, parce que je suis très protégé », ici. Ah oui, vivement le vaccin et pour un confinage durable. Ce jour à la pharmacie : trois vieux et un presque vieux = quatre anti-vaccin. Heureusement que les médias subventionnés sont là pour se soucier de Macron, sinon il se sentirait bien seul dans sa résidence de la Lanterne, où il s’est confiné pour la galerie. (Inutilement.) « Parce que je suis très protégé », nous dit-il ; exemple : des repas à plus de dix convives (ici), qui violent la règle des six ? (Foutoir, 1.)
81.LANGUE. (Foutoir, 2, suite du 80 ci-dessus.) Les « trans », 1. La personne Robert biologiquement mâle se sent femme (ou femelle ?), et se fait appeler Roberte. Cette personne Roberte est-elle une transgenre ou un transgenre ? si j’en crois l’usage, cette personne Roberte est une transgenre ; mais la personne Robert, qui n’a pas disparu, qui n’a pas été effacée, qu’est-elle, elle ? un homme qui a changé de genre, donc un transgenre ? Les deux sont-ils possibles pour un même individu : la personne Robert est un transgenre et la personne Roberte une transgenre ? Non, semble-t-il : une personne Robert transgenre serait seulement une personne Roberte biologique qui se fait appeler Robert.
Les formulations les plus commodes et les plus claires ne seraient-elles pas celles-ci : Roberte est un transgenre, individu passé d’homme à femme ; Robert une transgenre, individu passé de femme à homme ?
Attention, Roberte le transgenre (au sens d’individu passé d’homme à femme) n’aime pas qu’on lui dise : « Vous êtes élégant », et vous reprendra, comme ça m’est arrivé ; ne pas se laisser influencer par sa carrure, ses grosses mains ou sa voix grave ni par le fait que la personne Roberte vous a confié qu’elle était biologiquement mâle. Verdict possible : transphobie.
Dire « une trans » pour un homme se considérant comme une femme (v. le 79 ci-dessus : « cette “lycéenne trans” »), n’est-ce pas entériner l’aberration ? Voilà ce qui me gêne, cette soumission aux moindres caprices, à chaque diktat de la modernité. Modernité, « mon cher souci, de qui l’âme incertaine/A, comme l’Océan, son flux et son reflux ».
Voir aussi Liberation.fr (https://archive.vn/wip/87X8t), où Fouad, qui conserve donc son prénom masculin, est « une élève transgenre ». Dans le cas de Robert/Roberte, cela donne : « Robert est une élève. »
– Même genre de problème pour transsexuel.
– Ajoutons à ce demi-chaos l’illisible langue dite inclusive (dont les règles ne sont même pas correctement appliquées par ses sectateurs tant elles sont emmerdantes et complicantes), son charabia néologique (et névrotique ?) et ses accords où le féminin l’emporte. Populisme, « mon cher souci, de qui l’âme incertaine/A, comme l’Océan, son flux et son reflux » (exemple récent, Audrey Pulvar : pas de point médian, pas de virgule après « anniversaire », pas d’accent sur « chères »,...).
– Bientôt une individue ?
– J’aurais bien sûr aimé parler de tout cela avec cet ami linguiste de l’alinéa 1 ci-dessus.
– J’ai le tournis, et je vais devoir me relire au moins trois fois à tête reposée.
carré-marronnasse Autonote_transgenre
82.LANGUE
• 19 décembre. Depuis le temps que j’utilise le mot « demi-chaos », aujourd’hui je dois être bien au-dessous de la vérité, non ? La Ve République s’effondre sur elle-même en nous étouffant tous un à un. Effet ciseaux : la compétence de l’exécutif baisse tandis que les problèmes augmentent ; la crédibilité exécutive est à zéro. (Je dis la Ve République et non la France de crainte d’être pompeux et ennuyeux, mais il s’agit bien de la France.)
• Encore des guillemets trompeurs, ici chez Sud Radio. Ce qui est guillemeté par Sud Radio est une reformulation partielle et sans crochets des déclarations de René Chiche, et non un rapport authentique.
Il fallait rédiger ainsi :

Selon René Chiche, c’est une bonne chose de rendre hommage à Samuel Paty, mais [etc.]

Je dis guillemets trompeurs, mais je pourrais dire guillemets mensongers. À ma connaissance, il n’y a plus un seul journaliste qui respecte la chose sacrée que sont les guillemets, signe d’un grave et envahissant amateurisme, à l’opposé du professionnalisme donc. Que les journalistes cessent de se plaindre de la dégradation continue de leur crédibilité. Texte guillemeté et vidéo ici pour comparer.
• L’« effet de résonance ». Francetvinfo.fr : « Si la situation [sanitaire] semble s’être améliorée plus rapidement et plus nettement dans les métropoles placées sous couvre-feu, les courbes se sont tout de même infléchies dans les zones non concernées par cette mesure. Pour expliquer ce phénomène, les auteurs de l’étude émettent l’hypothèse d’un “effet de résonance”. »
83. — CoViD-19. Sous l’averse qui tombe dru nous sommes secs. René Chiche : « Il y a un an, il n’y avait pas d’argent pour les dépenses d’investissement à l’hôpital, à l’école, dans les infrastructures, etc. Aujourd’hui, il pleut des milliards mais pour compenser les effets des décisions stupéfiantes prises au nom de la santé publique. On s’en souviendra. »
On se souviendra aussi et entre autres de l’aide médicale de l’Etat aux étrangers en situation irrégulière (AME) chaque année plus pesante (on n’est pas loin de l’amer adage Dernier arrivé, premier servi) ; presque 1 milliard d’euros pour l’AME en 2021, ici.
Notre destruction aidée et programmée avec des explosifs placés çà et là : dans les fondations mêmes.
84. — CoViD-19. Le film (durée : 1 h 27 min) Mal traités sur l’Opération CoViD-19, historique du « scandale d’Etat » (Perronne), ici. Ce film est plus intéressant que le fameux Hold-up sur le même sujet.
85.LANGUE
• Les « trans », 2. Existe même le terme, très élaboré, de « transmisogynie », que je viens de découvrir grâce à Mediapart. Là, très fort, car on fait d’une pierre deux coups (haine des trans et haine des femmes).
• « Nous sommes dévasté·e·s », lis-je quelque part. « Dévasté », encore un terme très mode.
Noter une fois de plus que même les tenants de l’inclusif ne s’en sortent pas sans de nombreuses incohérences d’écriture. Dans le même texte, je trouve : professionnel·les, acteur.trices (noter aussi le point médian oublié) à côté des canoniques maltraitant·e·s, appelé·e·s,...
Extrait du même article : « Une femme trans est une personne qui a été assignée homme à la naissance mais qui est une femme. Un homme trans est une personne qui a été assignée femme à la naissance mais qui est un homme » (le gras est de moi).
• « Etre en panique » : j’allais l’oublier celui-là.
• Néologismes plaisants rencontrés récemment : trouillologie, rigologie.
86. — CoViD-19. Faut suivre. « La Haute autorité de santé estime qu’il ne sera pas nécessaire de “vacciner systématiquement” les personnes qui ont déjà eu une forme symptomatique du coronavirus », ici. Toujours selon la HAS, « un cas contact devra réaliser un test confirmant qu’il est bien postifi [sic] au covid-19 avant de se faire vacciner » : ah bon ? L’article parle aussi de « la promesse d’Emmanuel Macron à [sic] se faire vacciner face caméra » : avec une vraie aiguille et un vrai liquide vaccinal ? Nous croire aussi crédules à ce stade de l’Opération CoViD-19, j’en rigole (à gorge d’employé, comme disait l’Autre, paraît-il).
À part quelques commentateurs de Lefigaro.fr, qui n’est pas aujourd’hui déniaisé ?
87. — CoViD-19, 20 décembre
• Christian Perronne, l’infectiologue « controversé[,] a été démis de ses fonctions de chef de service à l’hôpital de Garches, accusé d’avoir tenu des propos “indignes à [sic] la profession”. Critique vis-à-vis de la gestion de l’épidémie, il est est [sic] devenu l’autorité morale des complotistes. S’il est un médecin qui n’a plus les honneurs de ses pairs, c’est bien l’infectiologue Christian Perronne », Lefigaro.fr. Coline Renault, auteur de l’article, qui semble prendre plaisir à annoncer la destitution du professeur, nous précise que Perronne est un « fervant [sic] soutien de Didier Raoult » (https://archive.vn/mgcck).
• Le Syndicat national des médecins hospitaliers-Force ouvrière demande la levée de la sanction contre le Pr Perronne : « Le SNMH-FO est très inquiet de ce qui se passe, en ce moment, au regard de questions aussi fondamentales que la liberté de pensée, la liberté d’expression. Et, particulièrement pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la médecine, la liberté de prescrire et la liberté de la pensée médicale », ici.
Lefigaro.fr : « “Les trois premiers mois de 2021 vont être pénibles”, prévient un épidémiologiste. »
88. — CoViD-19. Voir l’Opération CoViD-19 comme, entre autres, une opération de démoralisation : une population démoralisée est malléable et inerte (les plus démoralisés se suicident) ou n’agit que sur ordre, l’idéal de tout gouvernant (cependant, la manipulation des foules peut aboutir à des résultats inverses de ceux qui sont recherchés). Je reste optimiste : nos gouvernants actuels sont trop brouillons et leurs procédés trop grossiers pour réussir, mais il leur reste la force, la violence et le carnage (éventualité qu’on ne peut raisonnablement rejeter).
89. — CoViD-19. J’ajoute à l’alinéa qui précède que ce carnage sera peut-être financier et qu’il fera des moins riches des serfs attachés à l’Etat, auprès duquel ils devront tout mendier, aussi bien de l’argent que des droits.
90.LANGUE, récriture, regard sur la petite cuisine du langage
carré-roux Le texte ci-dessous est plus lourd, mais plus honnête que celui de l’alinéa précédent :

Voir l’Opération CoViD-19 comme, entre autres, une opération de démoralisation : une population démoralisée est malléable et inerte (les plus démoralisés se suicident) ou n’agit que sur ordre, l’idéal de tout gouvernant (CEPENDANT, la manipulation des foules peut aboutir à des résultats inverses de ceux qui sont recherchés). CEPENDANT, je reste optimiste : nos gouvernants actuels sont trop brouillons et leurs procédés trop grossiers pour réussir. Il leur reste CEPENDANT la force, la violence et le carnage (éventualité qu’on ne peut raisonnablement rejeter).

Un cependant (ou un mais ou un pourtant) était caché par le point avant « Je reste optimiste », un autre était caché sous un mais (« mais il leur reste la force »). Trois cependant font perdre de la crédibilité au texte. L’effet de lourdeur joue aussi contre lui. Le sens des deux textes est pourtant (ou cependant) le même. Les répétitions soulignent la fragilité du propos.

carré-roux Noter que Macron, lui, croit maîtriser tous ces paramètres alors qu’il en est à cent mille lieues ; se surestimant au point de dire qu’il utilise « des tournures parfois exigeantes » (« J’assume [!] un lexique large, des tournures parfois exigeantes, des prises de parole qui dépassent les deux cent quatre-vingts caractères » ; voyez l’addition 32 : « Tous ceux qui écrivent bien servent la France »).
Remarquer aussi l’auto-félicitation de son « J’assume » et qu’une prise de parole ne se mesure nullement en caractères mais en secondes ou en minutes (tant il est vrai que le manque de rigueur, l’approximativisme est une des caractéristiques, un des défauts de la langue macronienne).
Lecteur encore dubitatif, n’ai-je pas de sérieuses raisons de me méfier de pareil homme, tout bouffi de lui-même et nombrileur enferré ? carré-rose Mise à jour. Tournures exigeantes : voir le 119 ci-dessous.
91. — CoViD-19
• Et ça repart ! Dimanche 20 décembre, une nouvelle souche du virus trouvée au Royaume-Uni, paraît-il. Macron, qui s’ennuie à la Lanterne, convoque ses meilleurs potes pour parler avec lui : « “Un Conseil de défense sur la situation sanitaire se tiendra en visioconférence à 17 heures”, a indiqué l’Elysée [...]. Emmanuel Macron présidera la réunion depuis la résidence officielle de La Lanterne, où il s’est placé à l’isolement », ici. On va vers un couvre-feu pour Noël, j’arrête mes achats de cadeaux qui devaient relancer l’économie et je mets un terme à mon projet de réveillon ! Je décommande tout et je boirai tout seul les vins fins qu’on vient de me livrer.
• Nouvelle clownerie, nouvelle incohérence (ici) : Macron suspend pour 48 heures à partir de ce dimanche à minuit tous les déplacements en provenance du Royaume-Uni, alors qu’il y a quelques mois, pour expliquer son refus de fermer les frontières, il déclarait – croyant faire un bon mot, mettre les rieurs de son côté et clore définitivement le débat – que le virus n’avait pas de passeport. C’est comme les masques, hier inutiles voire dangereux, aujourd’hui obligatoires sous peine d’amende. Les tests également, si je me souviens bien, au début de la pandémie étaient inutiles pour les personnes non malades (à vérifier). Donc on continue. Coronacircus : Macron plus Auguste (de cirque) que Jupiter Tonnant.
En 2022 seuls les alzheimers voteront Macron.
92.LANGUE. Infomigrants.net : « [Babou] n’est pas venu à bout de son mémoire, condition sinequanone à l’obtention de son diplôme. » (Sinéquanone est une marque de vêtements féminins.)
93. — CoViD-19
Lesechos.fr : « Le Royaume-Uni a décidé de reconfiner Londres et le sud-est du pays, en raison d’une nouvelle mutation du coronavirus qui semble plus contagieuse que la précédente. » Primo elle « semble », secundo plus contagieuse ne veut pas dire plus dangereuse.
• « L’Agence européenne des médicaments donne un avis favorable à la commercialisation du vaccin Pfizer-BioNTech dans l’UE », ici. Avis aux aventuriers, la vaccination commencera le dimanche 27 en France...
94. LANGUE (prononciation). Depuis des années j’entends les journalistes prononcer cerf comme serf dans « les éditions du Cerf ». (Le logo de la maison comporte un cerf qui renverrait à un verset de psaume de la Bible, cerf qui est une biche dans une autre traduction.)
95. — CoViD-19. Il ne manquait plus que ça. « [Jürgen Stock, secrétaire général] d’Interpol a averti, lundi 21 décembre, qu’il s’attendait à une hausse “dramatique” [sic !] de la criminalité lors de l’acheminement des doses de vaccins [...]. “Nous allons assister à des vols, à des cambriolages d’entrepôts et à des attaques lors du transport des vaccins” », ici.
96. LANGUE (coquille). Faute d’accent dans le Dictionnaire de l’Académie française (https://archive.vn/wip/lTK4R) : VÈNERIE au lieu de VÉNERIE.
Je ne signale plus les fautes ni les incohérences au service du dictionnaire (voir la NSP 36, « De l’inutilité du service du Dictionnaire de l’Académie »).
97. — CoViD-19 et libertés, projet de loi nº 3714. Le texte du « projet de loi nº 3714 instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires (procédure accélérée) » dont on parle de plus en plus dans les commentaires de la Toile est ici.
Leparisien.fr en parle ici.
98. LANGUE. Je viens d’apprendre que l’Académie française préfère dire et écrire « la covid 19 » (avis du 7 mai 2020). Elle était bien pressée, l’Académie. Pour moi, jusqu’à nouvel ordre ça reste « le CoViD-19 » pour des raisons que j’ai en partie exposées sur une autre page (résistance à la moutonnerie et au snobisme des faux lettrés).
99. exclam-bleu-clair Vaccin. « Un citoyen ordinaire ne dispose pas des compétences techniques lui permettant de juger si les vaccins COVID-19 seront efficaces et inoffensifs ou pas. Notre choix ne pourra donc se baser que [...] sur notre confiance envers nos décideurs », ici (https://archive.vn/wip/ZRQxO) ; l’auteur (Jacques Pollini) expose clairement dans cet article fouillé et généreux les nombreuses raisons pour lesquelles il ne se fera pas vacciner.
L’énorme crise de confiance, c’est ce dont ne semblent pas avoir conscience les dingues et demi-dingues qui prétendent nous gouverner. Comme Macron, ils ont l’air d’ignorer qu’ils sont morts ou qu’ils dorment un rêve de pouvoir, de puissance et de sondages rassurants, voire encourageants.
Ajoutons que chaque semaine qui passe montre que la majorité des complotistes ont vu juste ; ils deviennent donc les seules personnes à peu près crédibles et les quasi-devins que l’on va désormais en foule consulter quotidiennement.
100. LANGUE (mode). « Quelques poignées d’individus » : « poignée de gens », répugnante mode (ici), primo parce que c’est une mode (c’est-à-dire une soumission), secundo parce que cette expression fait des hommes des objets, et mode de benêts qui ne se rendent pas compte de ce qu’ils disent.
101. — CoViD-19. Les Français qui s’étaient aventurés chez les brexiteurs seront punis : « La France va instaurer l’obligation d’un test PCR pour tous les Français qui souhaitent revenir sur le sol national depuis le Royaume-Uni », ici. Même punition pour les Britanniques qui résident en France de manière permanente, s’en sont absentés et désirent rentrer. Non mais ho ! les British ! chez nous on a un chef, et quand il s’agit de défendre les Français vous le trouverez toujours en première ligne.
102. — CoViD-19 et libertés, projet de loi nº 3714
• À propos d’une disposition du projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires », Marine Le Pen bombe le torse : « Jamais nous n’accepterons que le gouvernement impose par la coercition ce qu’il n’a pas été capable de faire accepter par la confiance. » Moi je la sens prête à faire une grève de la faim ; pas vous ?
• Manifestations prévues pour ce soir à 18 heures devant l’AN et les préfectures (ici).
Mise à jour.
Selon Anonyme Citoyen, la manifestation, non déclarée, devant l’AN a été invitée à se disperser par les forces de l’ordre, qui ont également fait des contrôles. Suffit-il qu’une manifestation ne soit pas déclarée pour qu’on l’interdise ? toute spontanéité est donc impossible, bannie ? Je suppose que le seul argument légal pourrait être un trouble à l’ordre public, comme une rue barrée par les manifestants (qui étaient une vingtaine).
103. LANGUE (mode). « Projet de loi nº 3714 instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires ». Merci, Castex Simplex, j’avais presque oublié qu’on ne dit plus permanent, mais pérenne, bien plus stylé, plus pro. C’est d’ailleurs à ça qu’on voit les pros. Remarquer dans la description du projet le mot « gestion », employé à toutes les sauces et très bien vu également. L’art du vernis multicouche.
104. — Vaccin et masque
• « Les députés UDI [par la voix de Valérie Six] proposent un “passeport vert” pour les personnes vaccinées », Lefigaro.fr du 17 décembre.
• Ci-dessous, Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI. Là je dis bravo, ça c’est du masque.

Lagarde

Photographié par Bertrand Guay.

105. — Vaccin, 22 décembre
• Oui, mais non et en même temps, ou l’obligation non obligatoire. Francetvinfo.fr (https://archive.vn/wip/LNQeJ) : « Si les autorités françaises ont décidé de ne pas rendre obligatoire ce vaccin [contre le CoViD-19], elles envisagent de conditionner les déplacements, notamment aériens, à l’administration de ce vaccin, dans le cadre d’un texte de loi présenté le 21 décembre en Conseil des ministres. » Pas obligatoire, mais obligatoire pour certains déplacements, minable bonneteau lexical.
Si les Français ont encore un cerveau..., mais apparemment non si j’en crois 99 % des commentaires des lecteurs, dont certains, en plus, reprennent paresseusement l’argument de l’article qui concerne les vaccinations imposées par les pays de destination (fièvre jaune pour séjourner au Mali, par exemple) et non de départ. Encore un coup de bonneteau, ici au moyen d’une comparaison invalide. Comme quoi les lecteurs se laissent guider par l’article et renoncent à la réflexion personnelle : prestige survivant de la presse ?
• Oui, mais non : finalement Castex Simplex recule (pour mieux sauter, c’est certain) et Véran annonce le report sine die de l’examen du projet de loi et, pour détourner l’attention loin du vrai coupable et loin du texte, accuse le RN d’avoir lancé une « mauvaise polémique » ici. Tant mieux pour l’instant, mais ça fait très Pieds Nickelés (« fiers d’être des amateurs »), cette affaire. Ça commence même à trop se voir.
106. LANGUE (pléonasme et mode). Extraits de l’article de Francetvinfo.fr cité en 105 ci-dessus :

• un système qui puisse perdurer dans le temps

• « Il s’agit donc de bâtir un cadre robuste [...] », précise le texte de loi.

Ce « perdurer dans le temps » me fait penser au joli « se fourvoyer dans l’erreur » de Macron (leçon 694, vœux du président de la République, janvier 2019), poupée russe d’erreur dans l’erreur.
Robuste, voir l’alinéa 39 ci-dessus.
107. Profession-gendarme.com relaie des informations intéressantes sur deux sujets que j’aborde ici, CoViD-19 et libertés publiques.
108. LANGUE. Je lis sur Assemblee-nationale.fr :

Le Premier ministre,
Sur le rapport du Premier ministre
,
Vu l’article 39 de la Constitution,
Décrète :
Le présent projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires, délibéré en conseil des ministres après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le Premier ministre, qui sera chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.
Fait à Paris, le 21 décembre 2020.
Signé : Jean CASTEX

Au moins ça communique bien entre Jean Castex et Jean Castex et ils ont l’air d’accord sur tout. C’est même signé par Jean Castex.
109. — Castex Simplex ayant retiré son projet de loi, Marine Le Pen évite la grève de la faim (v. le 102 ci-dessus).
110. LANGUE. Un moment de détente et d’émotion avec cette republication citoyenne :

fourvoyer

Vœux du président de la République, janvier 2019, texte et vidéo ici
(http://archive.fo/IZDuM) ; voir aussi la leçon 694.

111. — CoViD-19. 23 décembre, plaidoyer pour l’ivermectine. Le Collectif citoyen (https://archive.vn/XSmEk) : « De l’indifférence scandaleuse au mensonge criminel ». Difficile de ne pas voir là un nouveau complot contre un médicament qui guérit le CoViD-19 et qui ne coûte pas cher.
112.
LANGUE. Un homme qui pratique l’en-même-temps est celui qu’on appelait il y a peu une girouette ou un caméléon.
Franc comme un âne qui recule, dit-on aussi.
On se rappelle la déclaration sauce chinoise aigre-douce d’Alain Minc à propos du Macron banquier d’affaires chez Rothschild : « [Banquier d’affaires], c’est quand même un métier de pute », ici. (Je ne suis pas en mesure d’assurer que le mot p... soit bien à sa place dans la bouche d’un commandeur de la Légion d’honneur, troisième grade de l’Ordre, après chevalier et officier. De la part d’un soldat qui « en a chié », comme on dit dans l’armée, ça passerait mieux.)
113. — L’en-même-temps permet de satisfaire tout le monde et donne à chacun ce qu’il attend ; ensuite chaque camp se persuade que c’est au camp adverse que Macron a menti.
114. LANGUE (« variant » britannique du SARS-CoV-2). « “Variant”, “mutation”, “nouvelle souche”... Ça veut dire quoi exactement ? », se demande Francetvinfo.fr : « Les deux scientifiques de l’Institut Pasteur contactés par franceinfo parlent de “variant”, et non de nouvelle “souche”. “Car c’est toujours le même virus”, affirme Olivier Schwartz. “Parler de nouvelle souche aurait une connotation de divergence plus forte. Or, il n’y a que peu de mutations par rapport à la taille du génome (presque 30 000 nucléotides)”, ajoute Etienne Simon-Lorière. »
Un variant est le résultat de mutations si j’en crois l’article (« les 17 mutations que compte le nouveau variant »), qui, après avoir posé la question « [...] “Mutation” [...], ça veut dire quoi exactement ? » n’y répond pas explicitement ni directement. L’ensemble de ces dix-sept mutations est cependant appelé ici une mutation (« cette mutation nouvelle fait craindre le pire »). Bref, rodomontades habituelles de journasots (Benoît Jourdain et Louis San) qui prétendent tout nous révéler, tout nous apprendre, nous éclairer, mais qui bafouillent comme des néo-bacheliers.
Une seule mutation suffit-elle à créer un variant (je suppose que oui) ? Et quid de « variante », hein ?
Les articles collectifs (ici à deux mains) sont souvent partiellement ratés et incohérents – et peut-être est-ce une troisième personne (le chef de rubrique) qui a écrit le titre.
Mise à jour. Noter que Lefigaro.fr du 25 décembre, lui, dit « nouvelle souche ».
115. exclam-bleu-clair Macron la Mélasse absolue, 1. Nous sommes en pleine dinguerie et en plein cauchemar avec, entre autres, l’Opération CoViD-19 et l’entretien de Macron avec l’Express publié les 22 et 23 décembre (articles payants dont on peut lire de nombreuses bribes gratuites) : Macron s’y déclare Gaulois réfractaire et veut rassembler autour de lui les patriotes. Voici un extrait où Macron une fois de plus se décrit lui-même : il se dit « “frappé par cette espèce de mélasse intellectuelle qui tout à la fois dénonce toute forme d’autorité, la défense de l’ordre républicain, justifie la violence de rue sans jamais l’interroger et ne vient pas au secours de la défense de la liberté d’expression et de nos principes fondamentaux quand ils sont menacés” ».
« Mélasse intellectuelle » et « tout à la fois » (synonyme d’« en même temps ») forment une description particulièrement exacte de Macron et c’est en grande partie cet « en même temps » qui est à l’origine de cette autre mélasse, celle dans laquelle tragiquement la France est embourbée, à laquelle elle succombe. Le semper-outrecuidant Macron, lui, accuse les Français d’être à l’origine du drame au lieu de s’accuser lui-même.
Gaulois réfractaire ici (https://archive.vn/wip/fzTQF).
Mélasse ici (https://archive.vn/wip/fJ87o). marronnasse Autonote_Macron_interview_Express
116. exclam-bleu-clair Macron la Mélasse absolue, 2. Cet extrait de Lexpress.fr (https://archive.vn/wip/0TGPw) du 23 décembre : « “Je ne me fais aucune illusion, on continuera à déconstruire mes discours”, glisse dans un rire Emmanuel Macron au cours de notre interview exclusive. Le chef de l’État est lucide, et nous mettons un point d’honneur [sic] à lui donner raison sur ce point. »
Macron appelle déconstructeurs de discours les gens qui analysent ses propos de plus en plus incohérents et contradictoires (à comparer avec l’accusation de complotisme portée contre ceux qui réfléchissent et se posent d’angoissantes questions). J’écrivais le 17 décembre : « Là c’est trop » ; il avait dépassé les bornes de l’infatuation pathologique avec son « Tous ceux qui écrivent bien servent la France » (veuillez lire ma courte analyse dans les additions 32 et 33). L’entretien avec Lexpress.fr confirme cet enfermement pathologique, constamment entretenu par ses thuriféraires journasots. C’est le 17 décembre que j’ai compris que nous avions définitivement « perdu » (comme disent les réanimateurs) Macron, qu’il avait à tout jamais quitté les rails pour accélérer une course folle et hors piste entamée avec son premier cri de fauve « Parce que c’est notre projet ». En deux mots, Macron n’a pas ou n’a plus « l’air d’un dingue » (https://archive.vn/wip/oGTlE), il est un dingue.
117. exclam-bleu-clair Macron la Mélasse absolue, 3. L’astucieux Macron en avril 2017 a cru pouvoir étouffer la consternation de certains en reconnaissant qu’il avait « l’air d’un dingue » : si Macron s’en est aperçu, devaient conclure les consternés, c’est qu’il n’est pas dingue et qu’il est lucide. Hélas, Macron n’a pu cacher sa personnalité plus longtemps.
118. exclam-bleu-clair Macron la Mélasse absolue, 4. Si j’en crois le surprenant chapô de cet article de Lexpress.fr (https://archive.vn/wip/tIEar) du 23 décembre, Macron a parlé dans son entretien avec ce magazine par visioconférence de « la trahison des élites », un comble d’impudence de la part d’un président qui est un bon exemple de cette trahison desdites élites, sans parler de cette autre trahison, celle des « amateurs », les Playmobil et foutraques élus LREM :

Entretien événement. Ce que Macron n’a jamais dit des Français.
Notre identité, notre défaitisme, nos mémoires fracturées, le complotisme, la trahison des élites, ses racines... Le président se livre de façon inédite. Et atypique.

Difficile d’aller plus loin dans le toupet, difficile d’aller plus loin dans la trahison, puisque ici elle est double, celle de la France d’en haut et celle de la France d’en bas.
Un entretien qui est « plutôt intellectuel » et « plutôt de haute volée » selon Caroline Fourest ici sur LCI, émue par la maladie du président, laquelle Fourest doit être regardée comme faisant partie de nos élites françaises étant donné qu’elle est invitée depuis de nombreuses années sur la plupart des plateaux de télévision. La conclusion de Fourest : « C’est beau » ! L’insincérité du président ne lui saute-t-elle donc pas aux yeux ? On dirait bien que par intérêt une partie de nos élites se couche devant Macron ou essaye de le rattraper dans sa chute vertigineuse.
Je tiens à souligner que, en disant « trahison des élites », une fois de plus Macron fait son portrait (voir le 115 ci-dessus et ce que dit le poseur d’Amiens de la « mélasse intellectuelle » actuelle). Peut-être croit-il ainsi devancer les critiques et les désamorcer ou y répondre implicitement, indirectement, mais pas seulement.
119. LANGUE. Macron : « Je les ai bien baisés ! Je leur ai mis profond ! » Article de Jany Leroy du 23 décembre sur le langage fleuri du président Macron, ici (https://archive.vn/wip/4DQPQ). À cet article j’ajoute cette remarque d’expérience : la grossièreté du langage va presque toujours de pair avec la grossièreté de l’esprit, et ce n’est pas par hasard que la voyouterie est grossière. D’ailleurs Macron l’a bien compris, qui s’ingénie et sue (en vain) à forger des « tournures exigeantes » (voir le 90 ci-dessus) dans ses discours à la nation.
Que mon langage soit plus précis : Macron dans cet exemple est plus que grossier, il est carrément ordurier. Elégance et maintien de façade donc : comment ne pas penser à l’apostrophe fameuse que Napoléon lança, dit-on, au visage de Talleyrand lors d’un conseil des ministres ? Il y était question d’un bas de soie.
120. — CoViD-19. C’est la faute aux complotistes ! Francetvinfo.fr : « “J’ai perdu ma mère” : ils racontent comment les thèses complotistes autour du Covid-19 ont contaminé leurs relations avec leurs proches. »
121. Francesoir.fr, lettre ouverte de Frédéric Vidal, ancien journaliste, aux journalistes à-plat-ventrés et mortifères : « Vous servez directement la cause des agresseurs, c’est ce pour quoi vous êtes aujourd’hui payés. » Il leur reproche de ne pas parler de la fausse pandémie, de l’élection truquée de Biden ni de la pédocriminalité. Sa liste est un peu courte.
122. LANGUE. Une production LREM de trente-six pages intitulée Guide de survie : comment parler politique avec votre famille pendant les fêtes (en 2020), ici. Extrait :

LREM-erreurs

Ici au moins quatre erreurs : « se sont fixés l’objectif », « CO2 » et « de baisser nos émissions » (non, les benêts, « de baisser leurs émissions », « se sont fixé l’objectif » et « CO2 ») ; une autre erreur (ou un amalgame intéressé ou la peur scolaire de la répétition) : l’UE de la première ligne devient l’Europe dans la quatrième, alors que c’est l’UE qui, éventuellement, est championne, pas l’Europe. Amateurisme, approximation et bâclage en toute chose.
Quand je pense qu’il y a des dizaines de correcteurs au chômage (grelottant dans des mansardes non chauffées)...
« Manuel de survie » sous-entend clairement que les LREMistes vont copieusement (je l’espère) se faire engueuler par leurs convives lors des repas de Noël et du jour de l’an : le parti du poseur d’Amiens leur fournit donc un argumentaire multi-sujet pour qu’ils s’en sortent vivants. En d’autres termes, un manuel pour bien baiser ses convives et leur mettre profond (voir le 119 ci-dessus) ?
Voyez cette autre publication (puérile et consternante) de LREM, intitulée Cahier d’été de la République en marche dans la leçon 258. carré-marronnasse Autonote-Guide-de-survie-LREM
123. — CoViD-19. 25 décembre, émouvants témoignages citoyens de Francetvinfo.fr : « C’est la première fois de ma vie, à 67 ans, que je ne fêterai pas Noël en famille. Mais ça me paraît nécessaire », déclare Sylviane, qui a probablement passé ces longs derniers mois à attendre le vaccin magique devant BFMTV.
124. LANGUE. Suite du 119 ci-dessus. Citation extraite du livre Madame la Présidente (éditions Plon, 2019) sans les interruptions perturbantes – quoique censées pimenter l’article – du journaliste Jany Leroy :

En très petit comité, le locataire de l’Élysée déploie un vocabulaire très sexué, pour ne pas dire scabreux. Maints conseillers ont sursauté en l’entendant tonitruer, au sortir d’une victoire sur des adversaires politiques : « Je les ai bien baisés ! Je leur ai mis profond ! »

Une autre citation extraite de Madame la Présidente :

De Brigitte Macron en campagne, on garde l’image d’une femme effacée, discrète, affable. [...] Toujours assise au premier rang de ses meetings, avec son carnet et un stylo à la main, répétitrice muette et sourcilleuse de [sic] son époux, guère brillant à l’oral.

« Guère brillant à l’oral » est surprenant sous la plume de Nathalie Schuck, un des deux auteurs du livre, qui en février 2018 ne pouvait tarir d’éloges sur un Macron « fin lettré » (voir la leçon 409, « Stupéfiant exercice de brossage à reluire »).
Sourcilleuse de mis pour soucieuse de (guère brillants à l’écrit, nos deux auteurs).

 

carré-rose Mise à jour, 27 décembre. LANGUE. Addition 36, « Peut-on me citer un seul exemple de tournure exigeante chez Macron ? ».
carré-vert 28 décembre. Merci au lecteur anonyme qui a repéré quatre coquilles sur cette page.

 

125. — CoViD-19. 28 décembre, entretien avec le Pr Jean-Bernard Fourtillan (voir les 49 et 57 ci-dessus) libéré, vidéo.
126. LANGUE (prononciation). Hypercorrection, ou souci de correction mal placé. Nombre de journalistes prononcent zinc comme ZINK (dans le contexte du CoViD-19 on parle beaucoup en ce moment des vertus préventives et curatives du zinc – comme des vitamines D et C) ; la prononciation ordinaire est ZING (penser, par exemple, à plombier-zingueur).
127. — Français, vous n’êtes pas seuls. Avant d’aborder une nouvelle année, qui sera certainement plus difficile que la précédente, faisons sonner haut, aux oreilles de nos concitoyens, cette note d’espoir oubliée.

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Discours du 7 mai 2017 devant la pyramide du Louvre (analyse dans la leçon 1080).

point-orgue-mini Version audio pour les aveugles de l’alinéa 127, télécharger Macron-Servir-avec-amour.m4a (500 Ko).
128. — CoViD-19. C’est qu’ils insistent, les pénibles, va falloir se fâcher : « Covid-19 : dans les Alpes-Maritimes, “les prémices de la troisième vague sont déjà là” », ici. Quant au pied-d’alu Véran, il annonce des couvre-feu dans certains « territoires » à partir de 18 heures en janvier ; « mais pas de confinement », précise Francetvinfo.fr comme si un confinement nocturne n’était pas un confinement.
129. — CoViD-19, vaccin. Lefigaro.fr : « Seuls 4 Français sur 10 souhaitent se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage publié mardi 29 décembre qui octroie à la France la place de “championne du monde” des pays réfractaires, devant la Russie et l’Afrique du Sud. » Quatre-vingt-dix pour cent des commentateurs de la page sont fous de rage, moi les 60 % d’antivaccin me réconcilient un peu avec les Français. Les pro traitent les anti de peureux, alors que les deux camps sont motivés par la peur, l’un du CoViD-19, l’autre du vaccin. Une bonne claque aux LREMistes et aux médias ; qu’ils échouent à convaincre la majorité des Français malgré leur énorme campagne de peur du CoViD-19 est une consolante nouvelle.
130. — CoViD-19, vaccin. Francetvinfo.fr : « La Cnil a demandé au gouvernement qu’une personne ne souhaitant pas se faire vacciner puisse faire effacer son nom du fichier. » Il y a ou il y aura donc une liste des non-vaccinés contre le CoViD-19 ou bien cette liste est-elle implicite (tout individu qui n’est pas dans la liste des vaccinés est un non-vacciné) ?
131. LANGUE (charabia, prononciation, débit vocal). 30 décembre, Véran : « Les décisions seront annoncées courant de semaine prochaine lorsque nous aurons la totalité des informations à date », vidéo.
À date signifiant dans le charabia des administratifs « pour l’instant » ou « maintenant », c’est bien du charabia (surtout avec un verbe au futur : « lorsque nous aurons ») que Véran Pied-d’Alu, de plus en plus impérieux et pète-sec, nous propose ; un Véran qui rapidement m’est devenu aussi imbuvable et infumable que Macron. Je remarque qu’il zozote, et c’est probablement la raison pour laquelle il parle si vite (d’où son air pète-sec), pour cacher son zozotement. (Macron aussi zozote, leçon 825.)
132. — Maltraitance de personne en état de faiblesse et isolée, témoignage sur Facebook. Une résidante d’Ehpad refuse la vaccination. Résultat, la sale gosse est consignée, confinée dans sa chambre, pas de repas au réfectoire, pas de sorties, fréquentation de ses corésidants interdite,... Vu aussi un témoignage analogue sur Twitter, me semble-t-il. Il y a du scandale dans l’air. J’espère que le jour venu, s’il vient, je serai assez lucide pour choisir de crever dans la rue ou là où je serai plutôt que de survivre infantilisé, humilié et puni dans un Ehpad. (Ne pas oublier l’affaire du Rivotril, qui devra être éclaircie et jugée. Selon cette page, il n’y a pas d’affaire du Rivotril.)
133. LANGUE (confinement, couvre-feu). Lefigaro.fr avec AFP : « Pas de reconfinement, mais un couvre-feu [...]  dans une partie de l’Est du pays ». Même problème de lexique qu’en 128 ci-dessus : Véran annonce des couvre-feu dans certains « territoires » à partir de 18 heures en janvier ; « mais pas de confinement », précise Francetvinfo.fr, comme si un confinement nocturne (un couvre-feu) n’était pas un confinement. Il y a bien dans les deux cas confinement ou, plus précisément, confinement nocturne ou confinement partiel. À quoi jouent ces deux journasots ? Appliquent-ils des consignes de minimisation ou sont-ils réellement ignares ?

 

carré-rose Mise à jour, 30 décembre. LANGUE. Macron : « Je ne vais pas scier la branche sur laquelle je suis assise », addition 38.

 

134. — CoViD-19
• CoViD-19, une chance pour la France, 31 décembre. Francetvinfo.fr : « La pandémie fournit à certains l’occasion rêvée pour échapper à une fête qu’ils ne portent pas dans leur cœur : le réveillon de la Saint-Sylvestre. »
Entretien avec le Dr Sucharit Bhakdi, auteur du livre Covid, fausse alerte ! Les tests PCR sont trompeurs ; les « cas » ; les cycles ; le joueur de flûte de la ville de Hamelin ; non au vaccin ; ce que dit le Pr John Ioannidis (Wikipedia) du CoViD-19 ; le confinement tue plus de gens qu’il n’en sauve,... mais dans les dix-sept dernières minutes (à partir du moment où il parle de lunettes), c’est très embrouillé (pourtant les personnes qui l’interrogent déclarent qu’il est très clair ; pour lui faire plaisir ?) ou très mal traduit.
135. LANGUE (mode). Entretien avec Macron publié par l’Express du 23 décembre 2020. Le poseur d’Amiens y parle des gens qui se « raccroche[nt] à une narration collective qui, même si elle est fausse, infondée, a le mérite de sembler robuste » (robuste : voir les alinéas 39 et 106 ci-dessus). Robuste ! Je n’en reviens pas, de cet asservissement aux modes des mots. C’est un des défauts des poseurs.

 

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• Le style c’est l’homme, analyse de l’expression macronienne ici
• Lesdites « Rectifications de l’orthographe » de 1990, analyse d’un cafouillage ici
• Le style déplorable des historiens ici
• Le piège de la locution « sauf à » ici

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